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On trouve dan» les charte», mais pi os récemment , le mol de bénéfice employé pour designer on office ecclésiastique auquel est aiiacbé on certain revenu; il y avait le bénéfice séculier, régulier, le bénéûce à charge •lâmes.
BENE VALETE. (Voy. Salutation.)
BEZANS. Monnaie d'or empruntée à l'Orient. Charlemagne en parle dans nne charte île donation en faveur de Saint-Denis : In $ignutn rei quatuor modo aureos offero bizuntios. On a cru, mais à tort, que cette monnaie n'était pas connue en France du temps de ce prince. En effet le pape Jean VIII, dans te même siècle, s'en est servi, selon iluCange. Pourquoi, alors que l'empire de Charlcmagne s'étendait par tonte l'Europe chrétienne, aurait-on admis une monnaie à Home, sans qu'elle eût eu cours ailleurs? On voit les bezans dans les armoiries du moyen âge. Aux tu* et xttr siècles its continuaient d'avoir cours. Sous Philippe le Hardi le bexan <Tor fut taxé par arrêt du parlement, en 1282, à 8 sous tournois, le marc •l'argent étant à 54 sous. A la cérémonie du s in - j.'s rois de ce temps, on portait à l'ofii ande un pais, un baril d'argent plein de vin, et 13 beians d'or.
BIBLE. Le mot Bible vient de 616/0*, nom donné au papier d'Egypte ou papyrus dès le temps d'Hérodote. On appelait ainsi les manuscrits, parce qu'ils étaient écrits sur celte substance.
BIBLIOTHÉCAIRE. La fonction de bibliothécaire ne fut pas toujours restreinte, suivant l'élymologie du mot, à la conservation des livres et des manuscrits. La science qu'on exigeait des bibliothécaires dans les premiers siècles du moyen âge l'es rendit nécessaires dans bien des circonstances. Dans l'Eglise de Rome on les voit, antérieurement aux chanceliers cl aux archichanccliers , remplir les fonctions de ces olficiers. M. de Waiily cite à cet égard une bulle de saint Grégoire le Grand qui est contresignée d'un bibliothécaire, et ajoute que c'est le premier monument où cet officier soit mentionné. Celte charge se trouve tantôt réunie, taniôt séparée de celle de chancelier, jusqu'au xn* siècle, sous Célestiu II, où l'on cesse de trouver dans les bulles le nom de bibliothécaire. Les anciennes bulles-privilèges annonçaient qu'elles étaient dalées ou délivrées par (el bibliothécaire; c'est une règle constante depuis le vu* an xu* siècle inclusivement. —On vit sous Alexandre II plusieurs bibliothécaires à la lois.
Les premiers rois carlovingiens firent, à l'exemple des papes, souscrire plusieurs de Ifiirs diplômes par leurs bibliothécaires, qui ciaieul en même temps leurs chanceliers ou archichapelains.
Les bibliothécaires de cathédrales, surtout en Italie, dressaient les lettres el les diplômes des évéques avant que cet emploi ne fût
U) Montent Troué de D<t>l*nat , 1 V, p. 57.
conOé aux chanceliers (1). Dans les monastères le bibliothécaire élail chargé du soin des livres; H réglait les chants el les lectures qni se faisaient soit à l'église, au réfectoire ou ailleurs, et remplissait quelquefois les fonctions de notaire ou de secrétaire peur la rédaction des actes (2).
BILLA, BILLETA, BILLETUS. Ces mots ont signifié billets de différente nature, tels que les obligations, les billets d'échange, d'épargne, etc.; c'est le synonyme de schedula. En Angleterre les billœ étaient les requêtes présentées au roi, d'où est venu te fameux mol 61//, projet de loi proposé au parlement. On a dit aussi bulleta ou bulle tus et botleta; cette dernière expression élait donnée aux billets d'étape des troupes.
BILLETS DE MORT. Les communautés religieuses, qui avait ni formé entre elles des sociétés de prières, se faisaient part réciproquement des noms el qualités des chanoines ou moines décédés depuis peu. On appelait, au xi* siècle, ces billets mortuaire* litterœ currcntes,el dan» la suite brevia morluorum, brevet de defunctis, brevia pro dtfuncto ou simplement brève. On conservait au xvni' siècle, dans plusieurs archives, d'antiques rouleaux en vélin où étaient écrits les noms des défunts de certaines communautés pendant plusieurs siècles.
BISSEXTILE. On appelle année bissextile celle qni est composée de 36t> jours au lieu des 363 de l'année ordinaire. On sait qu'elle alicutnuslcs'juatrcaos.parsuiledela réunion des 5 heures minutes laissées de côté dans chaque année ordinaire et qui (ont un jour au bout do ce temps. Le uoui du oissextile vient des Romains qui comptaient comme nous ce jour supplémentaire el le plaçaient dans le mois de février, entre le 6' el le 7* jour avant les calendes de mars; et qui, en comptant, disaient: Die sexto kalendas, ci ensuit» bis sexto fudrndas.
Ce jour était néf isto chet eux ; Ammicn Marccllin dit que Valenliuicn n'osait pas sortir ie jour du bissexte.
BLASON. (Voy. Armoiries.)
BOCCLIER. Le bouclier, considéré comme symbole do la protection que les princes doivent à leurs sujets, a figuré, comme les aulres armes offensives et défensives, sur les monnaies et sur les sceaux. Cet emblème avait paru sur les médailles des empereurs postérieurs aux deux Autonin, orné de diverses figures, et «lu labarum depuis Constantin; les sceaux de Louis le Débonnaire, de Charles le Gros et de Louis VU le reproduisent quelquefois. Il est ordinaire sur ceux des empereurs d'Allemagne depuis Conrad I** jusqu'à Othon I*', et dans cenx des grands seigneurs du Languedoc, de la Bretagne et de ta Lorraine. Heineccius, après avoir donné les différentes formes de celle arme, rapporte qu'on l'attachait au cou avec une chaîne ou une courroie, pour ne pas la perdre
(2) cartul de Saha l'èi e de Chartres, 1. 1
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