‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 22 sur 455 · ANN 6C · texte numérisé non relu

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vendeur ou du donateur, en jetant la paille dans le sein de l'acquéreur ou du donataire. On stipulait encore soit en rompant la paille, soit en l'insérant dans une charte par forme d'investiture. L'usage de rompre la paille était ordinaire entre les contractants. Ils vérifiaient au besoin leurs conventions en rapportant de part cl d'autre les morceaux du bâton brisé ou de la paille rompue.

Style des formules : Manus nostrœ susberiptionibus subter eam decrevimus roborare; manu proprii firmavimus.

vnr, ix* siècles.

Rois de la 2* race.

Annonce de Vanneau ou du sceau , des signatures et du monogramme. Les C irlovingiens, dans les diplômes de grande importance, annoncent leur anneau ou leur set-au et leur signature en ces termes : Manu n'>stra, ou propria, subter firmavimus, ou subter eam decrevimus adsignare, ou adsignari, et de annulo nostro subtersigillure , ou bien, annuli nostri impressione adsignari jussimus.

L'annonce de l'anneau caractérise ordinairement les diplômes des rois de la 2' race. L'annonce des bulles est rare , et celle du sceau l'est encore pins avant le x* siècle. Vers la fin du ix* siècle Charles le Gros emploie ces deux dernières formules dans le même diplôme : Et bulla nostra jussimus sigillari, ac sigillo nostro corroborari.

Il est admis en principe qu'on trouve rarement, sous celle race, des actes qui, ayant mérité la signature cl le sceau royal, n'annoncent dans le texte ni l'une ni l'autre.

Les jugements, les plaids et les diplômes peu importants omettaient souvent toutes ces formules , quoiqu'ils fussent signés du chancelier et scellés de l'anneau royal.

L'annonce des signatures a lieu en ces termes : Manu propria subter firmavimus. Propria manu annotatione studuimus udambrare, etc.

L'annonce du monogramme se fait p tr ces mots : Nominis charactere monogramma.

Clergé.

Les chartes des évéques contiennent l'annonce de l'anneau ou du sceau lorsqu'elles sont scellées. L'annonce dq monogramme a lieu également quelquefois dans la même espèce de pièce* en ces termes : Manu propria nostri nominis monogrammam subttts signavimus; mais il„eslbien plus ordinaire di- rencontrer , dans les pièces ecclésiastiques l'annonce des signatures et des témoins, qui s'y est maintenue jusqu'au xu* siècle.

Formules variées : Raoul, archevêque du Bourges, dans la charte de fondation do Beaulieu, s'exprime ainsi : Et ut verius cri-

datur et diligentius conservetur manu

propria subterfirmari et bonoium hominu n canonicorum sive fidelium laicorum mnnibu» firmandum contradidi. Un autre : Et ut ha-e epistola vigorem valeat obtinere firmittilis majorem, manu propria subter firmavimus et servorum ifei utrarumque Eccleùarum tuantbus ruburandam tradi.Umus.

Ci?

Les Bénédictins font remarquer, à l'égard de ces mots, manu subtcrjlrmare, manu roborare, que c'était souvent une formalité qui consistait à loucher la charte plusieurs fois en signe d'approbation (1).

On rencontre encore dans les chartes ecclésiastiques l'annonce de l'investiture, c'est-àdire, de la mise en possession des biens donnés. (Voyez Investiture.) On ne connaît pas d'exemples de celle formalité avant le u* siècle; mais à celte époque les chartes furent remplies de* termes d'investiture et des symboles de cette céré i onie qui y sont quelquefois énonces.

Les annonces des signes d'investiture doivent servir à la vérification <U« chartes, car ces signes , surtout lorsqu'ils sont attachés, peuvent tenir lieu de sceaux et de signatures dans les pièces dépourvu s de ces caractères; mais il n'en peut être de même des autres symboles qui n'étaient pas joints ou attachés aux chartes, lels qu'une molle de terre, un rameau, un couteau, un gant, etc. Après un laps de temps, l'oubli des anciens

diplôme de l'an 923 en faveur de l'abbaye de Saint-Amand, annonce en vers les formules de l'anneau et de la signature ou monogramme:

t Uique hoc praceplam firmam per saecnU durel, c El credinl boulines cum tl per letnpora muudi, t Subsiguanle manu propria Brmalio palet, « Atque anoulus nueirum pinxil suppres»us agalma. >

Le monogramme n'est pas annoncé soui son nom ordinaire. Les formules de signaturcs n'indiquent cependant pas autre chose. Ainsi, quand on lit dans une charte ces mots : Manu nostra firmare, corroborare, cela signifie la démonstration qu'a faite le roi en touchant la pièce de la main cl en y ajoutant quelquefois par lui-même son monogramme, qui le plus souvent est tracé par le chancelier.

Clergé et laïques.

ANNONCK du sceau, des souscriptions, des témoins, des signes d'investiture. La plupart des chartes du x* siècle n'onl pas été scellées; celles même qui l'ont été ne l'annoncent pas toujours, el les formules d'annonce ressem-

cerlain

usages, ou quelques grandes perturbations, blenl à celles du siècle précédent. Les charonl fait

proscrire des archives c< témoins des habitudes

mime d'un

înuli- tes des laïques ne mentionnent jamais la autre sceau ni l'anneau, dont n'usaient guère alors parmi eux que les têtes couronnées. Il en est de même des signatures qui ne son' pas énoncées la plupart du temps, bien qu'elles se trouvent au bas des chartes. Les noms des témoins el les dates suivent immédiatement le corps de l'acte avec la formule, Hujus rei testes sunt ; Bi sunt testes , selon l'ancien usage de la loi romaine qui voulait que la présence des témoins suffit pour valider les actes.

Quand les symboles d'investiture sont annoncés dans une charte laïque ou du clergé, c'est ordinairement en ces termes : Cum ramo el cespite rituque populari idem i«n<ttum est, rationabiliterque firmatum per amphoram aquœ maris exinde ligilam fecit (fo-

ies ces âge.

Parricu/ters.

Les chartes des simples laïques, comme cell'-s des ecclésiastiques , ne contiennent souvent que l'annonce des témoins et des signatures, avec celle formule : His teslibus, après laquelle viennent les mots, signumf N. Ou avait la coutume de tirer les oreilles des témoins des chartes. Cet usage singulier s'est conservé pendant tout le moyen âge, car j'en ai vu des traces jusqu'au xv* siècle.

On trouve aussi dans les chartes l'annonce des signes d'imestilure. Dom Mabillon rapporte l'exemple d'un contrai d'échange passé par Sisenami, seigneur franc du ixr siècle, et dans lequel on lit : Et juxla legem meam

per cultellum et festucam nodalum seu gua- nattonem.... Banc donattonem fecit per corrx- »onem terra, vobis exinde ad testram partem 9lam ,n noe P^rgameno pendentem, etc.

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