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lons-aur-Saônc, tenu en 813, vent que !••* lettres formées ou canoniques des évôqu s soient munies de pareilles bulles : Presbu-
ter (ad alium locum migrons) (itlerns etium
habebit in q-.iibus sinl nomina epûcopi et civitatis plumbo impressa. Le sceau en plomb d'Aldebert, évéque do Nîmes, pend encore à une charte de l'an 117i. On voit d'un côté l'image de la sainte Vierge, patronne de la cathédrale, avec ces mots autour : Cfirifii mater; et de l'autre côté le seul nom du prélat : Aldebertus Nemausensis episcopus. En * 1213 la bulle de plomb de l'évôque de la môme ville fut apposée nu traité d'alliance fait entre les cités d'Arles et de Nîmes, par le chancelier du môme évéque, avec celte sentence : Vins tuas, Domine, demonstra mihi. Les archevêques de Lyon des xur et xiv* siècles scellaient en plomb leurs chartes, comme si elles eussent été des constitutions apostoliques. Les abbés ont aussi fait usage des sceaux de plomb, quoique très-rarement.
« L'Allemagne conserve un nombre de diplômes qui constate que les évéques du nnys ont fréquemment suivi le môme usage, lierman de Wescl , après avoir rapporté une charte de fondation de l'an 873, dit qu'elle a un sceau de plomb qui d'un côlé représente une croix, et de l'autre le nom de l'évôque de Hildesheim. Bruno , évéque de Wiirlzbourg, donna un diplôme en 1030, qu'il authentiqua par une bulle de plomb. Licmar, archevêque de Brème , avait coutome de sceller ses chartes en plomb
« Les princes souverains d'Occident employèrent aussi les bulles de plomb. L'empereur Charlcmagne, ayant renouvelé le testament du palrice Abbon, le fil sceller d'une pareille bulle, et subter ptumbum sijillaii jussimus. On conserve dans le monastère do Sainl-Sixle à Plaisance un diplôme original de Louis le Débonnaire auquel est attaché un sceau de plomb sur lequel cet empereur français est représenté avec celte inscription : f nLVuowiCvs, imp. U. 11 y a au revers : cl. a va. dbc. imp. Une bulle de plomb, qu'on garde dans le cabinet de Sainte-Gène* lève, représente, d'un côté, un princi: couronné de lauriers et sans barbe, avec celte légende : K.AKOLVS imp. Ags., c'est-à-dire imperutor augustus. Au milieu du cercle du revers ou
lil : RBNOYATIO REGNI FHANCOR Vîl. Des au -
leurs de nom onl attribué celle bulle à Charlemagnc; mais Heinecr.ius prouve bien (3> qu'elle est de Charles le Gros. D. Mabilloo en a fait graver trois autres. Après avoir douté si la première est de Charlcmagne ou de Charles le Chauve, il allribuc la seconde à celui-ci, et la troisième à Charles le Gros. Le même auteur, lïeineccius, I). Gode f rot de Bcssel, abbé de Godwic, MM. Eckh.ird, Murjlori et D. Erasme Gatlola, oui donne la description et les figures de plusieurs .sceaux de plomb des empereurs Otlon III, Henri I", Henri H, Gui, cl des princes normands qui régnèrent dans la Fouille et dans
(3) De Siftlis, p. 43.
plusieurs autres parties de l'Italie, au xr siècle et dopais. M. du Cnnge (I) indique un nombre considérable de bulles de plomb pendantes aux diplômes des anciens rois de bicile.
