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dans le combat. Il ajoute que la variété des i. nages cl dos figures dont le bouclier était orné, a donné naissance à l'écu dans les armoiries et à tout T.irt héraldique (I).
BOUSTROI'HÊDON. Ce mol, grec d'origine, signifie propr» nient tourner comme le bœuf. Il caractérise parfaitement bien une écriture qui, par sa disposition, imite l'action du laboureur qui, après avoir tracé le premier sillon, en forme un autre à côté et poursuit de la sorte son travail jusqu'à ce qu'il soit achevé. On rapplique à la pins ancienne écriture des Grecs cl des Etrusques, qui était tracée do gauche a droite pour la première ligne, puis de droite à gauche pour la seconde, et ainsi successivement en allant et venant; ou bien qui commençait de droite â gauche et revenait de gauche à droite, et ainsi alternativement. Les auteurs du Nouveau Traité de Diplomatique ont publié une inscription en écriture boustrophédonc, qui remonte à près de 3,000 ans, et qui a clé découverte dans les ruines d'un temple d'Apollon de la Tille d'Amyclôs.
L'usage de celle écriture est restreint aux deux peuples susnommés; si l'on en trouve
3uelques traces sur des médailles, cela vient e l'inadvertance des monétaires plutôt que d'an système arrélé.
BOUTE1LLIBR. Le boutclllier, buticularius, était un officier des rois du commencement de la 3' race. Il était chargé de présenter la coupe au roi cl de pourvoir à I approvisionnement de sa table. Il avait pour cela des Agents dans les vignoble» renommés.
( Voy. Gbaxds officiers db la courohhe).
BBEFS. On a désigné d'abord sous le nom de brefs tous les actes de peu d'étendue; mais dans la suite des temps on n'a plus eu égard à la signification du mot cl on a fini par faire des brefs lrè9-lonps. Les Grecs et les Latins firent un usage égal de ce mot. Les premiers désignaient enlrc autres termes les brefs par les mots brebion, pytakè, et les seconds par les noms de brevis, brève, brevi~ cul us, brevetas, pytacium, scheda, cedula, etc. Les écrivains du moyen âge varièrent ces mots à l'infini sans en changer le sens; excepté que pytacium paraît plus spécialement signifier des billets, des tablettes manuelles, des écriteaux.
On appelait brefs les lettres, jussions, mandements, billets émanés des rois et des particuliers : il y avait par exemple pour les navires des brefs de sauvclc,de sauf-conduit el de victuailles, breveti salvationis, suivi conductus, vicluulium. A partir du xiv* siècle on appela ces pièces simplement brevets.
Si Ton voulait entrer dans le détail des divers actes auxquels le nom de bref était donné, on en ferait un volume; contentonsnous d'en examiner les principales espèces. Les brefs de serinent, brève saeramenti qu'on trouve dans Grégoire de Tours et dans les
(l) Nourmm Traité de Diplonuiiique, t. IV, p. 93.
(X) Foyci D. de Vaiues, art. Bair, et le Nouveau Traité
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Gapitulaircs concernaient l'acle de fidélité prêté au roi; après la cérémonie on en dressait acte, sous le nom de brève tacramentum, signé des témoins. Il en était de même lorsqu'on justice on se purgeait par serment de quelque nrcusation. Le brève originale était une assignation; le brève inquisitionis était depuis te xir siècle un bref d'enquête pour faire des informations juridiques; brève tictoriale était l'acte qui donnait gain de cause. On appelait brève pendent extra sigillum, la reconnaissance d'un feudalaire envers la couronne d'Angleterre. Dans le même pays on appelait brève annuitatis, un bref d'annuité pour poursuivre un débiteur qui ne payait pas sa redevance annuelle. On se servait encore du mot bref dans plusieurs autres cas.
