NOMS DES GRANDS OFFICIEHS
Années do
Jfrws Christ.
(Jfouv. Tr. Dipl.
1106, 1*10, 1217 {Mob. 1210 et années suiv.)
(Mnb. 1227.)
De 1210 k 1218
au moins.
(.VrtA'.1256,12r«.) {.Voir» Tr. Dipl.
{Xrnw. Tr. Dipl.
RADCLPans. (Mahillon n'en parle pas j liasio. (Mahillon n'en parle pas.)
(Nftuv. Tratii Diplomatique, Tiv*cuk*-
DE RoYA.
Sous Louis VIÏT.
Le même.
Son» Louis II.
(Mab Barthul'weits. ) Sans (joule le môme que sous Louis VIII.
Jouamms di Biu.kjio.iti. ( Mabillon ■l'an parle pas.;
Jouak-rs dk Namcouo. (Mahillon n'en parle pas.)
Altook^us dk Baisims, mort en 1270.
Mahillon ne dounc pas de d<*lc jMiir ce chambrier; mais son nom se trouve sur un diplôme de 1255, vihit* style 11256). Voy. le fac-similé de ce diplôme. Mué., p. 453.
Sous Philippe Ut.
Iliuiioes, dotitiuus de Valéry, mort en 1^77.
Sons Philippe IV.
II, dm Bur^undi*. Il Tirait
lu BEI". TU S
eticore en izw/.
JonAi*nrcs II, Drocencis comes, mort eu 1309.
LcDOvicvt I, dux Borbonius, mort en
3* CuKSTASCLABU on Stabdu I (OrKÉTaDLES).
Soi» Henri I".
°"* ^'Sous Philippe!".
Baldwccs.
{Mob. Walteucs,)
Adèle lmits.
AdaMUS.
THEODALDrS MOKlinRE-IClACTTS.
Gascius ou Gasto de Galvo (Mabillon n'en parle pas ) Sovs Louis VI, le Gros.
Ht'OO DE CatVO M»flTI.
Sous Louis VU, le Jeune.
Le même.
Mattilsxk MonMOREMCiAccs.
(Mab. nullus.)
Simok Nealpuc Castrixi porte dans s«n épitaplie le titre de rounétable, siabuli corne», mais du Cin^e ni Mabillon n'ont pas trouvé de diplôme où son
mort en 1191.
Sous Philippe II.
le même que ci -dessus.
Dftoco de Mnxo (ou Mob. Droçq).
Matto ws
Le même
Jusqu'en 1230. Le même
Sous Louis ritt.
Sous Louis IX.
(1) Anselme de Gaulakoe a-l-ll réellement cessé do remplir la rh*rge de «tén.ichal en 1 118 et 1 1 19? On peut en douter, dit M. dj Waillv, puisqu'il l'occupe de nouveau en 1120. Il est donc possible qu'il n'y ail Ik qu'une erreur de prénoms, on que. Guillaume de G arlindc, mit. solo» du Cangc, était le frère d'A*«KLMB, ail été chargé do le suppléer en son absence.
(t) Mabillun ii«t s'explique pis a cet éjjard ; mais il paraît
De 1230 k 12(1. Ammjmooi Moarns Fomt , comes Bsbylone. (Mabillou n'en parle pas.»
De 1241 ii 125IT De 1231 k 1270.
Jusqu'en 1272 au
HrMBEATt's Rrui Je© dnrmnus. [ Ma»
bition n'en parle. |<as ) Alq djus, fmruoninié Fcsccs.
Sous Philippe III
Le
Jusqu'en «85
De 1285 a 1502. Depuis 1302.
lOrtMlfflfr. 1067).
1069 et 1070.
1071. 1074 et 1075.
1078 et 1079.
Ir83, 1083, 1080.
( Mab. 1083 . etc.)
1109, 1110, 1111, 1116 et 1120.
( Mab. jusqu'en 1120 environ.) 1118 et 1119.
1120, 1122. 1124, 1123 et 1126.
1127, 112s (et Mab. 1129).
De 1131 on 1132a
(Mob. 1157).
De 1137 k 1!52(<.u
Afafr. de 1138 k 1151) 1 137, 1138.1 1139.
(Mub. 1132) De 1 133 ou {htiib.
Jusqu'en 1191.
»S DE ReLLO JOCO ( O
Tr. Diplom. Imhktcs).
Sous Philippe t V.
Radclpos comes Oar-montis.
G alchedios (ou Noms. Tr.
Galteduts), mort en 1329.
4» Dappeki on Skkesoialli (Séant chacx ).