a L'usage des sceaux de plomb a été extrêmement rare dans la France septentrionale. Nous ne connaissons aucun de nos monarques de la troisième race qui s'en soit servi. Il n'en est pas de môme des rois d'Espagne et de. Sicile (2). Pierre d'Aragon fil sceller en plomb, en 120V, les coutumes de Montpellier. Don Ferdinand , roi de Caslille cl do Tolède, après avoir réglé une contestation, donna deux chartes pour être gardées par les parties respectives; et, afin qu'elles n'eussent plus de différends, il fil sceller les deux pièces de sa bulle de plomb. On irotive Un modèle de cet acte dans la bibliothèque universelle de la polygraphic espagnole. Il est daté de l'ère MCCLXXXl, c'est-à-dire de l'an 1243 de Jésus Christ. Theudcius , duc de Spolèle, so servait d'un sceau de plomb en 781. Les doges de Venise , les comtes, les seigneurs de Montpellier cl les villes aimaient aussi à s'en servir; mais l'empereur Manuel ôta aux doges le privilège de sceller en plomb , que les empereurs grecs précédents leur avaient accordé. Dès l'an 1064- la république de Lacques fut gratifiée du droit d'user d'un semblable sceau par le pape Alexandre II, comme si un pareil privilège eût été bien important. Ou connaît uno bulle de plomb pendante à un acte de Guillaume VI, seigneur de Montpellier, sur laquelle étaient représentés, d'un côté, un homme assis sur une chaise, jouant de la harpe , avec une légende autour : Sigilt. Ovitl. domini de Montcpessulano ; el de l'autre , un chevalier armé de toutes pièces, sur un cheval de bataille, tenant un bouclier dans sa main , sur lequel paraissait un besan avec la même inscription. 11 parait, par une charte de l'an 1HG que Raymond, comte de Tripoli , scellait en plomb. Heincccius rapporte plusieurs exemplesdepareilssccaux des villes d'Italie et d'Allemagne. Kn Languedoc les plus anciens sceaux pendants au bas des diplômes furent en plomb. Celui de Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, pendant à la charte qu'il donna, en 1088, en faveur de l'abbaye de Saint-André d'Avignon, en e^t In preuve. D. Vaisselle observe que les comtes de Toulouse scellèrent toujours depuis en plunb les chartes qu'ils donnèrent pour leurs domaines situés dans l'clcnduc île leur marquisat de Provence ou du comlal Yenaissiu. Les autres chartes qui concernaient le reste de leurs domaines furent scellées en cire, soit avec le grand, hoil avec le petit sceau. Aux xnr et xiv siècles, dan» la France méridionale , les seigueurs particuliers faisaient sceller en plomb leurs contrats. Nous en avons vu cinq ou six en original, munis de la buile de plomb du ven -
(i)Siirri .i» **
(5; Les rois «lu (.hypre rte I» maison «le l.iiMgnan seelliifiit aussi on ploint» aui ïnr ,a un* .siècles. \)lém. d - U. de Ma* Latrie fit les mow.:ks cl la steaux de ctu: (u-
deur. C'était alors uno des fonctions des notaires publics d'attacher ces bulles avec des cordons, des lacets el des fils de chanvre de différentes routeurs. Afin d* rendre les actes plus authentiques, on en ôtail quelquefois les sceaux do rire pour y mettre des bulles de plomb. En 1186 Hugues de Baux, vicomte de Marseille, avait confirmé, par nu acic , toutes les donations que ses prédécesseurs avaient faitos A la commanderie de Trinquctaille, de Tordre de Saint-Jean de Jérusalem. Celte charte de confirmation n'avait été scellée qu'en cire; mais en 1209 il fit mettre à la place son sceau de plomb par un notaire cl en présence de plusieurs témoins; ainsi qu'il est porté dans l'acte dont l'original est à Arles, dans les archives de l'ordre de Malle |3).»
Dos sceaux ooo
L'usage des substances molles , pour servir d'empreintes aux sceaux, a toujours élé pratiqué en même temps que celui des métaux. La matière que les Bénédictins appellent craie, du mol latin cretn, et qui est bien plutôt une terre grasse et molle de nalure argileuse, comme l'entend M. de Wailly; a été employée dès la plus haute antiquité chez les peuples de l'Asie; du temps de Cicéron elle était d'un usage général ; il dit a ce sujet : Hœc a nobis protuta tciudado obtignata erat cretn Asiatica , quœ fere est omnibus nota nobis, qui utuniur omnes non modo in publicis, ted eliam in priratis lit ter is qui s quotidie tidemus mitti a publicanis sœpe unicuique nostrum (4). On ne se contentait pas seulement d'appliquer les sceaux sur l'argile, mais toutes les substances qui pouvaient s'amollir pour recevoir l'empreinte du type et durcir cusuite,en en conservant la forme, étaient recherchées. Le plâtre cl la glaise, désignés par les mots gypsum el lutw* , ou mrtof , étaient de ce nombre. La pale de farine, au dire de quelques auteurs, a servi an même usage. Il est reconnu aussi que les anciens employaient un ciment , connu sous le nom de matiha, composé , selon les Bénédictins, d'un mélange de poix, de cire, de plâtre et de graisse.
