TRAVAIL DES CHEVAUX £N URBRTÉ
BÉif première fois qu'on a vop les chevaux s'agenouiller, se coucher, se mettre à table, etc., etc..
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on a du néoe^irement être émerveillé; maintenuit eii«>ie« on éprbqveunnMnneDtdesQTprise*; et cependant il y a peu de perscmnes qui ne puis* mni parvenir à faire x>pérer ces mouTemeiits en Miiwit les fè|^ et les moyens que je vais détailler. Comme bien on pense, jo négligerai coniplétBflUOQt ces singeries qui n'eii(^ent aucun savoir chez l'instructeur, auoune étude pour Fanîuial, qui n'éblouissent le vulgaire que parce ' fn'il en ignore les eausos. Mon but n'est pas de traiter ces actes de pur charlatanisme', mais seu-
1 yrttweiMH ctt atté xmveai jBsqa'à hi crainte dn sortilège.
M. D6lcampe,.écujtff It giaiiâe écurie clu roi» m^tjmé «a JMé,»
qui noiis en donne un triste exemple :
« Un Napolitain, nommé Piélro, avait un petit cheval dont il sut mettre à profit les dispositions naturelles ; il le nommait Mauraco, Il le dressa, et lui apprit à se nflAier sans seUe ni brkle, et sans que personne fût dessus.
' » Ce petit animal se eouchait, ae mettait à genoux et marquait autant de courbettes que aon naattre lui disait. Il portait un gant^ ««lai «Hlte gage fifll ^laiaaH à aon' maître de lui donner, et à la pmiwinr pM> lui ifaiflimit S aiatait le Mfon et passait à travers dm oa arof» eandae Um «a» devant llta autres, et fSésait mille aaires singeries.
» Après avoir parcouru une grande partie de l'Europe, sot maiire voulut se retirer; mais en passant par Arles, il s'y arrêta. Ces merveiiles Irappèreni tellement le peuple, et l'étonnement fut porté à tel point» qu'on le prit pour un sorcier. Piétro et Mauraco furent Wùlés comme lais sur la place publique. »
^ Pas enea^pley dam m mimodrane intitulé, je crois, Gérard de Nwmp^ am Mwalit» aiauiiui» pfemgér-dlnn'le chagrin, &il
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lenient d'indiquer ies exercices qui. demaDd^t a rhomme du tact et de la patience, et dénotât
chez le cheval une intelligence irrécusable.
Le point essentiel pour instmire un dheval consiste à bien discerner si, lorsqu'il reflifte d'obéir, il agit par caprice» opiniâtreté, méchanceté, on bien par ignorance. L'art de i'instrncfeur n'uilre pas d'autres difficultés.
En effet,, si le cheval n a pas bien compris ce qu'on lui demande, et qu'on le frappe pour le punir de ne pouvoir exécuter ce qu il n a pas compris, comprendra*t*il davanlage? La première chose à faire, c'est d'apprendre aii cheval ce qu'on lui demande ; pour y arriver, il faut déterminer, par une série bien exacte d'actes intellectuels, ce qu'oQ veut fixer dans sa mémoire. Est-ce avec des coups qu'on lui donnera cette compréhension? Noo, sans doute; c'est d'abord en lui indiquant bien clairement le but désiré; ensuite,
débrider son èbe^l poar lui donner de TaToine ; l'animtl {uXk e.iii rinlenlion de rauleur) duil parUigor k douleui' de àoû majlre; il ne veut pas manger le grain qu'on lui a jeté; aussi, après avoir mis le nezdedaoij, lève-t-îlla lête avec un sif?ne iicgauf, cl cela au grand étonnement etiaux applaudissemenU des spectateurs..... 11 finit dire rtuge est à daire-voîe et kénméà de ekms d'épingle.
Uwu une autre pièce, un maHre aaMire que ton efcml répond à MB cpieslijMie : pour le proufw, il lai edreoe It pipple, et le pÙMB inmiédiéteiiient à Tépinle; ilpre le ebeval povéïe un petit en, et tent le monde de 'ee pâmer d'edmintion. On obtiendra sens peine un pareil résultat a?ec tous les cbefan^ chatouiUeuz.
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par des ohàiimenis ou des réocmpenses appliqués
à propos, on lui inculquant dans la méuioire les mouvements qu'il doit exécuter.
