AUTREFOIS BARRIÈRE D ENFER DB PARIS, MAINTENANT DANS PARIS
\vsv<» AVIS u,P0,!Ta:vt-
"D'après une uesloi* providentielles qui régissent le mondt, rarement les œuvres au-dessus de l'ordinaire se (ont
humaine ne saurait prévoir m empêcher, ces Ateliers ue se fermeront que quand la Bibliothèque du Clèraé ser» terminée en se» 2,000 volumes iu-P*. Le passe [«rail un sûr garant de l'avenir, pour ce qu'il y a à esnercroii à craindre. Cependant, parmi les calomnies auxquelles ils se sont trouvés en butte, Il en est deux qui entêté conli uuelleroeiil répétées, parce qu'étant plus capitale», leur effet entraînait plus de conséquences. De petits et ignares concurrents se sont donc acha/ués. par leur correspondance ou leurs xovageurs, a répéter partout que nos Editions liaient mal corrigées et mal imprimées. Ne pouvant attaquer le fond des Ouvrages, qui, pour la plupart, ne sont que les iliels-d'a-uvrc du Callioiicismc reconnus pour tels dans tous les temps cl dans tous les pays, il fallait bien se rejeter sur la lorme dans ce qu elle a de plus sérieux , la correction et l'impressiou ; en effet Ics'cLefs-d'œuvre même n'auraient qu'une demi-valeur, si le texte en était ineiaclou illisible.
Il est très-vrai recourir aux mé du double Cour
ii que, dans le principe, un succès inouï dans les fastes de la Typographie ayant forcé l'Editeur de Paniques, afin de marcher plus rapidement et de donner les ouvrages a moindre prix, quatre volumes i d'Ecriture sainte et de Théologie lurent tirés avec la correction iusuflisanle donnée' dans les imprimeries à presque lout ce qui s'édite; il est vrai aussi qu'un certain nombre d'autres volumes, appartenant a diverses Publications, lurent imprimés ou trop noir ou trop blanc. Mais , depuis ces temps éloignés, les mécaniques ont cédé le travail aux presses à bras, et l'impression qui en sort, sans eut du luxe, attendu que le luxe jurerait dans îles ouvrages d une telle naiure, esl parfaitement convenable sous tous les rapports, (luanl à la correction il est de fail qu'elle n'a jamais été portée si loin dans aucune édition ancienne ou contemporaine. Kt comment en 'serait-il autrement , après toutes les peines et toutes les dépenses que nous subissons pour arriver à purger nos épreuves de toutes fautes* L'habitude, en typographie, même dans les meilleures maisons, est de ne corriger que deux émeuves et d'en conférer une troisième avec la seconde, sans avoir préparé en rien le manuscrit de I auteur
Dans les Ateliers Catholiques la différence est presque incommensurable. Au moyen de correcteurs blanchis sou» le harnais et dont le coupd'ci'il lypogtaphique esl sans pitié pour les fautes, on commence par préparer la copie d'un bout à l'autre sans en excepler un seul mol. On lit ensuite en première épreuve avec la copie ainsi préparée On lit en seconde de la même manière, mais en collaiionnanl avec la première. Ou Tait la même chose en tierce en co|lalioiiuanl avec la seconde. Ou agit de même en quarte, en collaiionnanl avec la tierce. On renouvelle la même opération en quinte, eu collaiionnanl arec la quarte. Ces collalionnemeuls ont pour but de voir si aucune des fautes signalées au bureau par MM. les correcteurs, sur la marge des épreuves, n'a échappé à MM. les corrigeurs sur le marbre elle méial. Après ces cinq lectures culièrss contrôlées l'une par l'autre, c: en dehors de la préparation ci-dessus mentionnée, vient une révision, et souvent il en vieut deux ou trois; puis l'on cliché. Le clichaçre opéré par conséquent la pureié du texte, se trouvant immobilisée, on fait, avec la copie, une nouvelle lecture d'un bout de' l'épreuve à l'autre, ou se livre à une nouvelle révision, et le tirage n'arrive qu'après ees Innombrables précautions.
Aussi y a 1 il à Mon'.rouge des correcteurs de toutes les nations et eu plus grand nombre que dans vingt-cinq imprimeries de Paris réunies ! Aussi encore, la correction y coûte-i-clle autan: que la composition, tandis qu'ailleurs «.Ile ne coûle que le dixième I Aus«-i enlln, bien que l'assertion puisse paraître téméraire, l'exactitude obtenue par Uni de frais et de soins, fait-elle que la plupart des Editions des Ateliers Catholiques laissent bien loin derrière elles • elles même des célèbres Bénédictins Mabillon et Mouii'aucon et des célèbres Jésuites Pelau el Sirmond Oue l'r>n compare, en effet, n'importe quelles fenil:es de leurs éditions avec celles des noires qui leur correspondent en grec nomme en latin, on se convaincra que l'iuvraisemblable est une réalité. '
1) ail.euri, ces savants émtuents, plus préoccupés du sens des textes qoe de la partie typographique et n'étant noiui correcteurs de profession, lisaient, non ce que portaient les épreuves, mais ce qui devall s'v trouver leur iiaule intelligence suppléant aux fautes de l'édilicn. De plus le» Bénédictins, comme les Jés-iiies, opéraient presque toujours sur des manuscrits, cause perpétuelle de la multiplicité des fautes, pendant que les Ateliers Catholiques dont le propre est surtout de ressusciter la Tradition, n'opèrent le plus souvent que sur des imprimés.
