‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 282 sur 455 · SAINT, SAINTETÉ · texte numérisé non relu

SAINT, SAINTETÉ

Les épithèles de saint , très-saint , sainteté, béatitude, étaient employées, dans les premiers siècles du moyen âge, comme des formules de politesse auxquelles on n'attachait pas 1 importance que ces mots présentent d'ordinaire. On les dounail à des personnes qui n'étaient rien moins que des saints. Le troisième concile de Rome , tenu l'an SOI , appelle l'arien Théodoric roi trèspieux et très-saint , piissimus et sanctisrimus ; de même que saint Denys, évéque d'Alexandrie, avait donné le titre de tris~ saint aux empereurs Valérien et Gallien v qoi étaient tous deux idolâtres. Le pipe Jean Vlll donnait le litre de sainteté a un évéque qu'il accusait d'audace et de témérité.

Les papes reçurent aussi le titre de saints, et même plus souvent que les autres personnes auxquelles on 1 adressait d'abord ; et plus ce nom devint propre aux fidèles morts pour la foi, plus il fut restreint ; enfin le titre de sainteté resta en propre aux papes, an moins depuis le xiv siècle.

Le roi Robert a reçu le nom de saint père, sans doute à raison de sa grande piété.

Lorsqu'un manuscrit d'un Père de l'Eglise, des quatre ou cinq premiers siècles, ne donne

Kas a son auteur le titre de saint ou de bieneureux , surtout s'il avait été revêtu de la dignité épiscopale , c'est un indice très-probable d'une antiquité qui se rapproche du temps de l'auteur. Le litre de très-saint, donné à un évéque par le pape , serait un signe de faux depuis le xn* siècle.

La liste chronologique et alphabétique des saints que nous donnons ci-dessous peut Mre d'une grande utilité pour déterminer la fate du jour et du mois dans les Charles ; elle tsl reproduite d'après celle de Y Art de véri~ fier Us dates , avec les variantes de Baillct , ajeutées par M. de Wailly ; elle ne se com-

E>s« toutefois que des noms des saints que s notaires employaient dans les chartes. On a donné les dates différentes auxquelles on honore le même saint dans les deux Eglises

latine et grecque, et même les variations de jours de ces fêtes à Rome et en France.

La date du siècle désigne l'époque de la mort , et la date du jour indique celle de la célébration de la fête, qui ne concourt pas toujours avec celle de la mort du saint , mais qu'il suffisait de donner pour l'usage que nous nous proposons.

11 est encore d'autres observations qu'on peut faire au sujet du catalogue des saints. Beaucoup de manuscrits commencent par un calendrier : or la mention d'un suint honoré particulièrement dans un certain pays servira souvent a déterminer le lieu auquel appartient ce manuscrit. Comme la date de certaines fêles a aussi varié selon les temps, la place qu'occupera un saint dans le calendrier pourra de même éclairer sur l'âge du manuscrit où il se troove. Toutefois ce ne sont pas là des preuves sans réplique , mais des probabilités qui justifient les inductions tirées du caractère même de l'écriture, et leur donnent un plus haut degré de certitude

CATALOGUE ALPHABÉTIQUE ET CBBOlfOLOOIQCB

Des saints dont les fêtes remplacent, dans Us anciens monuments t la date du iour et du

tn0*t' AURévunom.

b. : Bienheureux ou bienheureuse. — Comm. : Comme** cernent. — Cr. : Chex les Grecs. — Lal. : Chez les Latin». —M. : Martyr, martyre, martyrs ou martyres.— S.: SairU ou teinte. — ' Tr. : File de la translation d'ùu sains. — La date, de Vannée on du sUtte dé*iaw Civouxu de la mort; la date du jour indique ta célébration de la fête.

S. Abbon, abbé deFleury. 100%. 13 novembre.

SS. Abdon etSennen, Persans, M. à Rom a 250. 30 juillet.

S Abraham, abbé de S. Cirgues en Auvergne. Vers A72. 15 juin.

S. Abrosine. Yoy. S. Miles.

S. Acace ou Acnalc, surnommé Ag;ithnng^, évéque d'Antioche, M. 250-251. 31 mars.

Sa confess., 29 mars. Lat.

S. Acaire, évéque de Noyon et de Tournai. 639. 27 novembre.

9. Achard on Acaire, Aieadrut , abbé do Quinçay cl de Jumiégos. 687. 15 septembre.

S. Achale. Voy. S. Acace.

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