Le plus beau travail pour le cheval est celui où il est presque livré à lui-méroe ; aussi nous eu occuperoas-nous d'abord. Pour ce genre d'éducation, le manège circulaire est le plus propice ; 1 instructeur se trouve plus près du cheval, et
Nous apprendrons d'abord au cheval à rester sur la piste près des planches, au pas, au trot, an galop, puis à les quitter pour tourner i droite ou a gauche.
Il faut mettre le cheval nu, avec un surfait et un anneau rond fixé sur le coussinet, pour y passer les rênes d un bridon ou d une bride; en les y fixant on proportionnera convenablement leur tension sur son action et sur la position naturelle de son encolure, puis on lui adaptera un caveçon auquel sera bouclée une grande longe de dix mètres.
Une fois le cheval entré dans le manège, on s'approchera de lui avec doiicear, on lui donnera du sucre, ce à quoi on Taura habitué à l'avance; la longe sera tenue de la main gauche et la chambrière de la droite ; on ne lui laissera d'abord que seize centimètres de ionge, on l'habituera au claquement du fouet, et s'il ne cherche pas à s'en éloigner, on lui prodiguera des caresses. On se
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placera vis-à-vis de lui a trois pas environ, en le
regardant avec bienveillance : les chevaux savent parfaitement distinguer si 1 on est plus ou moins favorablement disposé à leur égard ; ils se rapprocfaeru plutôt de celui dont le regard est doux. On doit prendre le même soin de sa voix, et lui donner les inflexions qu'exigent les circonstances.
Ce ne sont pas là des règles de peu d'importance; plus l'homme veut avoir d'empire sur IV nimal, plus il doit s'attacliur à lui iairc comprendre et juger ses propres impressions.
On le fait venir k soi des trois pas de distance dont il est éloigné, en lui disant à haute voix : À mai / U ne comprendra rien les premières fois, mais, qu'on se serve de la chambrière, en lui singiant de petits coups sur la partie inférieure du ventre» jusqu'à ce qu'il s'approche, puis on calmera 1 irritation qui a du suivre le châtiment, par la voix, les caresses et le sucre; on recommencera ce même travail» en lui donnant un peu plus de longe quand on sera assuié qu'il iiu cherche plus à fuir, et bientôt il obéira à la voix ; enfin, on le fera tenir éloigné autant que la longe le permettra. Au mot : A moi/ le palefrenier le laissera aller; s'il vient directement» on le récompensera du geste et de la voix, et on lui donnera du sucre, autrement, ou tiendra ferme la longe, en restant toujours à la même place, et on se servira de la chauihnère pour l'en luucher vi-
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goureasemenl, judqu'i ce qu'il obéisse. li vaut mieux habituer le cheval à obéir par la crainte du châtiment que par Tattrait des récompenses. Il n'oubliera jamais les causes qui font naître le châtiment, et comme on lui aura appris à l'éviter^ en s'approchant, il obéira franchement et avec promptitude ; si, au contraire, on ne mettait en usage que des moyens de douceur» il pourrait les oublier, pour se livrer k un caprice quelconque; comment le punir alors de cet écart? Ce serait chose difficile, puisque son idée de révolte lui aurait firit perdre de vue la récompense habi-^ tueile ; il faudrait donc attendre qu'il lui plut de revenir vers vous. On serait alors à sa discrétion^ et il n'obéirait qu autant que le souvenir de la récompense lui reviendrait en tète. On doit^ tout à la fois, se faire craindre et se faire aimer. '
Il faut que le cheval s approche à la voix, et que le mouvement en arrière de votre corps lui fasse prendre fiieilement tonte espèce de change^ ment de direction. Conduisez-le sur la piste à main droite, places-vons près de son épaule, en
le teuaut avec la lon^^e du cavecon, ne vous éloignez de lui que progressivement et quand il ne cherchem plus à revenir sur vous. MontreK-*lui le bout de votre chambrière chaque fois qu'il quittera la piste; s'il prend le trot avant votre commandement, dites-lui ; Au pas I en prolongeant la première syllabe.
Si le cheval est instruit par un homme patient, ayant le tact ( )l)serv8teur» son intelligence ne restera pas en défaut, et en peu de jours avec cette gradation dans le travail, il marchera au pas avec régularité, bien que vous soyez à huit mètres de lui.