Sous Henri I.
GdLLEI.ilUS (ouHOO. WlU.ELMCS SI
uifeciialcuft).
Sons Philippe I.
Radclfcs dapifer.
Maldcikos dapifer on dapifer.
Pridcricus seneschalcu*.
Hokestus dapifer régis.
Adam dapifer. ( Mabillon n'en parle
pas.)
Hrco (ou selon Mtbillon et autres,
G ravASios dapifer).
Gdido de MoirrnurtJuci. ( Mabillon
n'en parle, pas.) P agamis di Garlahua. dapifer régis
t ranrorum. ( MahiUou n'en |«ari«
pas.) Il faisait partie de la croisa le
en 1096.
Hrou di Hutefort», comes creciaeensis, dapifer. (Mabillon n'en parle pas.)
Sous Lws VI.
A-'ixmus ou Airsiuos on Gaslahda dapifor.
GOU-LELMCS DK G ARLA.TDA (I) dapifer.
(Mahillon n'en parle pas.) Stepuaki'» de G «rlakda daptfer.
Nnllus.
Raddlpbcs viromandorum romes. (Mabillou ne cite, k l'égard de Radciwios, qu'un litre de 1135, cl pour l'année suivant**, il indique un nouveau Sitnérlial, nommé A^sellc*.
dont du Gange ne |»rle pas ) Sous Louis VU.
(Mab. nuUus.)
Radulpbuh, le môme que selon <lu Gange (i).
Nullus (3).
(Nullus. Mab.)
Theodaldos comes Blesensis, dapifer régis.
Sous Philippe II .
Le même. hullOI, Pbilippe-Augnste supprima la charge de sôoéclul. et l'on ne rencnnire plus, depub cette époqu", que la formule iapifc'o nullo, notamment dans les litres de 1279, 1294, et 1313
plus probable quo dans son opinion, Raoul*-,'*, som Louis VII, n'était pas le même que eUdclpc*, sous Louis In Gros, puisqu'il place, entre eut, un sénéchal du nom d'AirsKLLOs, dont du Cange ne parle pas.
13) Du Onge avertit en cet endroit que la formule dapifero nullo, qui se trouve dms des titres de 1137. 1 138 et 1150, sigmiie seulement que Uadultus était absent, «t non qu'il avaU cessé d'être séné
ÏLL
GREFFE. L'époque la plus ancienne à laquelle il soit fait mention de» greffes est celle du concile de Latran tenu en 1215. Celle assemblée ordonna que les juges conserveraient et feraient conserver, par leurs greffier-», les arles originaux d»*s procès et en délivreraient, au besoin, des copies aux parties iulérejiées.
G KEFFIEH. Chez les Romains on trouvait l'officier public chargé de rédiger devant lei jugrs les procédures des plaideurs, il était
connu sous le nom A'excepior. Il y avait aux i d'autres greffiers chargés de la garde des tables publiques. Les scribes des édiles et des préteurs étaient confondus avec les appariteurs.
Eu Franre.le* greffiers, greffarii, se montrent dès le xiv* siècle suivant du Cnnge; et Secousse, en 1361, parle des registratores seu greffiirii parlamenti.
GROSSE. ( Voy. Notaires, Mikutks.)
GUILLEMETS. {Voy. A an- Lambda.)
HÉBREUX (Manuscrits). Quoiqu'il n'enîre pas dans l'étude de la paléographie chrétienne de II ailcr des matières qui concernent l'bébreu , il n'est cependant pas hors de propos de faire connaître les caractères qui peuvent servir à discerner l'âge des manuscrits écrits en cette langue.
H parait , d'après les Bénédictins , qu'il n'existe point de manuscrits hébraïques antérieurs au x* siècle. Les notes chronologiques qui se trouvent sur des monuments de ce genre et qui remontent auparavant sont regardées comme fausses par les meilleurs critiques.
Le sarant Jablonski (Préf. sur les Bibles hébraïques de Berlin) indique quatre moyens poor suppléer aux dates dont la plupart des manuscrits hébreux sont dépourvus.
1* Pour les estimer de la plus haute antiquité, il faut que récriture en soit simple et d'une élégance sans affectation. Mais surtout qu'où n'y voie pas les notes lieri et Kelhib, par lesquelles on est averti, qu'au* Ire est la manière de prononcer, autre celle d écrire.
