‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 248 sur 455 · TAL · texte numérisé non relu

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France; car ces deux tenu >s étaient >)uonymes. On rapporte la réduction «les anciens pairs du royaume au nombre de douze entre l'an 1202, ou, si l'on veut. 1204, et Tan 1216. Dans le cours de cette dernière année les évéques d'Auxerre, de Chartres cl de Lisieux furent considérés comme pairs de France, el donnèrent en celte qualité des lettres scellées de leurs sceaux.

a Le nom de pair, pour désigner u n scigneu r égal à celui qui devait être jugé, Tut en usage dès le x' siècle, confine il parait par une lettre d'Eudes, comte de Champagne, écrite l'an 99(i au roi Robert, lin 109.4, Raymond, comte deToulousc, étant en différend avec le prince Boémond, offrit de se soumettre au jugement de ses pairs, savoir, de Godefroi de Bouillon, duede Brabant, du comte de Flandre et du duc de Normandie, el à celui des évéques cl de» autres seigneurs. La justice des comtes et des autres grands seigneurs fut dès lors exercée par leurs vassaux les plus qualifiés qui s'appelèrent pairs. Ce nom fut dout é dans la suite aux échevins des villes ou des communes.

« Il y avait au xiv* siècle des pair* de lettres à qui seuls appartenait d'ajourner au parlement les pairs do dignité. Lu Angleterre dès le règne d'Alfred le Grand, toute persouno accusée dcvail être jugée par les pairs. Aujourd'hui les ducs, les marquis, les comtes, les vicomtes el les barons sonl pairs du royaume et pairs entre eux, de telle sorte que le dernier des barons est pair du premier duc. Tout le reste du peuple est rangé dans la classe des communes, qui jugent par douze personnes de leur ordre. Tous les évéques d'Angleterre sont pairs, sans être ni ducs, ni comtes. Le seul litre de leurs évéchés leur donne séance au parlement. C'est par le même litre que les évéques de France se disent depuis longtemps comeillers du roi dans tous ees conseils et qu'ilstonl voix délibéra live dans les lits de justice où ils se trouvent, de même que les grands officiers de la couronne (*). a

PALÉOGRAPHIE. La paléographie esl la science des anciennes écritures. Ce terme, plus général que celui de diplomatique, convient mieux pour exprimer toute l'étendue de la science. En effet elle comprend non-seulement l'élude des diplômes et des chartes ; mais encore celle des manuscrits, des inscriptions, des médailles, etc. On a public du nombreux traités surchacuuo deces divisions de In paléographie.

L'objet de notre dictionnaire est spécialement restreint à la connaissance des chartes et des manuscrits. (Voy. Diplomatique.)

PALIMPSESTE. On appelle palimpseste un manuscrit sous l'écriture duquel on aperçoit des traces de caractères plus anciui s

Inbclur ; episcopus l.audiifierwi«,*qiii «lui e«t ol o>ne». l.e même auteur ajoute : Dans le procès de Koherld'An».*, (es pairs clercs figurent ilatis un autre ordre, savoir :l.i-s pairs-aucv i'arrhevpqiie de Iteims, l«*s évéques de l.a'»« et de Langres; (es purs-comtes, les évéques de Beau vais de Ctialous cl de Noyon.

(2) Nouveau Traité de Diplomatique, I. IV, p. 5U5.

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ui furent effacés pour l'écrire de nouveau, cite pratique funeste, que la rareté du pirchemin a fait employer, dans le moyen âge comme chez lés Romains, a causé ta perte d'ouvrages précieux.

Ou a des preuves de l'existence de palimpsestes sur papyrus, quoiqu'il paraisse plus difficile de racler celte substance que le parchemn.

« Lorsqu'il existe dans la marge supérieure ou inférieure d'un manuscrit des points autres que ceux qui Oient la direction des raies verticales destinées à limiter les marges, il y a de fortes présomptions que l'on a employé pour ce manuscrit un parchemin palimpseste. Il faut alors examiner avec soin v il n'existe pas de traces d'une écriture plus ancienne dont les lignes, comme l'indique la position des point*, devraient croiser celles de la dernière écriture (1). »

Aux xtv* et xv siècles il était défendu aux notaires impériaux de se servir de parchemin vieox et raclé; il fallait qu'il fût vierge et tout neuf.

PANCARTE. {Voy. Buixts.) Outre L's bulles-pancartes des papes, on connaît aussi des diplômes royaux qui portaient la nom de pancarte, panehariœ ou panlochartœ. C'étaient des chartes de confirmation où étaient détaillés les biens dont la donation avait eu lieu précédemment, mais dont, le litre primitif étant perdu, on avait délivré, pour le remplacer, des chartes dites apennes ou relationis que la pancarte venait fortifier.