Pour le faire partir au trot^ élevez la main, en avançant votre chambrière pour la lui faire voir; commandez : Au trotl en élevant la voix et en allongeant la dernière syllabe. Prévenez le retour au pas en entretenant son action par la cbam* brière, ou faitesonduler horizontalement la platelonge s'il précipite son allure ; faites*le passer souvent du trot au pas, en vous servant du mot : Au pas! et en faisant un usage modéré du caveçon.
Le galop s^obtiendra par les mêmes procédés quant à la chambrière; mais lorsque vous prononcerez ; Àu galop l la voix prendra un ton plus élevé que poui^ le trot. Ce n'est pas le mot qui le force à obéir, mais la dilTérenee qui existe dans les intonations.
Le passage du galop au trot s'exécute comme celui du trot au pas, en baissant la voix et prolongeant le mot : Àu trotl
Outre l'intonation, il faut aider au sens des paroles par des mouvements de corps plus ou moins vifs, en raison des allures que vous lui commandez : ainsi, marchez plus vite quand il est au galop» plus doucement quand il va le trot, et ira-
TRATÂIt;; IftS
leatissez encore pour i allure du pas* Bien que vous soyez à une grande distance du cheval» il n'en aura pas moins les yeux sur vous, et suivra plus facilement la mobilité de TOtre corps» qu'il n^obéira à des paroles qu'il ne comprendra que par les indications accessoires.
Le cheval ayant été habitué d'avance à s approcher au inol : A moil accompagné d'une reirait© de corps, prendra aisément des changements de direction par le moyen suivant : dites-lui : Dau* blezl s'il hésite, la chambrière et le cavecon feront leurs fonctions pour l'amener jusqu'à vous ; puis vous le conduirez jusqu'à l'extrémité de la ligne du doublé, en restant à son épaule; si, après avoir répété ce mouvement autant de fois qu'il marquera de l'iiesitation, il vient fianclieinenl à VOUS, marchez pour entretenir son action, et pour le conduire sur la piste opposée.
Les changements de main s'obtiendront plus fiicilement encore, puisque le cheval cherche toujours à s'éloigner de son instructeur. Pour obtenir ce cliaDgement, vous vous porterez un peu en avant, du côté vers lequel il marche, en lui montrant la chambrière. Le reste de défiance qu'il éprouve le poussera naturellement i couper le manège par la moitié, et è reprendre la piste dans l'autre sens; cependant, soutenez-le avec le caveçon, ayez même recours au fouet pour le faire venir jusqu'à vous, car il finirait par tourner sur
lui-même. Carâ^s^le el laites-Iui conmdtre li roiite qu'il doit suivre. Les mèam moHvemoiils, fréquemmeiit répétés, finiront par pénétrer dans son irUelligenee; alors il vous secondera et vqus prévmdra» poor ainsi dire. Caoi est tdlement vrai, qu'il ne m était pas possible de me moueber en eierçant un de mes ebefaiu» sans que le mouvement de mon bras pour eette aelion le fit imuit^iatemeut rentrer «jans le maoége. 11 faut dire que je m'étais emparé de ses fiiouités intel* lectuelles à un tel point, que toute son attention était portée sur moi ; aussi lui fusais-je exécuter toute espèce d'évolutions, sans ouvrir la booebe el avec des mouvements de tète el d'épaules im« perceptibles aux spectateurs.
Quand le eheval répondra k tout, sans la moindre hésitation, débarrassez-le du caveoon, et exigez qu'il fasse en liberté le travail qu'il eiécatait précédemment avec ce lien; vous reviendrez à ce premier expédient quand il n'j mettra plus la même régularité. Il serait bon, pour prévenir toute insubordination , de partager le temps de la leçon en deux reprises, la première avec le cavecon, et la seconde sans son secours.
