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par les seigneurs et même les souverains. On a donné le nom de vidimus à ces pièces a cause de la formule de visa qui sert à les annoncer. Des chartes renouvelées par les rois ont reçu le mène nom. (Voy. Chartes, § 5.) Selon les Bénédictins, l'usage du mui vidimus, pour qualifier colle espèce de pièces, n'est bien constant que depuis le xiv* siècle. Au siècle précédent, cl même dès le xu*, Philippe Auguste se servait d'inspeximus. Les rois d'Angleterre ont conservé cette dernière expression qui revient fréquemment dans leurs renouvellements do chartes.
« Les papes, les princes, les évéqur», disent les Bénédictins , en renouvelant les litres, énonçaient l'inspection préalable des . originaux, les faisaient transcrire mol pour mol dans leur vidimus , et les confirmaient du sceau de leur autorité. Les personnes publiques au contraire se bornaient ordinairement aux deux premières conditions , le droit de ratifier les chartes n'étant point de leur compétence (3). » On ne se conformait pas toujours scrupuleusement à la.
reproduction do texte original, mais on récrivait quelquefois selon l'orthographe eu usage lors de la confection du vidimus.
Nous avons vu, à l'article Renouvellement des chartes ( Voy. Cuartss, § 5) , que sous les Mérovingiens on se contentait, dans l'acte do renouvellement, de faire mention de la pièce dont il s'agissait ; mais depuis Charlemagne on inséra en entier le diplôme que l'on confirmait dans le vidimus qui élail dressé, mais qui recevait alors le nom de précepte de confirmation, etc.
On rencontre souvent des vidimus de rïdimus, au nombre de quatre ou cinq enchâssés l'un dans l'autre, par suite de I usage de transcrire les pièces en entier dans h s wdimus.
Un vidimus fort singulier el qui ne pent cependant recevoir d'autre nom, est celui d'un bref du pape Honorius II , adressé en 122'», aux frères prêcheurs d'Auxerre, pour leur permettre de célébrer la messe au grand portail de leur église. Cet acte, qui contient textuellement le bref du pape, est scellé des sceaux de Guillaume, archidiacre de Bcauvais, et du sncriste d'Auxerre. Il n'y a pas de formule de vidimus en téte, il n'y esl fait non plus aucune mention de l'apposition des sceaux, ni en vertu de quelle autorité celle copie a été faite (k).
Les vidimus donnés par les souverains étaient des confirmations de chartes, mais toute confirmation n'emportail pas vidimus. Une charte de l'abbaye Sainl-Bcnoll-sur- Loirede l'an 1071, contenant une donation faite par deux seigneurs , fut présentée au roi Philippe 1", qui apposa au bas sa croix et son sceau en signe d'approbation. On a des exemples de celle manière de confirmer les chartes dès avant le ix* siècle , et il
(3) JVotn». Traité de Diplonmtiqne, t. I, p. 178
i4) Archives de l'Youne, (otiJi itcs frères prfcueurs.
8*5 DICTIONNAIRE DE DIPLOMATIQUE C iRP.TIHNNE.
est ordinaire d'en renconlrer au r.r et au V1UGDLE. (Voy. Ponctuât ow.) su siècle.