‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 263 sur 455 · II. DE L*A6R DES CUARTES PAR LASPKCT DU PARCHEMIN · texte numérisé non relu

II. DE L*A6R DES CUARTES PAR LASPKCT DU PARCHEMIN

Les observations qu'on a faites sur les différents papiers et celles qu'on vient de f.iirc sur le parchemin doivent servir d'indic» s pour aidiT à déterminer l'âge des monuments. On prononcerait à ju«lc titre contre la vérité d'une pièce dont la matière s< rail absolument étrangère au siècle marqué p >r la date, de môme qu'on ne pourrait rien conclure au préjudice de celle qui daterait d'nu temps où la substance employée ne sentit point incontestablement hors d'usage.

Quant au parchemin, ce serait une erreur de prendre une teinte jaunâtre plus ou moins foncée on de couleur sale cl enfumée pour un signe d'ancienneté. Le défanl de soins dans la conservation des pièces, l'humidité , la poussière, la fumée, tons ces inconvénients peuvent faire paraître anciennes des pièces

M) Les Bénédictins font aoe remarque importante a l'égura de l'Angleterre et de l'Allemagne : c'est que dans rrn A -n» pays on ne s'est jamais servi de papyrus, ni de iviwicr de coton, tuais seulement de parcuemio jusqu'au

nouvelles ; tandis qu'on trouve des litres de sept ou huit renls ans presque aussi blanrs el l'encre aussi noire que s'ils venaient d'être érrils. S'il f.illail au rontraire, dit M. d<> Wailly, juger de l'antiquité d'un litre par l'aspect seul du parchemin, on pourrait «lire que la niant heur jointe à la finesse indiquerait en général qu'il est antérieur au xir siècle.

Le vélin très-blanc el si fin que les feuillet se roulent et se recoquillent d'elles mêmes à la chaleur de la main, présente un caractère d'antiquité très certaine. Depuis le vr aièclt jusqu'au x' on n'en voit pas précisément de cette finesse, à moins qu'on n'eût tiré cri feuilles de manuscrits plus anciens pour en former d'autres, ce qu'on reconnaît facilement. Toutefois il continue d'être assez fin jusqu'au xi* siècle inclusivement.

PARENTHÈSE. Les anciens se servaiei I du même signe que nous pour exprimer la parenthèse- Deux C pl.icés en sens inverse désignaient dan< les manuscrit1* les mots inutiles ou répâiés, les propositions incidentes et qui ne sont pas nécessairement liées avec ce qui précède. La parenthèse placée entre deux points a signifié aussi une omission ; des signes de ponctuation, entre lesquels on inscrivait une citation des livres saints, faisaient également l'office d'une parenthèse.

TARÉE, parafa. On entendait sous les rois francs par le mol parafa les préparatifs et les frais qu'on devait faire pour la réception des officiers publics et des envoyés royaux. Le même mot fut employé plus tard a désigner les dépenses fuites par les curés el les maisons religieuses pour la réception des évéques et des archidiacres en tournée. Ces dépenses se convertirent à la longue en une redevance fixe appelée «rcata ou circumitio, de circumire, mot qui rappelait la visite diocésaine à l'occasion de laquelle avait lieu cette taxe. C'est pour cela que le mol parafa est donné quelquefois comme synonyme de circada : eircadas quat alii parafas nominatif, comme sVx prime on acte de l'an 95i rapporté dans le Cartulaire de Saint-Père de Chartres (ii)

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