2* Que la massore (1) n'y paraisse point du tout; puisque anciennement on la conservait dans les livres particuliers , forts différents des oracles sacrés. Une bible manuscrite d'où la massore serait absolument bannie, passera doue pour très -ancienue, pourvu que Us autres signes d'auliquilé
concourent à la fois. Elle n'aura perdu quo peu de chose de la prérogative de l'âge si l'on n'y remarque qu'nn petit nombre de traits de la massore. Un manuscrit qui ne contient que la petite, doit appartenir au moyen âge. Renferme-t-il l'une et l'autre, il sera récent : la nouveauté tombera seulement sur les deux massores, supposé que le texte porte d'ailleurs des marques certaines d'antiquité.
3* On la jugera très -reculée si les cinq livrestde Moïse ne sont point distingués entre eut, non plus que les autres sections de la loi.
k* Un manuscrit sans corrections et sans interpolations critiques tirera de leur omission un grand relief, quoiqu'elles puissent so rencontrer dans un manuscrit fort ancien. Bu effet, souvent les Juifs les ont ajoutées après coup : souveut ils ont réformé leurs bibles antiques sur les règles de la massore. Mais alors la diversité des mains décè'era celle du texte et les interpolations. Les manuscrits hébreux des Espagnols sont plus estimés par leur élégance et même par leur ancienneté, que ceux des autres nations, qui ne se trouvent guère qu'en Orient. Les caractères en sont carrés, ceux des Italiens et des Français, plus arrondis; ceux des allemands, hérissés de pointes. On y reconnaît le goût gothique des xiv et XV siècles.
IDHS. Les ides étaient, avec les calendes «t les nones, les trois termes qui servaient à marquer les divisions du mois chef les Romains. Le mot idus vient de l'étrusque iduare qui signifie diviser. On sait en effet que les «les étaient placées vers le milieu du mois, entre les calendes et les nones. Le jour des •des était le 15' dans les mois de mars, mai, juillet et octobre ; dans les huit autres mois, »l tombait le 13. {Voyez le Calendrier perpétuel).
ILLUSTRE. Le titre d'illustre se donnait rbvz les Romains aux préfets du prétoire, aux questeurs, aux maîtres de la milice, aux
(t) UAuorem Matsorah est un ternie li&lircn qui siRnifl<* tradition — On *p|N*t|e ainsi une critiqua du le île *»- «éliho |>ar de* doc cuis juifs, <|Ui en oui fixé le» iliftc-
consuls, aux rois et même aux empereurs.
Nos rois ayant reçu des empereurs la dignité consulaire, prirent également le titre d' 'illustres ; ainsi on lit en téte de la plupart des diplômes de la première race N. Francorum rext tir inluster, ce qui eut lieu vers les vu* et vin* siècles.
Des maires du palais se qualifièrent aussi d'illustres ; mais il semble qu'ils y mettaient une différence d'avec les formules royales • Pépin et Cnrloman, maires du palais après Charles Martel, s'intitulèrent inlusler vir, au lieu de ei'r inluster.
Tepin et Charlemagne emploient fréquent-
rentes leçons, le nombre des vertels, des mets, des lettres, etc.
DICTIONS AIRE DE DirLOMATIQI.'E CHRETIENNE.
ment le litre tfinluster; mais après eut il est rare de le renronlrerchez le» rois de Franre.
Ci* litre d'illustre fut encore donné dan9 les premiers siècles à de hauts dignitaires du clergé; mais ce ne sont que des exceptions (J).
On retrouve aux xir et xiiv siècles l'anci nne épithôte d'homme illustre que se donnent réciproquement les souverains.
IMPRÉCATIONS. On ne doit pas s'élonner de rencontrer dans les monuments du moyen «ige, et spécialement dans les huiles, des anathèmes ou des imprécation*. Os formules ont pu facilement être employées par les chrétiens, puisqu'on en retrouve du semblables dans la Bible. Les païens faisaient également un fréquent usage, de semblables menaces contre les violateurs des tombeaux. Ou a donc pu facilement les imiter en appropriant les tonnes des formules à l'esprit du christianisme.Quclleque soit l'opinion que l'on émette sur l'esprit qui a dicté ces menaces, il n'en est j>as moins certain que les actes qui les contiennent sonl aussi authentiques que ceux qui en sonl dépourvus. Il ne faut pas oublier d'ailleurs qu'elles n'étaient que conditionuelles et subordonnées à l'infraction dus conditions imposées.
Ces in précalions étaient trés-variées et terminées ordinairement par les mots Jîar et amen plus ou moins répétés. Klles dégénérèrent en excommunications prodiguées par tous les ordres do la hiérarchie ecclésiastique, et même par les laïques, contre ceux qui portaient atteinte à leurs chartes. C'est ce que l'on apprend par les actes du quatrième concile de Rome, en 102. Mais on ne doit regarder ces sortes d'excommunications que comme des imprécations.