Brève prineipis ressemble â ce qu'on a appelé plus lard lettres de cachet, ou aux corn» mittimus, et encore aux lettres d'évocation; brève de capella, signifiait un bref émané de la chancellerie; brevet pro quœsta, fort usités aux xm* et xiv siècles, étaient des pancartes portant permission de quêter. Comme quelquefois les frères quêteurs abusaient de ces brefs on défendit de recevoir de leurs mains dos cédulcs, cedula, où les indulgences fussent plus étendues que dans les brefs.
' Brevis de convmîentia élail un accommodement ou une transaction. Eu Normandie brève dettabilia, bref d'establie, était un acte par lequel les ducs mettaient en séqueslro un fief en litige.
En général les assignations, citations, décrets, tous actes par lesquels on était appelé en justice ot les lettres de chancellerie qui autorisaient à intenter une action contre quelqu'un s'appelèrent communément : les
Ï rentiers brevia judicidia , el les seconds rcrt'a magistralia (2).
Si dans l'ordre civil l'usage des brefs fut ainsi répandu, on vil aussi les papes employer ces actes qui onl conservé jusqu'à nous leur nom cl leur caractère déterminé. Ou en fait remonter l'origine au xm* tiède, mais la forme n'en fut réellement fixée que vers le xv\ Dans cet intervalle les rescrits d s papes qui à la formule N. episcopus servus servorumDei substituent iY. papa /, Il ou ///, etc., paraissent avoir servi de type aux brefs proprement dits dont tous les caractères se trouvent pour la première fois réunis dans un acte de Nicolas V, qui renferme les passages suivants: iVicofaus pana V, ditectis fil ii s salutetn et apostolicam bcnediclionem... Datum Romœ,apud saneluto Petrumsub annulo piscalorit, die \ v nprilis mccccxl. vni, pontificatus nos tri u. Celte forme devint de plus en plus constante et les successeurs de Nicolas Via suivirent si scrupuleusement, qu'elle n'éprouva plus depuis lors de changement durable.
Le nom do bref convient donc aux actes de Diplomatique, 1. 1, p. 405.
pontificaux dont lo débat oa inscription, qu'elles aient été scellées de sceaux d'or,d'arénonce simplement le nom do pape, son rang gent,decuivre ou de plomb qni depuis le ix* parmi ses prédécesseurs de même nom, et au xn* siècle furent de temps en temps ap— clans la formule salutem et apostolicam ôene- pelés bulla (2). Ce nom donné au sceau était dictionem. Ces mêmes actes, depuis le xv même encore usité au xiu* siècle, et on en a siècle, furent scellés en cire rouge et de l'an- qualiGé quelquefois les sceaux de cire, ueau du pécheur (subannulo piseatori$), re- j. Bullbs métallique*. L'origine des bulles présentant saint Pierre dans sa barque (1), en plomb et de tout autre métal, considérées tandis que les bulles proprement dites sont comme des sceaux, remonte à une époque toujours scellées en plomb; et celles-ci éma- très-ancienne. Les empereurs romains scelnent de la chancellerie, tandis que ceux-là lèrcnt en plomb leurs édits ; on connaît le sortent de la secrétairerie des brefs. La date lceau de Marc-Aurèle et de LuciusVérus.qui doit indiquer le lieu, le jour du mois selon représente ces deux empereurs, et est percé notre calendrier, Tannée de 1ère chrétienne de haut en bas pour laisser passer la cordeen chiffres romains, et l'année du pontificat telle qui le suspendait au diplôme.— Les Bé- Une singularité de la chancellerie romaine nédicltns cilenteocoreceuxdeGallia Placida, au xvtir siècle, c'ost que Benoit XIV ait fille de Tbéodose, et des empereurs Trajan et écrit un bref en français. Il est vrai que ce Antooin le Pieux. Les papes adoptèrent cet n'est pas le premier pape qui se soit servi usage, peut-être dès les premiers siècles. Au quelquefois d'une langue différente du latin, moins connalt-on des plombs des papes Deus car Benoit XIII a donné quelques rescrits Ved»fen6H;deThéodorc,VitalienetZacharie.
dans le genre des motus proprii, écrits tout entiers ou en partie en italien.
