ORI
dans la collection des documents inédits sur l'histoire de France publiée par le gouvernement, les regarde comme extrêmement intéressants pour l'histoire des diverses parties de l.i société au xtir et au xir* siècle (1).
ONCIALE (Voy. Ecriture).
OP1STOGHAPHE. Opistograp'e vient do deux mots gr< es, qui signifient écrit de deux côtés. En effet les actes de cette nature étaient écrits sur les deux côtés de la feuille de parchemin , à la différence de l'usage ordinaire , qui voulait qu'on n'écrivit que d'un seul. C'était une règle de politesse chez les anc ens ; car saint Augustin, qui s'en éloi-
5 unit quelquefois, en faisait des excuses, ules César, suivant Suétone , serait lo premier qui aurait fait usage de l'opistographic, en écrivant aux généraux et aux gouverneur*. On a donne pour raison de celte absence d'écriture au revers des lettres l'extrême Gnrssc du papyrus. Il est vrai qu'on ne connaît pas d'actes opislographes sur relie matière ; mais cependant les manuscrits en papyrus sont écrits des deux côtés, commo ceux en parchemin.
Uuc autre raison de cet nsago des anciens dans leurs lettres , c'est qu'imprimant lenr sceau au bas de la page écrite, la lettre restait ouverte, sans être plièe ni close.
Les actes opislographes sont très-rares.
On ne trouve pas une charte de ce genre en France, avant le xvt* siècle. En Angleterre, suivant Hickes, elles sont un peu plus communes. Il ne faut pas admettre comme opislographes les parchemins dont le revers présente une courte notice de l'acte ou même des copies entières d'une époque plus récente. Il n'est pas inutile de faire remarquer en passant que ces écritures renferment souvent ues erreurs , quand elles sont d'un caractère bien plus moderne que le titre original. Les rouleaux de comptes présentent souvent au dos du parchemin des développements ou des annotations ; mais cela ne peut les faire admettre dans la classe des opislographes.
ORDONNANCES. L'ordonnance (ordinatio, ordinantia ) signifiait un règlement, une constitution. On en a fait un terme générique, qui comprenait toutes les espèces do lettres* patentes. C'est de là que les ordonnances de nos rois ont pris leur origine. On en connaît (ie ce genre de la fin du xnr siècle et du commencement du xiv, données pour la réformation du royaume.
Il y a aussi des ordinatione* qui ne sont que des conventions faites entre des évéques , telle que celle qui règle les droits respectifs de l'archevêque de Lyon et de l'évéque d'Autun, pendant la vacance de leurs sièges : on cite encore celle d'un évéque de Paris, au sujet de l'église de Saint-Germain-l'Auxcrrois , qui est appelée ordinatio et composilio tout à la fois (1). (Voy. Jugement.) ORIGINAUX.
Nous ne répéterons pas ici ce que nous
(I) Les OHm ou Recueil des arrêts rendus par U cour v'u rui, depuis saint Louis jus pi'i Philippe le Long. 3 vol. Paris. imprimerie royile, 18 li.