IV. ORTHOGRAPHE DBS NOMS ET DES SUR- NOMS. — S1GLBS
Les surnoms s'écrivirent d'abord en in-
NOM «e«-î
terligne au dessus des noms, dans les signatures des chartes, ce qui montra clairement l'étyinologie du mot; plus tard, on les écrivit à la suite. Il ne faut pas regarder comme des surnoms des noms donl l'orthographe élail altérée. La difficulté d'écrire en latin les noms celtiques ou germains , dont In prononciation était si différente de celle des mots latins, a fait souvent désigner la même •personne sous des noms en apparence différents, et qui n'étaient au fond que des traductions plus ou moins exactes d'un même mol. Par exemple, Erchiuoald, maire du palais dans le vu* siècle, est nommé Erchenaldus, Erchonoaldus, Érchanunldas. Le nom ludcsque d'Klichon, duc d'Alsace, élait Edith, Etich, Edichin. Il est rendu en lalin par les mots Atichus , Alticus, Adalricus, Athelricus, Ethico, Ethicus, Chadicus. On a vu cela même dans la même pièce. Quelquefois un nom élait rendu par deux synonymes ; tel est celui A'Optatus, évéque d'Auxcrrc au vu* siècle , qu'on appelait aussi Desiderius.
Aux xii* el xiii* sièc'es les noms propres sont souvent écrits en siglcs, principalement entête des actes. Les officiaux les suppriment même fréquemment, et ne mentionnent que leur qualité. Le pape Alexandre III ne met quelquefois dans ses bulles que la première lettre de son nom, mais cette pratique est générale pour la plupart des noms des personnes à qui il écrit ou donl il parle.