Les brefs revêtus de toutes les formalités qui les caractérisent, et particulièrement de la clause : Sub annulo piscatoris, seraient très-suspects avant Eugène IV; scellés de plomb, comme les bulles, ils seraient éridemmenl faux. Au contraire une bulle scellée du sceau do pécheur, sans l'annoncer, serait fausse depuis le milieu du xv* siècle, cl trèssuspecte avant cette époque.
Il est essentiel aux brefs d'être scellés en cire rouge avec l'empreinte do l'anneau du pécheur, c'est-à-dire que saint Pierre v est représenté dans sa barque jetant ses filets. Autour du sceau est le nom du pape suivi du mot papa et du nombre ordinal qui le Caractérise, mais sans chiffre.
BULLE. BULL A. Ce mot doit être considéré dans ses deux acceptions. Au sens propre il était employé pour désigner nn sceau ordinairement de métal attaché aux lettres ; le droit canon el les pièces même qu'on a désignées du nom de bulles ne l'ont jamais regardé autrement, et une bulle qui se qualifierait telle avant le xuie siècle ne serait pas à l'abri du soupçon. Par extension, et de même que les chartes ont été appelées siy il la du sceau dont elles étaient munies, ijinsi certaines classes de lettres pontificales ••ut tiré leur dénomination de la bulle de piomb qui y était attachée.
On a appelé de ce nom non-seulement les (cl 1res des papes, mais encore celles des empereurs, de quelques conciles œcuméniques i l même de certains prélats. On connaît la l.imeuse bulle d'or de Charles IV et quelques ii utres de même espèce des empereurs byzuiliiis. L' s auteurs des traités de diplomatique ne pensent pas qu'on se soit servi du terme de bulle pour caractériser les chartes des autres rois, princes, seigneurs, etc., quoi-
(I) Cet détail* ne so retrouvent plus sur les acte», parce ,{..<• l'empreinte icnili a ca hrt«»r le bref, . t d.-»alt cire i/-,ée <|tiaud un roulai} prendre lecture du ctm'.euu.
D'autres bulles, qui portent les noms de Léon, Jean, Grégoire, etc., pourraient peut-être se rapporter aux premiers papes de ces noms. Mais à défaut de certitude complète, les Bénédictins s'arrêtent au moins à saint Grégoire le Grand. L'image du bon pasteur avec I A et Vu occupe une des faces du sceau de Deus dédit, et les mots Deus dédit papa remplissent l'antre. Les bulles do plomb des papes, jusqu'à Léon IX, ne portent que leur nom au premier côté el le titre de papa au second ; il faut en excepter celles de Deus dédit et de Paul I". Celles-ci portent d'un cêté les bustes de saint Pierre el saint Paul et de l'autre le nom du pape en grec, singularité qu'on explique par sa grande affection pour les Grecs ou bien encore parce que les savants du viti* siècle aimaient à écrire leurs noms en cette langue (3). Ce pape est le premier qui représenta sur les bulles les portraits des deux apôtres. Cet usage, interrompu après lui, fut repris par Léon IX, qui scella en 10W un diplôme d'une bulle sur laquelle on voit d'un côté saint Pierre el saint Paul, avec les signes spa rpb, s inclut Petrus, sanctus Paulus, et de l'autre sou nom. Léon IX est la premier qui ail fait mettre des noies numérales sur les bulles pour distinguer le rang que tiennent entre eux les papes qui ont porté le même nom. Les bulles de ses successeurs jusqu'à Urbain II varient beaucoup de sujets. Celle de Victor 11-, qui monla sur le sainl-siége en 1055, représente un personnage à mi-corps recevant du ciel une clef que lui présente la main divine, et sur le revers la Tille de Rome figurée par on monument avec l'inscription Aurea Roma dans le champ et le nom do pape à l'cntoor. Le même pape avail encore d'autres sceaux.