Nous allons suivre l'u>agc des imprécations dans les bulles des papes, les actes ecclésiastiques, les diplômes cl les chartes privées, aGn de reconnaître les variations qu'on y a apportées dans le cours des siècles.
IMPRÉCATIONS dans les bulles. Les premières traces des imprécations se trouvent, au vi* siècle, dans les bulles de saint Grégoire le Grand. Après les malédictions conditionnelles il ajoute, comme palliatif, la promesse de bénédictions pour ceux qui observeront fidèlement ses décrets. Ces clauses comminatoires devinrent de style au siée e .suivant, et se répandirent d'une manière exagérée jusqu'à la fin du ir siècle.
Nous allons donner un exemple des malédictions terribles dont on entourait les bulles a défaut d'autre moyeu de défense. 11 est tiré d'une bulle du pape Jean VIII , donnée en 879, au concile de Troyes, et s gnéc par un grand nombre de prélats et de seigneurs.
Si aliqttis adversatus fuerit, tnle scelus perpétrâmes omnes a communion* Christi corporis ac fraternitatis consortio sive omnium Chris tianorum colleyio sequestramu* ,dampnamus et sub omni analhemnle excummunicamus. Sint illi maledicti in civitate, maledicii in oyro, muledictus fructus terras eorum : sint
(1) Yoy UAm*, Fournit. Uarcul'e
mnledieta interiorn eorum et exteriora. Ccelwn quod super illos est sit œreum et terra quam calcant sit ferrea : oratio eorum ante Deum reniât in pecentum : sieut Dathan et Abiron tant riventes in infernum : omnes qui cum illis participnvcrint aut cum eis cibum sumpserint, aut cantica eorum maUdicta audirt decreverint setentes hune maledictionem , cum Juda Scarioth, traditore Christi, participa fiant : aqua eorum putréfiât, vinum eorum scaturiat, panem eorum rubigo consumât, testimenla eorum tinea comedat. Et quid plural Omnes mnledictionesnori uc vêler isTcstamenli reniant super illos usqm dum ad dignam satinfaclionem et condignam potnitentiam matris Ecclesiœ reniant.
Grégoire \ 11 étant monté sur le trône pontifical, porta remède à cet abus en supprimant toutes ces phrases où Ton avait accumulé, de siècle en siècle, les images les plus terribles qui se rencontrent dans les livres saints, et il les remplaça par la menace de la séparationdu corps et du sang de Jésus-Christ.
Jusqu'au xir siècle on désignait ordinairement en détail les personnes auxquelles les défenses s'adressaient; ainsi on disait : Si quisvero retjum, sncerdotum,judicum, personarumque sœcularium... contra tenire temptnverit, etc. ; ou bien encore, on employait la formule Si qua ou Ne qwi maynn, pnrvaque persona; mais depuis ce temps on ne *c servit plus que de la locution générale si quis autem, etc.
Les formules imprécatoires devinrent fixes alors et ne varièrent plus guère dans les siècles suivants. On lit dans les bulles ordinaires : Nulli ergo hominum liceat hanc paginant nostrœ concessionis infringere tel ei ausu te-
merario contraire si qui* autem hoc attenh
p tare prœsumpserit , in dignat ioncmomnipoienfis Dei et beatorum Pétri et PauH apostolorum ejus se noverit incursurum. Ces clauses ne se rencontrent pas dans les simples épltres des papes : c'est ce qui les distingue des bulles ordinaires.
Dans les balles - privilèges les menaces étaient conçues en ces termes : Si qua ergo in futnrum ecclesiaslica saculurisve persona, hanc nostrœ constitutionis paginam sciens, contra eam lemere venire tentai ent ; secundo tertiore commonita, nec featum suum congrua satisfactione correxerit,potestatis hona risque sui cure it dignitate, reamque se divino judicio existere de perpetrata iniquitate cogno* scat, et a sacratissimo corpore ac sanguine Dei Domini redemploris nostri Jesu Christi aliéna fiât, atque in extremo examine dis tri et œ ultioni subjaceat. Cunctis autem eidem loco sua jura servantibus sit pax Domini nostri Jesu Christi, qua tenus et hic fructum bonœ actionis percipiant et apud districtum judicem prœmia œternœ pacis inveniant. Amen.
Pendant les x' et xr siècles seulement, les clauses comminatoires sont souvent transportées après les dates. Il arrivait encore qu'après avoir été insérées dans le texte même de l'acte, elles étaient reproduites,