11 iaut une grande patience pour apprendre au cheval è rapporter. Cependant, si les progrèssont, pour ainsi dire, nuls les premiers jours, ne vous décourages pas; c'est dans ce moment-là que le cheval classe dans sa mémoire les faits qui doi*
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venl, plus tard , se développer dans son intrili*gence» ^et qu'il arrive aioai h oomprendre parfai* tement. compliquez pas ce que vous lui demandée par trop de pronptitade, et il saura bientôt meitre à prolit vos bonnes leçons. Du reste,, voicî à peu près la marche à suivre :
Pour qa^il ne se tourmente pas et s'oœnpe uniquement de vous, laissez-le dans i écurie, et k sa place habituelle. Ayez, dans un monehoirUane de lesaive» une bonne phieée d'avoine et quelques petits morceaux sucre; mettez-vous du coté do montoir, passez votre bras droit sous sa tète^ faites qu'il ouvre la bouche, en appuyant l'index sur ia barre inférieure, et introduisez (avec la main gauche), entre les incisives, le petit tampon préparé; appuyez le pouce et le troisième (ioi^t . sur les lèvres supérieui« et inférieure, et chaque fins que le cheval fera un mouvement pour se débarrasser de ce qu'il tient entre les dents, marquez une pression forte et rapide ; recommencez nent fois de suite, s'il le faut, el rr placez le mouchoir dans sa bouche chaque fois qu'il s'en échap-i pem, surtout saisissez bien Tinstant de la petite correction que je viens d indiquer.
Quelque temps après cet ennuyeux commencement, les dents seront plus de temps sans se desserrer ; commeocez alors è le caresser de ia voix et delà main.
L avoine et le sucre imprégués de salive ne
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tarderont pos à éveiller la friandise du cheval à tel poÎDt, qae bientôt il se jettera sur le mouchœr» si on le place près de ses lèvres. Éloignez-le petit à petit, ou baisâ62-le, mais toujours progressiveineaf, et, en peu de temps, il ira le chercher partout où on Taura placé de façon, toutefois, à ce qu il puisse le voir.
Pour le lui dire prmdre sur le sol, vous vous servirez du mot : A terre I S'il résiste, on iui fera connaître ce qu'on lui demande, en loi indiquant, de la inain, ce qu'il doit faire, etrendroit ou se trouve l'objet qu'il doit saisir. Eu cas de relus, le caveçon pourrait encore être mis en œuvre avec avautage. Tout ceci doit se faire avec beaucoup de ménagement, jusqu'à ce qu'on se soit aperçu qu'il n'y a plus d'ignorance; il y aurait caprice si» ayant bien exécuté, il venait à s'y i^efuser; alors parlez-lui avec sévérité, et serves-voos du fouet vigoureusement, sans toutefois y mettre de colère. Il est si vrai qu'on ne saurait se passer du chAtiment pour forcer le cheval, même instruit, à une passive obeissaoce, que souvent il m'est arrivé , avec une jument fort intelligente, de lui jeter iu inuuclioii à une certaine distance, et de ne pouvoir obtenir qu'elle le saisît, sans la me* naeer de la chambrière ; mais alors elle se lançait dessus avec une action considérable, et me le rapportait immédiatement.
C'est avec regret que je fais connaître les moyens
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à eiibployer pour faire meltre ie cheval k genoux» le 6ire 'boiter, le foroer h se couefaer, et h rester assis sur ses iésses, daas la position dite du ckecal çoitrcmm. Ce genre d'exercice, qui dégrade le
cheval, est pénible pourrecuycr, qui iio relrouve plus dans cette béta tremblante et humiliée, le coursier plein de fougue et d'ardeur qu'il a eu tant de joie à dompter. Mais je me suis avancé, et, bien qu'il m'en coûte, je dois remplir la tâche que je me suis imposée.
Pour obtenir du cheval qu'il se mette à geuoux, nouez, a l'aide d'une corde, ie paturon pour fixer la partie inférieure de la jambe en Tair; servez* TOUS d'une seconde longe, que vous adapterez de même au paturon de Fautre jambe. Faites-la tenir bien tendue, et frappez cette jambe de plusieurs petits coups de cravache, profitez de Tinstant o& le cheval s'enlève pour tirer sur cette seconde corde, de manière à faire plier la jambe. 11 ne peut alors fieiire autrement que de tomber sur les genoux. Ayez soin de garnir de sciure de bois, ou de toute autre substance molle , le terrain sur lequel il se trouve, pour qu'il n'éprouve pas de douleur par cette espèce de chute, el qu'il ne se blesse pas ; on doit aussi, pour plus de sûreté, lui garnir les genoux de morceaux de toile. Flultez-le beaucoup dans cette position, et laissez-le se relerer sur le pied, dégagé de tout lien. Quand il a uiiVira plus de diSicullés, vous ne ferez plus
Uâage de la longe qui lui fait plie; k jambe; bientàt après voui lai laissem les deux jambei libres, et il saura qu il doit ge mettre à genoui à la suite de petits Oûups de oni?aehe frappé» sur oette partie.
