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Il semblerait, lorsqu'on rencontre dans les chartes les formules anno a Nativilate, anno Incarnationis ou Trabeationis, anno Circumtisionis, que l'on doit entendre par là les époques désignées par ces mots dans l'ère chrétienne. Mais il n'en est pas toujours aiosi. On a souvent confondu l'ère de la Nativité arec celle de l'Incarnation, en sorte que la plupart du temps ces. formules do dates no signifient rien de plus que les formules anno Uomini, anno gratiœ. Ce dernier terme, devenu ordinaire daus les derniers siècles, se rencontre, peut-être pour la première fois, dans un acte de 1132.
Une bulle d'Urbain II, citée par les Bénédictins, est datée à la fois de l'an de l'Incarnation 1098, selon Denys,etdc Tan 1121, secundum certiorem Evangelii probationtm. Celte ère évangélique se retrouve aussi dans les principaux historiens de ce temps. Elle précédait 1ère vulgaire de 23 ans.
Vire de la Passion a anssi servi de date dans les chartes; mais les auteurs n'étant pas d'accord sur la mort du Sauveur, que les uns font mourir à 32, tes autres à 33 ou 3V ans, ce dernier système peut présenter une différence de deux années -sur la chronologie généralement adoptée. L'année de la Passion a été confondue quelquefois avec celle de l'Incarnation ; mais comme il y a entre ces ères une différence de plus de trente ans, il doit être facile de rectifier une pareille erreur
L'ère de V Ascension n'a élé employée quo par l'auteur de la Chronique d'Alexandrie. Il suffit de savoir qu'elle a commencée avec l'an 39 de Jésus-Christ.
Tels sont le9 différents modes de comput usités au moyen âge. Ajoutons qu'ils ont élé simultanément employés non-seulement dans le même pavs, mais encore dans le même manuscrit. Les écrivains composaient souvent leurs chroniques en copiant indistinctement des auteurs qui n'avaient pas suivi le même système de chronologie, et ils réunissaient ainsi des dates contradictoires en apparence, quoiqu'il soit presque toujours facile de les concilier {Vby. le Tableau de concordance des principales ires).