I.e II. P. De Bucii, Jésuite Bollandisie de Bruxelles, nous écrivait, il y a quelque temps, n'avoir pu trouver en dix-huil mois d'étude, une seule faute dans noire Pntrologie latine. M. Dcnzinger, professeur de Théologie à lï'niversiié tle Wurcbourg, cl M. Hcissmanti, Vicaire (iénéral de la même ville, nous mandaient, a la date du 19 juillet n'avoir pu également surprendre une seule faute, son dans le latin soit dans le grec de uolre double Putroloqie. hulln* >»u Lmmence le cardinal Pilra, Bénédiclin de Solcsine, cl M. Bonelly, directeur des Annales de philosophie chrétienne, mis au déli de nous convaincre d'une seule erreur typographique, onl été lorcég d'avouer que nous n'avions guère trop présumé de noire parfaite correction. Dans le Cierge se troi.vcnl de bons latinistes el de bons helléniste* et, ce qui esl plus rare, des hommes très-positifs cl tiès-rirallques, eh bien! nous leur promettons une prune de 10 centimes pareil >que faute véritable qu'ils découvriront tîAus n'importe lequel de • os volumes, surtout dans les grecs.
qui ne saurait être moindre d'un demi million de francs esl consacrée à cel important contrôle. De celle manière, les Publications des Ateliers Catholiques, qui déjà se distinguaient enlre toutes par la supériorité de leur correction, n'auront de rivales, sous ce rapport, dans aucun temps ni daus aucun pays; car quel esl l'éditeur qui pourrait el voudrait se livrer APRES ( OLP à des travaux .si gigantesques el d'un prix si exorbitant? Il faut certes être bien pénétré d'une vocation divine à cel effet, pour ne reculer ni devant la peine ni devant la dépeuse, surtout lorsque l'Europe savante proclame que jamais volumes n'ont été édités avec tant d'exactitude que ceux de la Bibliothèque universelle du Clergé. Le présent volume esl du nombre de ceux révisés, et tous ceux qui le seront à l'avenir porteront celle note. En conséquence, pour juger les productions des Ateliers Catholiques sous le rapport île la correction, il ne laudra prendre que ceux qui porteront en lèic l'avis ici (racé. Nous ne reconnaissons que celle édition et celles qui suivront sur nos planches de métal ainsi corrigées. On croyait autrefois que la stéréol.vpie îmmolnltsail les Taules, al tendu qu'un cliché de métal n'est poiul élastique; pas du tout, ii introduit la perfection, car on a trouvé ie moyen de le corriger jjsqu'à extinction de fautes. L'Hébreu a été revu par M. Dradi, le Grec par des tirées, le Latin el le français par les premiers correcteurs de la capitale en ces langues.
No.is avons la connotation de pouvoir Unir cel avis par les réflexions suivantes : Enfin, notre exemple a Ont par ébranler les grail les puldicali'Uis en Italie, en Allemagne, en Belgique et en France, par les Canons grecs de Borne, le Gvrdtl «le Naples, le Suint Thomas de Parme, V Encyclopédie religieuse de Munich, le recueil des déclarations des rites de Bruxelles, les Bollundistes , le Suaret et le Spicilége de Paris. Jusqu'il!, on n'avait su réimprimer que des ouvraues de coune haleine. Les in-4\ où s'engloutissent les in-folio, faisaient peur, el on n'osait y loucher, par ci amie de se nover dans ces abîmes sans fond et sans rives; mais on a fini par se risquer a nous imiter. Bien plus, mjus nuire impulsion, d'autres Editeurs se préparent, sous notre patronage el noire direction, au Vultaire universel, * nui* Histoiie générale des t'.oiu i es, aux Décisions de toutes les Congrégations, a une Biographie cl à une Histoire un vvrs. lie elc, etc.. Malheureusement, la plupart des éditions déjà faites ou qui se font, sont sans autorité , pan e que les sont sans exactitude; la correction semble en avoir £é bile par des aveugles, «oit qu'on n'en ail pas senti l i fcrjviié, sou qu'on ail reculé ilevanl les frais; mais patience ! une reproduction correcte surgira bientôt, no lûl-ce qu'à la lumière des écoles qui se sonl faites ou qui se feronl encore.
DE