AISNE
Le conseil général de l'Aisne avait , dès l'année 1919, reconnu la nécessité d'établir dans les archives de la préfecture un classement régulier. Il consacra plusieurs allocations successives à ce travail, qui fut terminé en 18*25. Maison n'institua pas un archiviste permanent , et , peu à peu , l'ordre avait fait place à une confusion devenue presque corn* plèle, lorsqo'en 1834 un employé spécial fut chargé de reprendre et de continuer le classement et les inventaires.
Indépendamment des documents qui se rapportent aux administrations postérieures à la révolution, il se trouve 480 liasses de papiers de l'ancienne intendance de Soissons concernant les diverses branches des administrations antérieures à cette époque. Le surplus des archives de l'intendance a été transmis en 1790 aux départements voisin» qui faisaient partie du ressort de la généralité, on détruit parsl'humidité du local dans lequel elles Turent négligées pendant trente ans.
Les papiers des anciens établissements religieux Tonnent une série plus importante et plus complète; ils proviennent des évérhés et des chapitres de Laon et de Soissons, de 17 chapitres ou collégiales, 45 abbayes et 30 communautés, telles que couvents , congrégations, prieurés, séminaires, etc. On distinguo dans ce nombre le chapitre royal de Saint-Quentin et les abbayes de Saint- Vincent, Saint-Jean et Saint-Martin de Laon, Sa in t* Nicolas aux Bois,Nogent-sous-Coucy, Prérnontré, Saint-Médard de Soissons, Sainl- Crépin le Grand, Fervaques, Saint-Quentin d'islc, Homblières, Saint-Nicolas- des-Prés, Origny-Sainte-Benotle, Mont-Saint- Martin, Foigny , Nogenl-l'Artaud , etc. Ces archives comprennent 12 carlulaires et divers autres registres, chroniques ou notes historiques concernant les abbayes; il s'y trouve des chartes précieuses dont quelques-unes, remontant au xu* siècle et relatives à des établissements de communes et à leurs droits ou privilèges, ont été destinées au grand recueil des documents inédits de l'histoire du tiers-étal.
200 papiers terriers et 102 plans de propriétés ecclésiastiques forment une section particulière dans la partie historique.
Ce dépôt important, grâce aux soins nouveaux dont il est devenu l'objet, sera bientôt dans un é:at satisfaisant.
Dictionnaire ce Diplomatique.
OISB.
La partie historique est composée d'une masse de titres provenant des anciens établissements religieux , et dont beaucoup remontent au xur siècle. On les a distinguo* sommairement en quarante-six séries. Un premier travail de dépouillement entrepris depuis quatre ans embrasse îO.OOO pièces environ : elles concernent les évéchés et lécha pi 1res de Beauvais et de Noyon, et le-» abbayes de Monchy-Humières, Ourscamps, Sainl-Germer, Saint-Martin aux Dois, Saint- Lucien. Saint-Quentin. Lannoy, Beaupré, Saint-Corneille, Saint- Eloi de Noyon, Royal- Lieu, Boran, Sainle-Périne, la collégiale de Saint-Bartbélemy de Noyon , la chartreuse du Mont-Renaud, etc.
Il se trouve encore des papiers qui proviennent des généralités de Paris, Amiens Rouen et Soissons, en ce qui concerne le* communes comprises dans le département de l'Oise.
La plupart des pièces tant anciennes que modernes sont encore dans un état de confu< sion qui a rendu beaucoup de recherches fort difficiles, souvent même infructueuses. Lm local est d'ailleurs dans des conditions mauvaises et peu sûres pour la conservation des papiers, et l'on ne peut remédier qu'en partie à cet inconvénient.
Le conseil général, dans sa session de 1&?9. a invité l'administration à prendre les soins nécessaires pour Taire classer méthodiquement les archives des mairies.
SBItfB-INfÉRIEL'NB.