On ne trouve pas de pancartes avant le îx* siècle.

D. Mabillon appelle aussi pancartes les chartes qui en renferment plusieurs autres cl qu'où trouve depuis lexr siècle (2).

PAl'E. Le père commun des fidèles a reçu dès les premiers siècles de 1 Eglise les titres les plus honorables et le» plus affectueux. Ainsi on l'appelait pape, du grec qui signifie père.Tertullien,au u*siècle, proclama sasuprémalie eu l'appelant évéque di'S évéques. Nous avons vu les évéques lui donner généralement le litre de frère jusqu'au milieu du v* siècle [Voy. Eveque); mais bientôt ils ajoutèrent des épilhèles honorifiques et ui accordèrent la qualification de père ou de pape. Les ecclésiastiques du second ordre en lui écrivant l'appelaient pire dt$ pires, prélat du suprême siège apostolique, prince des préires, etc.

Lu nom de pape, qui est resté celui des souverains pontifes (après avoir été donné indifféremment aux évéques), fut rarement pris par eux dans leurs rescrits avant la fin du xr siècle (3). Mais depuis que Grégoire VII eut ordonné que le nom de pape ne serait plus porté que par le seul évéque de Home, Il devint d'un grand usage dans la chancellelie romaine, el surtout pour les brefs.

Le titre de vicaire de Jésus -Christ donné au l ape par saint Jérôme et qui avait été étendu

(1) BU iienli de pilé->gra\jlin t. I.

i) Dr Re Di;>l>*natica, p. 4

1) S. Sinov. i h U . du »*»iècl«, a pria le Uire de |>apc

aux évéques et même aux rois , sembla depuis le xii' siècle être plus spécialement réservé aux papes. Ils avaient pris au ix' siècle la qualité du vicaire de saint Pierre, mais depuis le xiii' siècle ce uom fut remplacé par celui de vicaire de Jésus-Christ.

Saint François de Sales a réuni dans ses Controverses (1) tous les titres que l'antiquité ecclésiastique a donnés aux papes el à leur siège ; on y voit quelle haute opinion les plus grands hommes dont s'honore l'Eglise avaient du saint-siege et des successeurs de saiul Pierre.

Les bulles et antres actes de la chancellerie romaine contiennent différentes appellations prises par les papes ; nous allons donner les principales en faisant remarquer qu'elles ne sont pas les seules prises par chacun d'eux.

Outre la célèbre formule N. servus serverum Dei, dont nous parlerons en son lieu, on trouve les litres suivants :

Episcopus Ecclesiœ catholicœ, pris par les papes depuis le vr siècle ;

Episcopus Ecclesia urbis Romœ, pris par Symmaque et par Pélage I*' :

Episcopus Ecclesiœ Romance, parGélasel";

Episcopus sanctœ catholicœ Ecclesia urbis Romœ, pris par les papes depuis le vr siècle. Saint Martin 1" y ajoute le mol apottolica; Paul 1", Jean XIII el Jean XVI remplacent de plus eu plus urbis Romœ p&r Romance Ecclesiœ;

Episcopus sanctœ Dei et apostolica Romance Ecclesiœ, pris par saint Martin I**;

Episcopus sedis aposloiicœ , par Alex.audre IV ;

Episcopus sedis catholicœ et Ecclesiœ, par C ilixte 11 ;

Episcopus sedis Romance, pris par Nicolas 1 et Je m XVUI;

Episcopus urbis Romœ el sanctœ Romance Ecclesiœ, titres qui élaient communs aux papes et aux évéques su (Traçants de Rome ;

Papa Romanus, litre pris par Jean XIX ;

Papa humillimus, pris par Léon IX, taudis que Silveslre II prend celui de summus ;

Papa unicersalis, titre qui fut pris par Sergius 1", Etienne U cl beaucoup d'autres pontifes ;

Papa sanctœ sedis apostolicœ , pris par LéinX;

Prœsul apostolicus sanctœ catholicœ Ecclesiœ, litre pris par Jean XIX ;

Prœsul apostolicus sanctœ catholicœ et apostolicœ Ecclesiœ, litre pris par Jean XV1U ;

Prœsul et episcopus sanctœ Romunœ Ecclesiœ, titre pris par Benoit VU! ;

Prœsul sanctœ universalis Ecclesiœ, ou bien Prœsul sedis apostolicœ, deux formules du même pape Benoit VIII.

Nous allons donner la liste chronologique .des papes d'après l'Art de vérifier les dates. On remarquera souvent, outre la date de l'élection, celle du sacre ou de l'ordiuatiou- Ces deux dates sont séparées par uu -. Le

pour la première fois.

(4) Voy. M. uV Mjistre, livre du Ps|«, dUU. Migoa.

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