« Quoique la cire ail toujours été préférée aux autres matières, il est fort douteux qu'elle
ait jamais élé employée pure de toul'mélange. Indépendamment des substances qui étaient destinées a la colorer eu brun, en vert, en rouge, cic, il y en avait d'autres qui lui donnaient de la durcie, de la transparence cl de la pesanteur. Le même mélange n'a pas été employé dans les différents siècles ; personne ne confondra , par exemple, les empreintes blanchâtres et opaques de certains sceaux carloviugiens, avec la cire blonde cl transparente qui était souvent employée aux xn -et xur siècles. Après le miiieu du xv* siècle il est souvent impossible de saisir au-
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cun détail sur les sceaux des rois de France ; la cire molle et ductile ne conserve ni les reliefs, ni les inscriptions : au contraire, pendant le inr et le xiv* siècle les sceaux sont d'une dureté remarquable; quaud ils se brisent , on remarque une série de couches qui se lèvent par écailles, et dont la disposition régulière annonce une véritable cristallisation. Il en résulte que l'on ne possède pas, à partir du règne de Louis XI, une seule empreinte du sceau royal de France qui puisse être comparée à celles que fournissent les diplômes royaux du Km* et du xiv siècle (I). » Cette résistance de la cire, convenablement préparée, a contribué à nous conserver d* belles œuvres de glyptique des trois siècles où l'art du moyen âg^ s'est développé de la manière la plus complète.
On pourrait sans doute arriver à déterminer, par l'analyse chimique, les éléments dont se compose la cire des sceaux, mais cela demanderait des connaissance* toutes spéciales ; signalons tculcmcnl quelques propriétés physiques qui peuvent facilement se reconnaître. La vérification de ces propriétés n'est pas sans importance. Que la cire des anciens soit devenue sèche et dure parl'aciion seule du temps, ou que ces qualités résultent de la nature même des éléments qui la constituent, toujours est-il que la présence d'une cire onctueuse et ductile, au revers d'un ancien sceau plaqué, devrait faire juger qu'il a éié frauduleusement détai lié d'un diplôme original La cire des sceaux dis derniers siècles est au contraire d'une nature grasse (2j. La couleur de la cire peut aussi, comme on le verra plus loin, fournir jusqu'à un certain point dos indices dcjalsification. '
Au xvr siècle on rencontre très-sou vent des sceaux recouverts d'un papier qui fait corps avec la cire et qui reproduit l'empreinte du type. On avait voulu par là donner plus de solidité aux sceaux, qu'on faisait dès lors très-minces et par conséquent très-fragiles. Les Bénédictins Axaient l'origine de cet usage au commencement du xvr siècle, mais M.deWailly a découvert aux archives du royaume un acte ds 1385, auquel est suspendu un sceau du même genre; il faut donc la reporter à au moins deux siècles plus haut (3).
La cire connue aujourd'hui sous le nom de cire d'Espagne a été inventée sous le
(!) Elément* de paléographie, t. 11. p. 50.
{i) Voyez les ouvrages de» Bénédictins, de Godwic et •I M. de Wailly.
(5) M. de Mas Latrie, dans un mémoire publié en 1S41, sur le» monnaies el les sceaux des mis de Chypre de ia maison il?. LuMgnnn, fat mention du deux sceaux des au» tiers 1151 el 1483 quisoul également recouverts de paturr.
(4) Voici un moyen que donne M. de Wailly pour netlojer les sceaux de cire. « Les couches de poussière qui su déposent a la surface des sceaux (missent par acquérir une grande dureté. Il est probable que cette poussière se o. «il ii u ut avec une substance grasse ou huileuse, qui |»ou- » m être sues altooduts lorsque l'empreinte u'avail p.is meure vieilli. Ce iiiaMic est trop adhérent a la cire |H»ur qu'il soit |>os$ible de l'enlever en le grattant. Il sultil quelquefois d'employer une brosoc un peu 'lurc imbibée d'eau.
règne de Louis XUI. C'est un composé un gomme-laque, diversement colorée, de poix résine, de craie el de cinabre qu'on broio lorsqu'on veut lui donner la couleur rouge. Les Bénédictins rapportent qu'on en est redevable à uu sieur Uousseau, marchand de Paris qui, se voyant ruiné par l'incendie de la grande salle du palais , s'avisa de faire de la cire à cacheter de la manière dont il l'a - . vait vu préparer aux Indes orientales, où il avait voyagé. Madame de Longueville voulut bien se charger de faire voir cette cire au roi. La cour et la ville en firent taul de cas, qu'en moins d'un an Rousseau gagna plus de cinquante mille livres. Il donna a celte cire le nom de cire d'Espagne, pour la différencier de la gomme -laque fondue, cl tant soit peu colorée avec le vermillon, que l'on voyait auparavant , et qui portait le nom de cochenille.