Dans on déparlement aussi riche et où l'industrie a créé tant d'intérêts divers, une. foule de besoins et de circonstances nécessi tenl des recherches dans les archives de 1 1 préfecture.
Néanmoins, pendant trente ans, les archives ont été exclusivement reléguées dans un local dépendant de l'archevêché cl assez éloigné du siège de l'administration départementale; c'est celui dans lequel les papiers réunis à l'époque de la révolution avaient été confusément entassés. En 1821 , le préfet appela l'attention du conseil général sur la nécessité d'introduire do l'ordre dans les archives administratives, aOn de satisfaire à des réclamations multipliées. Un bâtiment voisin de la préfecture Tut acquis , des travaux tant d'appropriation que de construction, et dont la dépense s'est élevée a 130.000 francs, Turent entrepris cl lerminéi en 1830. En outre, le conseil général vota, A parlir de 1822, une allocation pour l'entretint d'un personnel : cette allocation est depuis 1829 de 6,000 franc*.
Une grande partie des papiers de l'adminislralion préfectorale a été mise en ordre ; mais on n'a que depuis peu de temps attaché aux archives historiques uu personnel convenable pour exécuter le travail considérable de dépouillement qu'elles réclament. D'ailleurs, le local neuf, quoique convenable, est insuffisant; la plus grande paitie d -a archives anciennes est restée dans le local
Nf.TVNSAmF. DE DIPLOMATIQUE CHRETIENNE.
obscur, incommode et humide, dépcndanl de l'archevêché, cl jusqu'à ce qu'un ail pu .-.grandir les dépendance* do la préf« clore de tnanière à recevoir cette partie du dépôt, la mise en ordre définitive éprouvera des ob- >taclcs presque insormonlables.
Les documents antérieurs à 1789 corn-
Enfin 210 liasses se rapportent rmx ootrations d'arts el métiers , particulièrement a celles qui existaient dans la ville de Rouen
Il n'est pas besoin de foire rcmarqu r qu'un grand nombre de cosdorumrnts d»veis intéresse non-seulement le département ce la Seine-Inférieure, mais encore les quai e autres départements formés dans le ressort
ffirttïsSS îSS&'se Roucn son,
I ii A LlL
La première partie forme un dépôt d un haut intérêt flous les rapports historique, lopoeraphique et paléographique.
On a pu conserver presque dans leur Intégrité les archives des anciens établissements ecclésiastiques, particulièrement pour l'arrondissement de Koucn, où elles fu mil réunies à l'époque de la révolution dans le local qu'elles occupent encore. D aulrcs documents, ayant la même origine avaient e e délaissés d;ins les anciens chefs-lien* de district; grâce à la sollicitude d'un des archéologue» dont s'honore la Normandie, ils vu furent extraits sous la restauration et réunis au dépôt départemental.
On doit mentionner en première ligne les archives de l'ancien archevêché de Rouen, contenant tous les documents qui se rapportent tant à l'administration spirituelle du diocèse qu'aux domaines et aux juridictions temporelles qui dépendaient de l'archevêché ; puis les archives du chapitre de la cathédrale, renfermant avec des chartes précieuses les
considérables : elles ont été mises en ordre récemment.
calvados
La situation des archives de ce département parall laisser beaucoup à désirer, l e local est insuffisant, ou du moins ne présente pas les dispositions matérielles nécessaires pour opérer le classement : c'est en particulier à l'égard des documents historiques qu'on semble avoir négligé de pourvoir aux moyens les plus indispensables pour la mise en ordre. Cependant un membre de la sociétédes antiquaires de Normandie a consacré six années de travaux à explorer cette partie sous le rapport archéologique ; il a exhumé de la poussière des archives plus de 10,000 chartes qui y avaient été j» lées confusément, exposées à toutes espèces de dilapidations.