Alexandre II, élu pape en 1081, porte son image avec celte légende :
Quikl iiectes uectam, qucxl solvci ipse résolvant.
Urbain II se coutenla de mettre son nom sur un côté de son sceau et sur l'autre une croix
(9) C«mme l<u tceaui de quclqees chartes des rois Raoul, Hujnie* Cipcl el PhHi|»pc I".
(ô; I). M-ibillou, de Re diptontatica, su|»pl. 46.
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netomp.ïgnécdes noms do saint Pierre et saint l'.ul.UMabillon dit formellement qoeltf successeur?, d'Urbain j isqu'a Clément VU donnèrent la même forme à leurs sceaux. Il ajoute que quelques-uns remplacèrent les noms des apôtres par leur buste. Depuis Pie 11 exclusivement, les sigles qui, sur le premier côté, désignent les noms des deux apôtres, au lieu d'être en ligne horizontale sont placés sur deux colonnes perpendiculaires. Enfin les deux dernières lettres inférieures furent retranchées ; en général, après le xtr siècle au plus tard, il faut que les 'Ctiiut d'un pape, lorsqu'il était sacré, re-
BulU d'Innocent IV
prés nient d'un côté les tôles de saint Pierre et saint Paul séparées par une grande croix et que le revers porte la légende, c'esl-àdire le nom du pape, son litre sous ces deux lettres PP, et le chiffre romain qui le distingue de ses prédécesseurs du même nom. Si le pape n'avait pas encore élé sacré, la léte du sceau sans le revers suffirait. Il n'y a que ce revers qui ail varié dans la suite. Clément VI y mit cinq roses qui étaient les armes de sa famille. Les armes de Jule« II, de Léon X, de Clément VII et de Paul 111 se trou>eul sar Iran sceaux de plomb.
Avantd'allcr pins loin, arrêtons-nous pour remarquer la position respective de saint Pierre et de saint Paul sur les bulles de plomb. L'élude de cette question a soulevé de nombreuses difficultés aux defniers siècles. Nous nous bornerons à faire connaître lopinion la plus concluante. Les fragments ri** verre trouvés dans les catacombes de Rome, représentent saint Paul à la gauche de saint Pierre, et ces objets sont antérieurs au v siècle. Ces apôtres sont dans une situation semblable sur la table sépulcrale de pierre du cimetière de Saint-Hippolylc et sur plusieurs autres tombeaux et peintures (1). Il est donc certain que les plus vieux monuments représentent saint Pierre à la droite de saint Paul, ou autrement dire saint Paul à la gauche de saint Pierre. Les protestants ont tiré de ce fait une de leurs objections contre la primauté de saint Pierre. Ils prétendaient que saint Paul ayant à sa gauche saint Pierre, c'était une preuve que dans les premiers temps du christianisme on n'avait pas reconnu la primauté donnée par Jésus* Christ à saintPierre, puisqu'on donnait le pas à saint Paul. El ils s'appuyaient pour cela de l'autorité des bulles de plomb où l'on voit en effet les deux apôlres dans la position qu'ils leur assignent. Mais les premiers chrétiens n'ayant pas donné celle situation aux deux apôtres, à moins de cas extrêmement rares et fortuits, leur argument tombe de luicme. D. Mabillon a également expliqué, J une manière satisfaisante, le motif qui a Lit cliang r sur les bulles la situation antique ili s doux saints. Ce n'est point, dit-il, par la tiiualioo des apôtres représentés sur les l'ullcs qu'oa doit jugr do leur rang, mais
(I) Suuvcau Truite de lHplt»mii(pv,t. IV, p. 303.
