‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 244 sur 455 · Î ORT · texte numérisé non relu

Î ORT

Si un manuscrit en écriture oncialc présente une orthographe qui, comparée à la nôtre, se trouve asseï régulière ; si les différences qu'on y remarque ne portent que sur trois ou quatre mot* par page ; si les changements de lettres se réduisent presque à des r pour des i, à des 6 pour des », à des d pour des t, à deso pour des u, et réciproquetueut ; si dans les composés d'ud le d se maiulienl souvent à l'exclusion du p devant celle même lettre, et dans les mots où entre la préposition in ; si l'n conserve toutes les mêmes prérogatives, tandis que l'm devant l'm est préférée au d comme ammoneo pour admoneo ; si l'on découvre à peine quelques solécisme* ou barbarismes dans ce manuscrit, el tous les autres caractères d'antiquité présupposés ou du moins non contredits : on aura de graves raisons pour le faire remonter au v* ou au vi* siècle.

Un manuscrit dont l'orthographe est aussi exacte qu'il est possible, et dont le teste en minuscule est orué de litres eu onciale à gros œil bien tranché, doit être regardé comme étant du ix* siècle.

Les principes oui précèdent conviennent à (ouïes sortes de manuscrits, et ne sont guère moins applicables aux temps postérieurs a Charlemagne , dans les paya étrangers à sou empire et dans les proviuecs méridionales de la France, qui profilèrent moins vile que les autres des réformes que ce prince apporta dans la langue latine (1).

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