C73 NOT
notionts car ta, memoria, desctiptio mémorialis et quelquefois earlulœ testumentum.
Division des notices.
On distingue les notices publiques des notices privées. Les premières étaient dressées en présence du magistrat ou de l'évéque; elles ont tous les caractères de l'authenticité. Les secondes étaient rédigées nu nom des donataires, soit pour suppléer aux chartes do donations qui n'avaient pas été rédigées, soit pour les expliquer ou les compléter. Elles étaient reçues par un notaire oui n'avait aucun litre d'homme public et hors de la présence du magistrat; mais pour suppléer à ces qualités, on y mentionnait la présence des témoins qui pouvaient attester leur vérité; quelquefois les donateurs ou leurs descendants y apposaient, après coup, des croix ou des marques d'iuvestiturc : le caractère do notnire « u du chancelier fortifiait encore la validité de ces pièces lorsqu'il appartenait à une communauté religieuse. Enfin la coutume voulait que ces actes fissent foi en justice, et la solenniléavec laquelle les donations relatées dans les notices avaient été faites achevait de rendre ces actes réguliers.
La nécessité des notices s'explique lorsqu'on sait que, pendant plusieurs siècles, les donations se faisaient verbalement en présence de témoins. Plus tard on sentit le besoin de faire régulariser ces actes, et on fit dresser des notices. D'autres notices , et en grand nombre, sont munies de deux dates : l'une du fait ancien dont on Tout conserver le souvenir par un titre subséquent, l'autre, de l'acte même de la notice que l'on dresse; celte dernière date est presquo toujours vraie.
« Quoique la date de l'événement antérieur qu'on veut transmettre â la postérité par une notice, disent les Bénédictins, puisse quelquefois paraître incertaine, elle ne l'est pourtant pas , supposé que la pièce soit dressée sur des chartes plus anciennes ou des enseignements contemporains. Mais quand celle date est déterminée de mémoire, on ne saurait beaucoup compter sur son exactitude. U faut donc alors s'assurer de quelle nature est la date de l'événement énoncé dans la notice. Si le fait antérieur à la date propre de la notice offre plusieurs dates particulières, et si l'ou y spécifie jusqu'au jour ou il arriva, c'est une preuve qu on a pris wtle date sur des monuments du temps. Au contraire, sa date n'a-t-elle rien que de va- ?<->e» on peut au moins douter si l'on ne se« serait pas reposé sur la mémoire des [craoins ou des personnes intéressées. Voilà le seul cas où la date, non de la notice, ce Tu il Tant bien remarquer, mais de l'exposé de l i notice, n'est pas toujours sûre. Encore one fois la date de la notice même n'en cède point, pour cela, ni du côté de la vérité ni de •exactitude à celle de tout autre genre do Varies. »