I. NOMSDEMOINBS.FOWCTIOIfSBCCLÉSIASTIQUBS
Le nom de moine vient du grec pmoc, qui veut dire seul, parce qu'en effet le» promiers
(3) Ibid , an. 903, S 3. Baloxe, 1. 1, p. (i)/Wri , an. 805. S S, p. 39tf lo) Do AulKjuis Ecdcsjx Ritibus, l. I, p. 5tf «i a*q.
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m-dnes vivaient en solitaires dans les dés ris de la Thébaïde. Saint Antoine, saint Pacôme et leurs disciples sont les premiers fondateurs des monastères.
L'établissement des monastères d'Occident ne remonte pas plus haut que saint Martin, qui Fut le fondateur de celui de Marmoutiers p ès de Tours, qu'on regarde, avec celni.de Lérins, fondé par saint Honoré, évéque d'Ar- 1.5, comme les plus anciens de France. Puis vint au vr siècle saint Bcuott, qui écrivit sa laineuse règle destinée à être la charte de tous les monastères de l'Occident et a exercer par ses adeptes une si grande influence sur la civilisation.
En général les moines étaient laïques ; mais dè-l'an kOï, le papelnnocently. écrivant à Viclrice, évéque d'Orléans, nous apprend qu'il y en avait l'ès lors de promus au sacerdoce. Au siècle précédent on en voit déjà faire partie de Tordre des clercs. Grégoire de Tours et d'autres écrivains leur donnent fréquemment ce nom. Les diplômes par lesquels les puissances ecclésiastique et séculière soumettent des paroisses à la juridiction des monastères ne sont pas rares, disent les Bénédictins (f). Ils citent à l'appui de celte insertion celui par lequel Louis, roi de Germanie, donne à la nouvelle Corhie les dîmes de plusieurs paroisses, à condition que les moines administreront les sacrements aux p- uplfs et feront toutes les fonctions des arciiiprétres et des curés. Fleurydil à ce sujet : « Dès le commencement de la vie cénobilique il était ordinaire de prendre les plus saints d'entre les moines pour en faire des prêtres et des clercs (2). » Il était naturel qu'il en fût ainsi, car le clergé séculier ne pouvait mieux se recruter que parmi les moines, dont la vie austère et réglée était une digue préparation au sacerdoce. Il fallait que les critiques protestants et autres, uni au dernier siècle prétendirent le coutraire, fussent bien aveuglés l arla passion.
Aux xi* et xii' siècles on voit encore des chartes signées par des moines qui tous prennent les noms des ordres sacrés auxquels ils ont été promus, sans y ajouter le titre de moines. On peut voir à cet égard le premier volume du Cartulaire de Saint-Père de Chartres, et particulièrement un acte de l'an 1070, où les témoins de la part des moines sont ainsi nommés : De monachis Odo, Gtrv-isius , IJerbertus pretbiter (3). Le concile général de Vienne ordonna , en 1311, que tuut les moines seraient promus aux ordres sacrés. Depuis ce temps celle partie des moines fut distincte des frères lais ou convers. qui n'avaient ni voix au chapitre, ni entrée au chœur.