E?PÈC8S DE SCEAUX. SYMBOLES QUI LES REMPLACENT
Les sceaux étaient connus rh-z les Romain-» sous Je nom li'annuli. Ces anneaux, qu'on portail aussi comme des bagues, étaient distingués souvent de ces bijoux p»r l'épitliôîe signntoiii, et quelquefois ticiitlaricii Cl cerographi.
Dès le premier siècle de 1ère chrétienne, et même avant, le mot signum a été u*ité dansle même sens, et «ignare ex primait l'action d'apposer son anneau. Cicéro ». dans sa troisième Cttlilincire, dit : Oslendi tubcllas Lentnlo et guœsivi cugnoscerttne si/mun? Attttuit. Est tero, ingunm% imago avi lui c'a» istimi viri. Ce terme était encore lrès-usi;é au v et au vi* siècle; mais dans la su;,.e. sans perdre entièrement sa signification pn mière, il s'entendit plutôt des croix destinées a remplacer les signatures, d<-s monogrammes et, selon quelqu' s auteurs, même des parafes. Le mol si ,naculitm avait les mêmes acception., et du temps de s tint Jorô ne, il signifiait aussi le cachet de l'anneau.
Bulla, comme nous l'avons dit aill urs (Voy. Bulle), était surtout employé pour désigner les sceaux des papes et en général
* uv.nt I.s formules de salutation ne p.einte, on employait des mots composés, tU Vmi. **«iv«* ir«t;e de Di^miVtt , t. V, et dt j*lioi,<u+k de M. de W.iliy.
6iî srp
l« IsqUP %pjct>*rji>\on, uoViCôoÇov/iov, /n.'ï^ovW.ov, p.uir >c« aux d'or, do plomb, de être (I).
Sigillum est aussi un terme géuérii|ue de la plus haute antiquité pouf désigner l'empreinte du sceau. Au \x* siècle on s'en sertit pour signifier le type même du sceau. et peu à peu il prit la pince de Vannulus, qui iv- sa d'être en usag-* au xue siècle. Oa a ;>u*si appelé des actes sigilla, sigiilationes m sugiltationes, de même qu'on nommait bulles les lettres de* papes cl les constitutions des empereurs.
« Le sceau, disant les Bénédictins, lirait quelquefois sa dénomination de la figure n <M représentait. Mauassès, anhcvéi|ue do hVms, ratifia, eu 1103, une donation faite à l'abbaye de Saint-Vincent de Laon, en c< s l<rmcs : Per imtginis nostrœ impressionem in sœcula rata constitué Dans le pays Messin, le semu puhkic pour burleter ou sceller I s contrats s'appelait bulletie ou burlctte;... et plus Ion, au cinquième chapitre des Assîtes de Jérusalem, les sceaux sont nommés roins. Un privilège, dit Beaumanoir, doit être c>igné des coins dou sdgnur. L'an 1261, Baudouin II, empereur de Conslaniii'opîc, donna un diplôme qui finit par ces mots : Stigne de nos impériaux enseignes; c'est-àdire, scellé de notre sceau impérial ou de nos armes impériales.»
Dans le» actet en langue vulgaire, le sceau s'écrivait sael, scet , seel, etc. , et était aussi souvent employé que le mot sigilluin dans les actes latins.
Sigillum esl, comme nous venons de le dire, un terme qui s'appliquait à toute espèce de sceaux. L'extension que prirent les sceaux depuis le xir siècle amena des distinctions entre eux, et on en fixa souvent le sens selon qu'on voulait désigner les sceaux publiis ou les sceaux secrets. On cite, par exemple, nue < barlc dans laquelle l'empereur Henri IV annonce que son frère a scellé un acte, non du sceau ordinaire, commuai sioillo, mais du sceau secret, secreio. Cependant il parait que le mol commune n'a pas toujours désigné le grand sceau. Voici en tlfel l'opinion des Bénédic tins sur celle queslion : a Quoique nous ayons vu le sceau ordinaire, commune, de l'empereur Henri III apposé a sou sceau secret, ei que du Cangc ail confondu le sceau commun avec le grand uvau, avec le txeau auihenti jue qui pend'it aux kltrcs-palenles, ses coninoatcurs itéiiumoins rapportent de» textes plus exprès encore, puur prouver la disliuclton du mc.iu commun d'avec le sceau authentique nu pendant, et son identité avec le petit sceau, le sceau secret, ou du secret, le sceau médiocre ou moyen, le signet et conlre-scel. Mais le gros sceau, sigillum grossum, le se au public, le sceau pindant, le sceau nuihenligue et le grandi sceau, c'était absolument la mémechtse. La d.stinclion du grand 6c au et du sceau commun parait c-aire-
(I) Pnteographia grwe. p. 379.
\i) S oui. Traite de Dpi i. iv p. tl et suiv (■») * CVsl un v«*..w fan |> m un.* a-.si'111'.lcc .le p élals <\ni «*wU 1,'inr a Lyon, j <<«r l'vviaet n>» du s^lustne «pi'a-