SALUTATION
La salutation est composée des souhaits que l'on adresse à la fin d'une lettre, a la personne à qui elle est destinée. Chei les Humains on employait la formule Y aie, cura ut valets, et autres locutions cicérouieunes.
Outre le vide qu'ils conservèrent, tes chrétiens employèrent des formules inspirées par la piété. Ainsi on faisait des vœux à Dieu pour la conservation des personnes à qui on s'adressait ; on leur souhaitait l i grâce, la paix , etc. Aux princes on souhaitait la victoire sur les barbares. Jusque dans les derniers siècles, ces formules se sont conservé s dans celle phrase : Dieu vous ait en sa sainte et digne garde ; enfin notre adieu est un dernier souvenir de ces anciens temps, où tous les actes de la vie étaient mis sous la protection divine.
Vers le iv siècle il était souvent d'usage de répéter, dans la salutation, les li res qui avaient été donnés dans la suseripliou. Ainsi, quand une suscription était conçue en ces termes : Domino vere sanelissiino et benlissimo pnpie, etc., In salutation linalc reproduisait ces titres, en les accompaglianl des vœux ordinaires : Incolumem le et memorem met Christ tu Deusnoster tueatur, omnipotens domine vere sancle et bealissime palcr.
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(Si V.iy. Huître ni Trait? de Diplom., I. V, * Eltn\fr-.is d< puUonntoluc, île H. Wailly.
DICTIONNAIRE De MrLOMMïQlE CIIRKÎIENXË.
DÉ LA SALUTATION DâNS LES HtJI.LES AUTRES ACTES ECCLÉSIASTIQUES.
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consistaient que dans le mot Amen; son vent au contraire « lira avaient une certaine étendue. En voiri un exemple tiré d'un pri vi-
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Ii >us nous restreindrons à ce qu'il importe lé 1ui,e,,; 1 f i"ttas patirnitaitm vestramyra-
Ii us de «O'-n.illre. tue ma protvcftone t'ircurrdet, a'que ita in
v ,1 , f . . ...... tiwoiis sui via nos diriçnl ut iipsl ulœ hujus
Wi le» ftiriiiiilr. quj. le. Bénédictins rap- amariiudinim ad œlernam simul nerveLe
*,/«d,nem mereomar.
p-pes(l). Au iv» siècle les souverains pontiIVs n»aient ordinaii em.nl des salutations suivantes : i' Opto te, frnter carissime, temper benevulere ; 2* Drus te incolumèm custotiint ; 3' Dei vmnipotmtis clemenlia te nobis tn*todiat ; valete La première Tut renouvelée h i ix' siè, le, sous Benoit U|, niais avec les i oiifiealions suivante», qu'il réglait d'après le rang des personnes auxquelles il s'adr» s- : rtil : Oplainus yloriam , utnetitutem ou frat i niltitcin tuam inC/uisio bmrvnlrre. La sc- » onde cl la troisième, on d autres du même genre, n'ont pas cessé d'être employées dan. les siècles suivants. Ainsi, au vu siècle la Salutation des papes aux empereurs étail loi çiic de cette manière : l'Ussimorum Doti.inorum imperium gratta snperna custodiat, tique omnium genlium colla substernat. Les formules Vestrœ pietnlis imperium gratin su- ^entn custodiat, domina fil ta, ou Incolumèm tercniiatemvcstrumdivina contervet majtstast t. aient employées pour les impératrices.
Dans 1rs actes ordinaires on rencontre souvent : Superna gratin vos sospites custodial ♦ ri pac sua, ou omm'potcns f)tus ab omni mata vos protcyit et de vestra n<>$ semper fuciat sainte gaudere. Au vnr siècle on trouve dans «les a* les adressés à dt-s rois : Incolumèm tTçellfntiamvrsfram gratin snpernacustndiat. Enfin Urbain 11 a formulé sur ce modèle nue ululation «pi il adressait à l'archevêque de Jours, à la fin du xi» siècle : Fraternilatem tunm superna dignatio per tempora longa conktrvet incolumèm.
La salutation benevalete avait à peu près tessé d'être employée depuis Célcstin I r, excepté dans les bulles-priviléges où eile M* maintint loujours. à quelques exceptions t-.rès. EUe reparaît au vif siècle dans I. s bulles ordinaires. Mais après le milieu du xir siècle ces artes deviendraient suspects s'ils renfermaient une salutation affectée aux [Milles solennelles. Vers le milieu du x* siècle bmevatete commençait à s'écrire sous une tonne abrégée, et dans le siècle suivant il étail »Muit en monogramme par les chancelier, ou notaires; car c'esl depuis cetio époque que les papes cessèrent de l'écrire de leur propre main.
Ou conçoit, dit Al de Wailly, que les foies de salutation ont dû varier à l'infini dans les actes ecclésiastiques; mais ce. formes, au lieu de se rattacher à la nature de Tarte, comme dans certaines bulles des papes, dépendaient uniquement du caprice.
IL salutation dans les diplômes.
• On ne rencontre que rarement de. salutations dans les diplômes, à moins qu'ils n'aient rapport aux églises ou aux ecclésiastiques. Cependant Mabillon a dérhiiïsé benevalete et vale dans les parafes placés près des sceaux de nos plus anciens rois, et particulièrement de ceux de la seconde race. Les Bénédictins pensent aussi que ces formules oui été exprimées souvent par des notes de Tiron.
[Voy. ce mot.) Il régna toujours à cet égard dans les chartes une grande simplicité.