2 Couleur des sceaux de cire.
Cire blanche.
Depuis les premiers temps de la monarchie jusqu'à la fin du xr siècle, le sceau royal a été appliqué sur uue cire de couleur blanchâtre. L'extérieur de ces empreintes n une teinte brune causée par la poussière qui a fini par faire corps avec la cire (V); mais l'intérieur en est généralement d'un blanc cendré. Les empereurs d'Allemagne ont employé fréquemment la cire blanchâtre depuis Ollon I" jusqu'à Frédéric IV. Les ducs, le» prélats el les comtes de l'empire s'en servirent aussi, mais seulement jusqu'au xnr siècle. Au xv siècle c'était devenu une espèce de prérogative de sceller en cire blanche. FtédcriciV, disenlles Bénédictins, ayant créé un duc de Modènc et de lleggio, lui accorda le privilège de sceller en cire blanche, comme faisaient depuis longtemps les princes de l'empire. Les rois d'Angleterre, jusqu'à Charles 1", ont presque toujours donné la préférence à cette couleur.
En France, sous la troisième race, l'usage de l,i cii e blanche était encore assez ordinaire. Les Bénédictins rapportent à cet égard différentes pièces du xir et du xm* siècle qui ne laissent pas de doute que les rois, les nobles cl les ecclésiastiques n'aient continué à s'en servir; enfin un arrêt du parlement de Paris, rendu en lit) i, est scellé en cire blanche : tout cela prouve donc que celte couleur n'a jamais élé entièrement abandonnée (5).
souvent H est nécessaire de la tremper dans nue prépara- Uon connue sous le nom dVau teconde. Lorsque |»ar ce moyen on ne réussit pas a nelloyer parfaitement le sceau, il Cuit verser sur l'empreinte aie l'eau seconde en assez grai.de quantité pour qu'elle recouvre entièrement la couche de poussière adhérente à la cire ; au bout de dix minutes ceue couche est assez détrempée pour que l'action de la brosse la détache entièrement. Toutes les fols qu'un sceau doit être moulé, il est indispensable de le nettoyer l«arfaileinent, si l'on veut obtenir une empreiute exacte, souvent même celle précaution est nécessaire pour aider au déchiffrement des légendes dont le relief a disparu » (5) J'ai vu aux archives de l'Yonne ( Lépro». de l'oniferraut ) plusieurs sceaux du xiu« siècle en rire blanchâtre, sur lesquels on a déposé une légère couche de couleur verte, peut-être pour les rendre moins fnabli s.
Cire jaune.
« Parce que le jaune est naturel â la cire, disent les Bénédictins, Willhcmius, Ruddinian, Leyscr « l quelques autres célèbres diplomaties ont cru que celte couleur a été celle des sceaux les plus antiques; ruais D. M.ibillon n'en fait pas remonter l'usage au delà du xir siècle. La cire jaune ou Monde fut alors employée par le roi Louis VII, par lieuri II, roi d'Angleterre, par les grands seigneurs, les prélats tt les communautés. Les sceaux de Pierre, archevêque de Taieutaisc, de Bouchard de Montmorency, au xir siècle, de Béatrice, comtesse do Guiues, cl de plusieurs autres , sont d'un jaune parfait, au jugement de notre savant bénédictin , au lieu que celui de Wcrrnond, évéque de Noyon au xur siècle, est de couleur blonde. Nous avons vu des sceaux de la même couleur el du même temps dans les archives de l'abbaye de Molcsmc. » Les Bénédictins et Mabillon distinguent ici deux teintes différentes, qui cependant ne sont pas aussi tranchées qu'on pourrait le supposer d'après les expressions qu'ils emploient. Il est en effet difficile de déterminer nettement la différence qui existe entre ces teintes. M. de Wailly, qui a vu plusieurs milliers de sceaux aux archives du royaume, assure qu'il est fort douteux qu'on puisse en découvrir un seul qui ail la couleur de la cire du commerce. Des recheichcs minutieuses sur cet objet ne conduiraient a rien de positif. Bornons-nous donc à dire, avec le savant auteur des Eléments de paléographie , que l'on n'a jamais cessé, à partir du xir siècle, d'employer une cire dont la teinte plus ou moins rapprochée de la couleur jaune, diffère évidemment do la cire rouge et de la cire verte. Quant à la cire blanche, elle est quelquefois tellement colorée par l'action du temps, qu'on peut la confondre avec la cire jaune. Il est d'ailleurs difficile de tracer la limite qui sépare le blanc terne du jaune clair ; par conséquent il serait peut-être préférable de ne pas nier d'une manière absolue l'emploi de la cire jaune, même au xr siècle, tout en reconnaissant qu'alors les diplômes étaient habituellement scellés en cire blanche.
