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in téheâa, dit Brnnet,dans le Parfait Notaire, étaient ceux qui n'étaient encore écrits que Sur le premier brouillon. Quelquefois ou les avail si bien dressés de ta première fois, que les parties s'en contentaient et signaient ce brouillon qui leur servait d'actes.

Au moyen âge on voit, en 1107, Bertram, évéque de Metz, instituer les amans amanuenses, pour être des garde- noies dépositaires de tous les actes des particuliers.

En Italie, sous Innocent III, on gardait déjà les minutes des actes judiciaires. Selon D. Vaissette, les notaires du Languedoc n'ont pas conservé leurs minutes avant le milieu du xnr siècle. Au commencement du xiv siècle ceux do Daophiné les gardaient avec soin. J'en ai vu également de ce temps aux archives de la préfecture de la Côte-d'Or. Philippe le Bel, par son ordonnance de 130V, voulut rendre celte pratique générale el il assujettit les notaires ou tabellions publics à transcrire dans leurs protocoles ou registres les contrats qu'ils avaient rédigés (1).

Malgré celle ordonnance, les minutes des notaires continuèrent, en beaucoup de lieux, A être rédigées sur des feuilles volantes jusqu'à Louis XII , qui renouvela les prescriptions de Philippe le Bel; les notaires au Châtelet de Paris furent seuls exceptés de la mesure. François I,r, conûrmant les règlements de ses prédécesseurs en 1539, slatua qu'à la fin de l'insertion des actes aux reistres soif mis le seing des notaire ou tacllion qui les aura reçus. On ne connaît pas de loi précise plus ancienne qui ait imposé aux notaires l'obligation de signer leurs minutes.

Nous terminerons cet article par l'extrait d'un acte de 1430, .qui fera connaître la manière dont on donnait au xv* siècle la forme publique aux minutes.

« Jehan de Torcenay seigneur etc. a noslre ame de Monlyot Orrion, garde scel de la prevosle de Coiffy salul et bénédiction , etc. Feu Nicolas Breton, Jehan Petit, Alexandre et autres tabellions jurez do roy nostre sire en la dicte prevoste, ont passes et reccus plusieurs lectres et contraux avec aullres sur les brefs desquelz contraux ils onl signe do leurs seings manuels : mais avant qu'ils ayent este grossis, ne mis en forme, ils sont allez de vie a très pas. Pourqnoy les grosses nepouvoient eslre signées de leurs diz seings, qui pouvoient tourner au grand dommaige r le roy nostre seigneur, a ceux de lae ferme et des parties, si pourveu n'y estoit. Noos voulans ad ce ponrveoir vous mandons que s'il vous appert desdicls contraux el qu'ils soient signez de seings ma- Mtets desdiz jurez, vous les grosseix, iceulx mis en forme deuo el signes des seings ma« nuels desditz jurez avec lesquelz y auront «le receus, ou s'ils a voient este par euv deux ensemble teeux grossis, comme dil est, et scelle de leurs scels; sestnerne pouez aveu les sceaux lessKz autres jurez sccHcz iceile du

comme aujourd'hui, et que l'ordonnance ne fat pas exécutée île suite a la lelirc.

sccl de la dicte prevoste de Coiffy, comme il csl accoustume de faire, nonobstant qu'ils ne soyent des seings desdiz défunts, ne scellez de leurs sceaux. De ce faire nous vous donnons pouvoir. Donne sous le contre scel dudit bailly le 27' jour de juillet 1430. »

MISSA T1CUM. Les capilulaires prennent le mot mi.«saticum pour message, lettre, etc., dont les misai dominici étaient chargés. D'où missaticus pour messager. Missulicum s'est dit aussi de l'étendue du territoire soumis à la juridiction d'un missus ou d'un comte.

MISSI DOMINICI. Les missi dominici étaient des persounes importantes, clercs ou laïques, auxquelles les rois de la seconde race ronfiaient la surveillance des provinces de leur empire. Charlemagne se servit puissamment de celte classe de fonctionnaires pour fairedominersa prépondérancedanslesdiversi-s parties de ses Etals. C'est par eux qu'il faisait sentir son autorité aux ducs et aux comtes, et qu'il atteignait même les vicaires, les centeniers ou échevins , ces officiers inférieurs des comtes. Voici comment s'expriment les capilulaires : i Nous voulons, dit Charleluagne , qu'à l'égard de la juridiction et des ;;IT.j ires qui jusqu'ici ont appartenu aux comtes, nos en voyés s'acquittent de leurs missions quatre fois dans l'année, en hiver an mois de janvier, dans le printemps au mois d'avril, en été au mois de juillet, en automne au mois d'octobre. Ils tiendront chaque fois des plaids où se réuniroul les comtes des comtés voisins (I).