Cette position une fois obtenue^ soutenez-lui fortement la téte i gauehe» en vous plaçant de oe
côté, et appuyez la rêne droite du bridon sur son encolure, pour le faire tomber sur le côté du montoir ; ne discontinuez pas cet emploi de foroéi qu*il n'ait cédé; une fois couché tout de son long» flattez tontes les parties -de son oorpa; pendant ee temps, faites-lui tenir la téte ponr qu*il ne se re» lève, ni malgré vous, ni trop brusquement; prch fitez de œtta position pour l'asseoir sur ses fesses et sur ses jarrets. Pour y parvenir, élevez-lui doucement la téte et Teacolure, avanoez-lui les jamhesde de?ant, souteneK4e forlement avec le bridon tenu par les deui mains, et plaoe^-vous près de aa eroupe. En leleyant ainsi graduelle-^ ment, vous pnnriendrez, en quelques leçons, à le placer en gastronome.
Une fois le cheval posé sur les genoux et ha-«
biluéà y rester, il sera facile, à l'aide de la cravache, de le &ire ainsi marcher; pour cela, on alléf^a, je suppose, d'abord la partie droite , en portant Tencolure plus à gauche, et de légers coups de eravacbe activeront le côté allégé; quand le cheval aura &it un monvemeut pro^
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greuif de oèté» on opérera sur Tautro de la même
manière; et ainsi de suite pour l'une et l'autre
jambet jusqu à œ qoeoelle marche luiaoit deveoue familière,
Jv'imitatioa du cheval bçiteux se fera encore aveoleieooiirs d'une loogeqoi soatiendra la jambe
chaque fois que la cravache Couchera dessus.
Comme vous l'auïee mis en action et que vous le^ forcerez è avanœr, il £iudra bien (fa'il retombe^ sur la janibe libre. Après quelques répétitions de oet exercice» il le fera aveo un léger meavement de la cravache.
C'est aii moyen d'un autre mouvement qu'on obtiendra ce qa*on appelle l^poide boiqtte; pouv y reassii promptement , il faut mettre le cheval dans les piliers» l'habituer aux dmi-peiodei^ et, chaque fois qu'il retombe, le frapper de la cvavache sur une jambe, puis sur l'autre, alternatif ▼ement , pour qu'il ne prenne jamais aon point d'appui que sur une jambe. Le cavecon, pour faciliter ce mouvement, sera soutenu avec force du c6té où le point d'appui doit avoir lieu, ce qui bientôt donnera le balancé qui caractérise cette espèce de danse*
Le cheval tirera un coup de pistolet quand il saura rapporter, et lorsqu'on laura habitué à supporter h détonation sans ciller.
On disposera le pistolet de manière à ce qu'un bouton, long de vingt-sept millimètres, vamn
90d TRàTAIL.
bourré iégèremeui, fasse partir la détente quand le cbeval le prendra avee les d^ts; le pistolet
sera solidement attaché sur une table par des vis placées en dessous.
On trouvera d'abord très-difficile d'amener le cheval à donner de luUméme la secousse qui &it partir le pistolet ; c*est en peu de temps cepen* dant qu'il s'y soumettra, quand on l'aura bien funiiiarisé ante cette arme. Voici la gradation à observer :
Placez le cheval dans un endroit isolé, pour qu'il n'ait aucun sujet de distraction , montrez*tai le pistolet non chargé , éloignez-le et rapprochez-le de ses yeux à plusieurs reprises. Quand il ne diercbera plus à Féviter, mettez en jeu la batterie ou le chien , puis après, lâchez la détente , pour faire soi*tir des étincelles de la pierre. Éloignez le pistolet de ses yeux, et ne le rapprochez qu'au fur et à mesure qu'il s'y habituera. Commencez è bràler de légères amorces, places-vous à cinq ou six pas de sa téte, et continuez jusqu'à ce qu'étant bien près de lui, sa tète reste dans une immobilité parfoite. Il existe des cbeTaux dont l'ouïe se familiarise aux détonations plus vite que la yne ne s'accoutume au feu qui jaillit par le contact de la pierre et du couvre-feu * ; pour ces
* Les armes à fea étant acluenement à piston, le cheYsI n*anra
plus qu'a se fauiiliariser avec la délonalioa, ce t^ui abrégera son éducation.