Ce* te collection vaste et riche renferme, presque toutes les espèces d'actes anglais et normands connus sous les noms de chartes,
renfermant avec des chartes Prèc'eusef donations, confirmations , investitures ou
registres capitulaires et les comptes, enun ^ u% clc 0n rcmarquc une
le; titres des privilèges du chapitre et ceux ^ • ^ ^ charles dc la Uornière moitié
des propriétés des prébendes. Le surplus des b nombre desquelles ptusieurs
propriétés des prébendes papiers ecclésiastiques provient de 70 couvents ou communautés, 25 abbayes, 3 colîécialesouchapitres, 3 séminaires et 5 collèges. On distingue, parmi les abbayes, celles de Saini-Ouen dc Rouen . dc Saint-Georges do Bocherville, dc Jumiéges, de Saint-Wandrille, de Monlivilliers, de Fécamp. Dans le irrand nombre de chartes originales quelles ont hissées, ilenesl d'une époque antérieure au xi siècle. Il existe aussi quelques carlul.tires précieux.
Les papiers des paroisses, trésors et fabriques ne sont pas dénués d'importance.
Une collection tort précieuse est celle d> s registres de la chambre des comptes, qui comprenait dans son ressort toute la Normandie. La suite complète des mémoriaux de celle chambre, de 1583 à 1788, forme 152 volumes; 75 autres se composent d aveux et dénombrements, pièces qui intéressent un nombre très-grand de propriétés : 25J volumes soul relatifs aux domaines du roi. 1 esebartrier» seigneuriaux forment em ore
?...n.v»lanlnc ri
du xr siècle, au nombre desquelles plusieurs sont de Guillaume le Conquérant, plus dc 400 du xii* el environ 2,600 du xnr. On doit citer parmi les actes plus récents la charte des libertés communales accordées a la Normandie par Louis X dit le Hulin, le 10 mars 1315, et scellée du sceau royal.
Environ 20 établissements ont concouru à former la partie ecclésiastique des archives : c'est d'abord i evéché de Baycux. dont il reste un cartulaire précieux duxiv^sièclc, le chapitre de Bayeux, les diverses paroi>scs «'e Lisieux, les abbayes d'Ardennes, Auna\ , Sainte -Barbe en Auge, Barbcrie , Saint- Laurent de Cordillon, Saint-Désir, Saint- Fierre-sur-Dive , Saint- Etienne de Cac > , Saint-Jean de Falaise , Siiinl-Elienne ûa Fontenay, Saint- André-en-Gouffern, Grctain, Jumiéges, Lougucs . Sainl-Marlin «>e Mond.iye, Saint-Sever, Silly, Samte-Triniio de Caen, Tro irn, Sainte-Marie du Val, \ al- Hicher, Vign.ils, Villers-Cannlvct ; enfin I. s nrieurés de Beaumonl-en-Auge , Fontenay
Le.thartrier»seijncunaux F" »- " "7- - fri^M e, £.|et»is-
Z?» dcMc» ÏÏiSSS H iXr «u L..-. relatifs aux fabrique., cure., courco... coueu, aî coZt TCm Hl. e. du marquisat frêne, aux chauuiu,. du Sépulcre , aux je-
de Graville.
La collection des archives de I ancienne intendance est très-volumineuse : elle renferme tontes espèce* de documents relalits aux act.s de l'administration civile antérieurs à la t évolution.
suites établis à C îcn.
Les archives do l'ancienne université de Caen rcmonenl au xV siècle.
Celles de l'intendance cl des subdélégatiois remplissent 173 carions; elles concernât entre aulrcs «.bjcls les châteaux royaux,
m APPENDICE. - RAPPORT SUP, Lf
érections tic fiefs et marquisats, les affaires municipales relatives aux villes de Saint-I.ô. Carcnlan, Valognes, Cherbourg, Pontorsou ot Granvillc, et toutes les matières di verso de l'ancienne administration.
Los papiers du bureau des finances existent également.
On trouve encore les statuts des diverses corporations de Cacn et de Lisieux, et enfin des minutes de tabetlionage poor 1rs arrondissements de Caen, Falaise et Pont- l'Evéquc , remontant au xiv siècle.