« Chaque fois que l'un de nos envoyés observera dans sa légation qu'une chose se passe autrement que nous ne l'avons ordonné, non-seulement il prendra soin de la réformer, mais il nous rendra compte en détail de l'abus qu'il aura découvert (2).

« Que nos envoyés choisissent dans chaque lieu des échevins, des avocats, des nota ires, et qu'à leur retour ils nous rapportent leurs noms par écrit (3).

« Partout où ils trouveront de mauvais % ii aires, avocats ou centeniers, ils les écarteront et en choisiront d'autres qui sachent ri veuillent juger les affaires selon l'équité. S'ils trouvent un mauvais comte, ils nous en informeront (Vf.»

Louis le Débonnaire prescrit les mêmes o: dres à ses missi; d'où il ressort évidemment que ces envoyés avaient un caractère essentiellement politique.

La formule de leurs actes était ainsi conçue : Postqunm autem N. abbas et N. cornes missi dominici ad illas partes venissent ad j tssionem domini imperatoris explcndam.

Ou les a appelés aussi, missi regales, missi rrjxi , et missi palatii. Cependant ils sont particulièrement connus sous le nom de v e<.»i dominici.

MITRE. La mitre est une coiffure de téle r.ue portent les évéques et les abbés quand ils officient et dans les cérémonies où ils letétciil leur costume pontifical. L'origine

M) Ç.»\\l. Or. Mag. an. 81i, § 8, dans BjIuw, t. f, P. iHS ni»-, parltt. GiiiF'H.

lJ) Mit., an. 81. M| 9.

de la mitre est orientale. Son empioi dans l'Eglise est constaté dès les premiers siècles. La tiare, qui est une espèce de mitre , se voyait sur la statue de saint Pierre placée au vu* siècle à la porte de la basilique deCorbie. Elle était ronde, haute et conique. Les statues des papes, publiées dans les Bollandistes, d'après les anciens monuments de Rome, portent pour la plupart, depuis saint Silvestre , des tiares semblables a celle-là.

En Orient, Théodose, patriarche de Jérusalem, dans une lettre à saint Ignace , patriarche de Constantinople, conservée dans les actes du huitième concile général célébré en 870, dit que ses prédécesseurs ont toujours porté la mitre et les ornements pontificaux do saint Jacques, frère du Sauvcnr. Mais dans cette partie du monde chrétien la mitre était réservée aux patriarches, à l'exclusion des évéques.

En Occident, Théodulphe , évéque d'Orléans, au ix* siècle , parlant des ornements pontificaux, n'oublie pas la mitre.

llliiii ergo capul respleodeos mitra tegebat.

Cependant ce n'était pas alors une coiffure généralement en usage et qu'il fût loisible à tout évéque de prendre. Les papes s'en réservaient la disposition, suivant ce que rapporte D. Mabillon dans la préface du iv siècle des Annales de l'ordre de Saint-Benoit. On y voit en effet le pape Léon IV accorder à révéque de Hambourg, avec le pallium, le droit d'orner sa léte de la mitre et de faim porter la croix devant lui. Alexandre III accorda la même faveur a un évéque do Maastricht, selon D. Martèoe. Les abbés de plusieurs monastères obtinrent également, aux xr et xir siècles, le privilège de porter la mitre cl la crosse , ce dont se plaignent vivement saint Bernard et Pierre de Bluis. Celte concession s'étendit même à plusieurs collèges de chanoine».

Les sceaux des évéques, depuis le xr siècle , présentent souvent des mitres basses et pointues, ou terminées en forme de croissant ou par deux pointes qui s'élèvent angulairement de chaque côté du bonnet. Un double bandeau attaché par derrière descend sur les épaules. D. Martène décrit ainsi les anciennes mitres des évéques : Episcoporum vero (mitra) erat bicornis seu bifidatsed ab hodierna paulo kumitior, quam olim ab ea parte qua aperilur fronte gestabant, ut videre est in antiquis episcoporum statuts atqite in pturibus eorum sigillis (5).

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