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derniers, il faut, pendant quelques jours, battre Je briquet près de leurs jeux. Quand ces deux organes seront bien aocouinmés h ces diverses opérations, mettez Ja dixième partie d'une charge sans bourre dans Je canon du pistolet. Restez à une distance pareille k celle que vous conserviez pour rbabituer aux amorces; après le coup parti, venez le flatter « en tenant toujours le pistolet à liras tendu vis-à-vis de sa lôte ; augmentez la charge et rapprocbez-vous insensiblement de lui. Si le cbeval cherche à se dérober a ce bruit, ne le frappez pas, car les coups n'amèneraient pas la série d'idées qui lui font apprécier et discerner reflet de la sensation qu'il éprouve; mais ra« menez-le avec beaucoup de ménagements à son point de départ, et revenez i des détonations plus faibles. II faut avoir soin de charger le pistolet devant le cheval, et de manière à ce qu'il puisse suivre tous vos mouvements. Voili, selon moi, les moyens les plus eiiicaces pour iamiliariser les chevaux avec le pistolet, les mouvements de Ja charge, et la détonation qui en résulte; une fois cet avantage obtenu, il n'y a plus qu'à leur faire serrer les dents sur le ressort, et nous avons indiqué plus haut les moyens propi es a ies façonner à ce travail; il faut qu'un cbeval soit bien farouche pour ne pas être entièrement fiimiliarisé avec cette arme , si on Texerce ainsi une demiheure chaque jour pendant un mois.
Diyu
3<I2 TAAYAIL.
Je ne m'étendrai pas davantage sur les exemples de ce genre; on trouvera suffisammeol de quoi exercer sa patience dans ce que je viens d'expliquer. Je me serais même abstenu de ces démonstrations, si plusieurs personnes ne m'avaient manifesté le désir de connaître la théorie la plus prompte pour développer Tintelligence du cheval» théorie qui ne se trouve en effet dans aucun ouvrage.
Peu de gens se livrent à ce genre de travail,
qui cependant n'est pas sans quelque mérite, quand on le possède assez pour lire dans la pensée de l'animal et pour le soumettre au moindre geste.
J'engagerai l'homme de cheval observateur à se livrer quelquefois A cette étiide ; elle n'est pas inutile pour Fart qu'il cultive, et c'est une dis- « traction instructive et amusante, quand on n'en abuse pas.
Cet article aura de plus l'avantage de faire perdre au charlatanisme cette espèce de suprématie qu'il avait usurpée sur la véritable équitation, en donnant pour merveilleux et presque surnaturels les moyens employés pour arriver A ces singeries, dont la plupart exigent moins de science et d'habitude qu'il n'en faut pour le Bim* pie êremge d'un cheval montéé
Les écuyers-voUigeurs qui, par état, sont obligés de satisfatl^ la curiosité publique, trouveront,
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je crois, dans celle esquisse, les moyens d'arriver à des réiuitats pareils à oeux qu'ils obtiennent , mais beanootip pins vite, et sans avcrir recoufs aussi souvent au cbàtiment machinai*
On conçoit que je n'ai pu tenir compte ni de l'apliiutîe plus ou moins vive des chevaux que Ton dresse, ni de celle plus ou moins prompte dei'écuyer, à saisir les nuancen et' les à-propos. Cesl à chacun à relléchir, à éludier et à se créer ce tact indispensable qni renferme en loi seul les deux tiers des principes.
TRAVAIL EN PLACE. Le travail en place est»
d'après mes principes, le moyen dont on doit se servir pour commencer l'éducation du cheval.
(Voyez FLBXtons.)
TRAVAIL PRÉPARATOIRE. Avant de ma^ menoer les flexions, il est essentiel de donner an
cheval une première leçon d'assujellisseiDent et de lui faire connaître tonte la puissance de l'homme.
Voici comment on s'y prendra : Le cavalier s approchera du cheval, sa cravache sous le bras,
sans hrusquerie ni timidité, pins avec la luain gauche il saisira les rênes de la bride à seize cen» timètres des branches du mors» en soutenant le poignet avec assez d'énergie pour présenter autant de force que possible dans les instants de ré*