Gre rouge.
«La cire rouge, disent les Bénédictins, approche trop de la pourpre el du cinabre, dont les anciens empereurs ont fait tant d'usage, pour que les autres souverains n'en aient pas fait souvent la matière de leurs* sceaux. Ceux de nos rois de la première et de la seconde race offrent assez fréquemment une cire rouge, tantôt pâle, tantôt rembrunie. Sous la troisième race on a usé d'abord de cire rouge ordinaire. Frédéric Barberousse est le premier des empereurs d'Allemagne qui ait scellé en cire rouge, a l'exemple des empereurs de Constanlinoplc. Plus de cinquante ans avant lui, Guillaume le Roux, roi d'Angleterre, scellait en cetio
(t) EUmenls de paléographie, i. », p. bt.
W Voi/e* (Jus loin le» remarques sur l'usage de lelle
couleur. Les rois, les évéques, les abbés, les chapitres, les monastères, les clercs cl les seigneurs s'en sont servis, surtout dans les jugements. Parmi nos rois capétiens, ]). Mabillon n'en cite pas de plus ancien que Louis le Jeune. Aux xi\* et xv siècles, les lettres, les quittances, les montrées cl autres actes semblables sont, pour la plupart, scellé» en rouge. » On relate un certain nombre fie chartes scellées de celle couleur avant 1250; mais ce n'est qu'après la première moitié du xur siècle que l'usage de la cire tout à fait rouge se répand davantage, et finit, par la suite, par être très-ordinaire. M. de W«iilly fait observer toutefois que le grand sceau royal de France fait exception à cette règle, et qu'il n'en a pas découvert, après le règne de Louis VII , une seule empreiule qui (ût en cire rouge (1).
Les cardinaux scellèrent en cire rouge dès la seconde moitié du xur siècle, et les papes adoptèrent cette couleur depuis le pont Oeil de Nicolas V au plus tard, pour imprimer sur leurs brefs l'anneau du Pécheur. La plupart des sceaux plaqués du xiv* et du xv siècle sont également en cire rouge.
Cire verte.
L'usage de la cire verte ne parait pas remonter en Fiance au delà du xir siècle; et encore les Bénédictins ne citent-ils qu'un trèspetit nombre d'actes de cc'siècle scellés de celle manière: M. de Wailly en ajoute quelquesuns de la seconde moitié du même siècle. Je n'en ai rencontré un assez grand nombre qu'au commencement du xm* siècle. Philippe Auguste passe pour le premier de nos rois qui ail fait quelque usage de la cire ver\e. On cile aussi plusieurs diplômes de Louis VII scellés de la même couleur. Depuis Philippe Auguste, les rois de France ont scellé fréquemment en cire verte, et leur exemple fut imité par la noblesse et le clergé; et lors même que l'usage de la cire rouge fut devenu ordinaire, il n'exclut pas entièrement celui de la cire verte, même pour les sceaux des ecclésiastiques (2).
En Allemagne on a commencé à se servir de la cire verte bien plus tard qu'en France; Heineccius n'a connu que deux sceaux de celle couleur du xiv* siècle : cependant l'empereur Çigismond accorda à quelques communautés la permission de sceller en cire verte. Au xive siècle les rois d'Angleterre se servirent moins fréquemment qu'auparavant de la cire jaune, el la remplacèrent par la tire verte.
Cires bleue el noire.
Outre les couleurs qu'on vient d'énumérer, on donnait encore a la cire des teintes bleue et noire. La première est exirémemcnl rare, puisque les Bénédictins n'en rapportent qu'un exemple du xvr siècle, cl que M. de Wailly déclare n'en avoir pas rencontré, non plus que de cire noire. Cependant les auteurs du Nouveau Traité de
o» lelle moteur selon la nature des acte» dans U chancellerie royale