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du parlement d'Irlande de l'an 13»î que le» rois d'Angleterre changèrent leur nom de «eù/neurs a^r/andeenceluideroù. Jacques 1", ayant réuni sur sa léle les couronnes d'Angleterre et d'Ecosse, prit le titre de roi de la Grande-Bretagne, que ses successeurs ont contiuué de porter.
V. SUsCRlPTlotfS.DES CHARTES DBS SEIGNEURS ET DBS PARTICULIERS.
Un résumé succinct sera suffisant s ur cet ohjet, qui présente des variations infinies : nous l'emprunterons aux Eléments de paléographie (1).
« Que les seigneurs aient imité dans leurs chartes les formes de suscription qu'on rencontre dans les diplômes royaux, c'est un fait qu'il esl impossible de contester. Ainsi les formules Dcigrntia, misericordia, clc-, les invocations, les épilhèles honorifiques, les termes de majesté, de grandeur, d'excellence, etc., se rencontrent à chaque instant dans leurs actes. Quelquefois même ils prennent le litre de roi; ils adoptent aussi ces formes d'humilité inspirées par le christianisme. Au xr siècle, dans une donation à l'abbaye de Saint-Oucn de Rouen, nn gentilhomme s'intitule : Mainardus peceator et omnium infelicissimus. Dans le siècle suivant, Robert de France se qualifie, par la patience de Dieu comte de Dreux et de Braine. Rien de plus ordinaire que de trouver dans la suscription d'un acte la filiation de celui qui l'a fait dresser : Radolfajs Taxo, filius Rodulfi Andegavensis, etc. (2).
■ Quand les chartes sont adressées à des papes, à des évéques ou à d'autres ecclésiastiques, les termes de respect leur sont prodigués. Prenons pour exemple une des formules publiées par Marculfeau vir siècle: Domino sancto et apostolica sede colendo domno et in Christo pitri illi episcopo, ille et conjux mea illa, etc. Les chartes qu'on accordait aux monastères, aux églises ou aux abbayes , renfermaient ordinairement quelques détails sur leur position et sur les motifs qui les recommandaient à la dévolion des fidèles. Une donation faite, au vu* siècle, à l'abbaye de Moissac, présente celte suscription : Venerabili in Christo patri et domino apostolico Leotado abbati vel omni congrrgationi monnsterii Hîoisiucensis quod infra pago Caturcino in honore S. Pétri constructum esse videtur. Ego enim Nizrnius et uxor mea Ermintrudis , etc. Un seigneur nommé Krmenbert commence ainsi la donation qu'il fait, en G.12, à l'alibaye de Saint- Bénigne : Sacrosanctœ basilirœ sub oppido DU vione constructœ,ubi videlicet bealus Benignus sacerdos et martyr gloriosissimus requiescit in corpore. Ego ilhistris vir Ermcnbertus ej'usque matrona Ermenora, etc.. Les formes ordinaires des suscriplions ne se rencontrent pas dans les actes dressés son» la forme de récit, el dans lesquels aucune des parties ne prend la parole; en voici deux exemples
beris (Archives de l'Yonne, |iirutés ito Chariic* et V eu-
rvu.)
fournis, l'un par nn échange do vu' siècle, cl l'autre par un contrat de mariage du xr* : Pin cuit atque convertit inter viro illustri Lundeqisilo, qui ad ticem illustra; matronat Tettdiïnnœ, etc. 2° In nomine Domini nnttri Jesu Christi. Hic est titulus dotis et donaiionis quod donat vir nobilissimus, nomine Bertrandu*, dilectœ sponsœ vel uxori suœ, nomine Elictœ, etc. » On conçoit aussi que beaucoup d'actes peuvent débuter par l'indication de la dalc et de quelques autres circonstances, comme dans celle formule de Marculte : Anno illo , régnante rege illo , sub die Mo fin civitate illa,adstante viro illo laudabili defensore, et omni curia illius civitatis, vir magnifiais Me prosecutor, etc. • Rien de plus
ordinaire aussi que les formules : Noverint omnet% pateat, notum tilt notum ou notorium fa ci mus, etc.
« Nous terminerons en signalant on usage singulier attesté par Henmann et confirmé par les Bénédictins, c'est que les particuliers niellaient quelquefois à la léte de leurs chartes les formules initiales des diplômes impériaux. En voici un exempte tire d'une charte do 894 : In nomine Domini nostri Jesu Christi, Guido, grandi dirina crdinante providentia, imperator augustns, anno imperii ejus Deo propilio ïr.sed régnante Lamberto filio ejus imperatore vero 111, sed a terti i die maiiper inttictione xu. I deo que ego Adelbertus cornes de Aprulio, etc. »
TABELLION. ( Voy. Notaire. )
TÉMOINS. ( Voy. Signatures. )
TERME PASCAL. Outre le terme pascal, fixé nu H mars pour l'usage, des fêtes mobiles et principalement de la P&quo, ( F oy. Clips des fêtes mobiles), les anciens avaient un aulrc jour, qu'on trouve indiqué dans les dales sous le nom de terminus paschalis. et qui correspondait au ik* jour de la lune ou cette solennité devait -se célébrer. Le premier dimanche qui suivait ce terme pascal était lo dimanche de Pâques. Ce nouveau terme pas* cal variait chaque année, tandis que l'autre était invariablement fixé au 11 mars. (Voy. \c Tableau de concordance de ce tcrmeauCrcLS
LUNAIRB.)
TERRIERS ou Papier s -Terriers . Les terriers, ou papiers- terriers , (ierreria, terrerii, codices, libri, descriptiones) , sont des registres contenant l'eut du domaine propre d'une seigneurie, des fiefs qui en dépendaient, et surtout les déclarations faites par les censitaires de la contenance de leurs propriétés et des redevances dont elles étaient chargées envers le seigneur. Ces registres ont, comme on le voit, beaucoup d'analogie avec les anciens pou il lés des églises qu'ils semblent reproduire sous un autre nom.
( Voy. Poltptiqubs. ) On a des terriers du commencement du xV siècle; mais c'est depuis l'ordonnance de Charles VII, du mois d'avril 1457, que cette matière fut organisée régulièrement. Il est dit dans ce document qu'on réunira dans un même registre tout ce qui intéressera les différents droits d'une seigneurie, tant en propriétés qu'eu droit* honorifiques réels, personnels et mixtes ; on y insérera les déclarations des censitaires, les coutumes de la seigneurie, les baux à cens et les inféodalions, les procèsterhaux de délimitation , de la justice ot des dtuicrics, etc.; et ce registre fut nommé te papier-terrier de la seigneurie.
On renouvelait assez fréquemment les terriers, à cause d<*s mutations qui s'opéraient dans les propriétés; on obtenait pour cela des lettres du roi, appelées lettres a terrier.
(Ijl^rwlfr, Formules, liv.JLrb 1/