par la position de ceux qui regardent leurs images. Lorsqu'on lésa figurés, on a eu égard aux spectateurs. Or saint Pierre s'offranl a leurs yeux parait à la droite et saint Paul à la gauche. Celle explication se trouve confirmée par la position des images de ces deux apôtres dans les églises; saint Pierre est placé du côlé de l'épltre el saint Paul du côté de l'évangile. Le peuple regardant vers l'autel, a saint Pierre à sa droite et saint Paul à sa gauche. On ne peut donc pas dire que la
Ida ce occupée par cet apôlredes nations sur es bulles préjudicie à la prééminence ilu premier des pasteurs. M. de Marca el les nouveaux diplomalistcs sont du même avis ; el ceux-ci ajoutent en outre que celte position vient de ce que, dans les premiers temps, lorsque les têtes des apôtres élaienl d'un côlé du sceau, elles étaient représentées de profil et non pas de face, comme on peut en juger par le sceau de Paul 1" qu'ils publ cul; qu'ainsi l'on ne pouvait pas dire que saint Paul fût a la droite de saint Pierre, puisque, se regardant mutuellement, aucun des deux n'était ni à la droite ni à la gauche de l'autre; mais il arriva que les figures des apôtres, qui étaient représentées ue profil, le furent insensiblement de face. Alors, comme on était accoutumé à donner â saint Pierre lu côte qui répond à notre droite, on continua d'en user de même, saus tenir compte de la non* veilc position des visages des apôtres, qui semblait placer saint Pierre à la gauche do sainl Paul.
La forme des balles de métal a toujours élé orbiculairc el la plupart des bulles de plomb ont conservé celle forme; on on rencontre quelquefois d'ovales, l'icoroni en
produit one de celte espèce représentant Alexandre-Sévère. 11 s'en trouve de carrées, mais rarement. Heinnecius en a publié deux des pape* Sergius et Etienne.
Vers la fin du xn" siècle 1rs Lies de soie auxquels la bulle de plomb était suspendue éiaienl ordinairement mi-partie de rouge et de jaune. Ces couleurs devinrent asses fixe», mais non sans exception. Cependant on derraïl rejeter, depuis celte époijuc, une bulle en forme rigoureuse qui n'offrirait pas des cordelettes de chanvre, et une bulle en forme gracieuse qui n'en aurait pas de suie ou au moins de laine. Si, depuis le milieu du xiu9 jusqu'au xvi* siècle, les lacs des bulles en forme gracieuse n'étaient pas mi-partie do rouge et de jaune, il y aurait quelque sujet de les suspecter (1). *
On distingue les bulles entières des demibulUs ou bulle» défectives ou blanches, en ce que les premières sont empreintes des deux côlés et représentent d'une part les images de saint Pierre et saint Paul, et de l'autre le nom du pape, tandis que les secondes ne rcpréi-entent que les images des saiuls apôtre*. Ces bulles ne servaient aux papes qu'entre lé'eclionet la consécration.
Elles ont du reste la même autorité que les bulles entières, suivant ce que déclarent Innocent III et Nicolas IV.
Avant le xir siècle les bulles n'étaient pas frappées d'une manière uniforme, mais depuis celle époque on ne doit pas rencontrer de variation dans celle d'un mê ne pape. Et môme, quoiqu'il soit reconnu qu'un pape ait varié quelquefois dans le type de ses bulles, une grande dissemblance entre 1 empreinte d'une bulle cl celb s d'un grand nombre d'autres d i même pape serait un signe de faux. De même, lorsque la bul c, d'ailleurs d'une configuration semblable aux autres bulles, t!Sl inégale, c'est-à-dire plus collée en quelques endroits et plus enfoncée en d'autres, c'est un indice qu'on en a détaché les fils pour y en insérer d'autres; ce qu'il est aisé de vérifier en ouvrant le plomb. H n'en serait pas ainsi si la bulle était seulement mise do travers; cette erreur serait duc à une distraction de l'ouvrier (2).
Les papes ont pris au moyen âge les plus grandes précautions contre ta fabrication des finisses bulles. Innocent 111 surtout se distinguo par le zèle qu'il apporta dans celte matière. Voici comment il rend compte (les différentes ruses des faussaires de sou temps.