‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 194 sur 455 · SW I1AN · texte numérisé non relu

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pochées et quelles pénètrent au traycrs des pages. Il y a des corrections en lettres mérovingiennes, par exemple dans le xr cahier, où l'on « ajouté gentes oublié, avec de lenere aussi fraîche que si Ton venait de récrire, ainsi que quelques antres corrections.

« Le manuscrit est terminé par quatre pages du quatrième livre des Roi» distribuée! en deux colonnes et par versets, mais non pas en chapitres. Elles oui servi à la couverture d'un manuscrit. Le caractère qui est nncial à double trait n'a le coup d'œil que du yr ou vu' siècle. Les mots n'y sont point distingués, les y manquent dp points. S'il t'en trouve quelques-uns dans le texte, ils ont été mis. après coup. Les lettres, liées à la fin nous offrent quelques caractère* minuscules ou çursifs. On rencontre quelques lettres capitales pu commencement des aliuéa. On y dit urihsi pour $crip$i, Qblibisci pour oblivitci, confriytt pour cotifregit. C'est le seul i pour « sur deux colonnes, tandis, qu'au Tir siècle on trouve ce changement de lettres a toutes les lignes. Quand on efface quelque chose on met des points par dessus. On porte une moitié de mot d'une page à l'autre. On rejette pourtant quelquefois deux lettres sur le mot qu'elles complètent (1). *

Noos « lierons encore, comme monuments des plus anciens, )es manuscrits suivants cq lettres capitale» : un Térence du If* ou r' siècle, dans la bibliothèque du Vatican ; une copie de l'Evangile de saint Marc conservé à Venise, el qu'on croyait, au dernier siècle, dire l'original même. Montfaucou disait qu'il «'avait pas vu de manuscrit qui respirât une plus haute antiquité. 11 est en forme carrée et converj d'argent; le teste e»t en latin ainsi que les caractère» qni sont sur papyrus.

La bibliothèque royale, si riche en manuscrits recueillis depuis plusieurs siècles et dont le nombre s'est augmenté lors de la suppression des monastères en 1 T*» > , compte « ncore, parmi les plus anciens, le livre des Psaumes qu'on appelle le psautier de saint Germain, évéque de Paris, nu vr siècle, parce que la tradition rapporte qu'il a appartenu à ce prélat. Il est en lettres onciale» d'or el d'argent. Les Bénédictins le regardaient comme un des plus rares et des plus précieux de l'£urope.

Le même dépôt possède aussi les œuvres de saint Cyprien en onciale, indistincte et à deux colonnes, du iv'ou v siècle; un célèbre manuscrit des Kpltres de saint Paul en grec el en latin , d'écriture onciale et du y* ou vr siècle ; les épigrammes de saint Prosper, onciale du vr siècle . el beaucoup d'autres ouvrages précieux, que nous ne pouvons énnaaérer ici.

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