‹ Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienneChapitre 40 sur 455 · BUL · texte numérisé non relu

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tiques; aussi 0. Manillon cl les auteurs du Nouveau Traité de Diplomatique y oui- il* donné toute leur attention. Dans le cours du moyen Age, les papes Alexandre III et Innocent III ont publie des règles par lesquelles on pouvait reconnaître les bulles fausses d'entre les vraies ; Duraud, évéque de Monde, fameux canouisle du xur siècle, a également donné des règles sur les sceaux des bulles. Mais ces divers traités, bien qu'exacts pour l'époque où ils ont été faits, manquent de vérité pour les temps antérieurs, cl à plus forte raison pour les temps postérieurs. Les nouveaux diplomalislcs ont donc publiiS à la fin de leur grand ouvrage de nouveaux principes sur cette matière, plus complets et plus généraux. Nous allons en extraire les plus saillants.

S il rst vrai, il n'est pas vraisemblable qu'il existe encore en original quelque ancienne bulle fausse. La sévérité avec laquelle Innocent 111 et Céleslin III poursuivirent les fausses bulles et les faussaires ne permet pas de croire qu'il en existe encore beaucoup : la facilité de reconnaître les fausses des vraies, avouées par les papes mômes, détruit tout soupçon à cet égard.

Il est plus facile de constater la fausseté d'anciennes bulles que de bulles plus récentes, lorsque les premières n'ont pas été fabriquées par des imposteurs contemporains. On comprendra en effet qu'il a dûétretrôsdifficiie d'imiter l'écriture, le style el les furmules d'une époque éloignée, de rajuster les sceaux et d'avoir du parchemin du temps , dans les siècles passés surtout où la gravure et les procédés chimiques étaient bien éloignés de la perfection qu'ils ont atteinte de nos jours.

Toutes les bulles fausses ne sont pas supposées.

Une bulle supposée est celle qoi n'aurait jamais été donnée par aucun pape ; et une bulle fausse est celle qui énonce le faux, soit par l'artifice du faussaire qui en aurait raclé une partie, soit par la mauvaise foi de ceux qui 1 auront obtenue.

11 n'est point de bulle fausse qui ne puisse* être convaincue, soit par le style, soit par la forme de l'écriture, soil par la qualité du parchemin.

Ce n'est pas une règle sûre pour tous les siècles que les évéques soient toujours traités dans les vraies bulles de frères par les papes, cl que ceux-ci n'usent jamais du pluriel lorsqu'ils adressent la parole à une seule personne. Cette règle, donnée par Innocent 111, ne doit être appliquée qu'à ses bulles el à celles de ses prédécesseurs immédiats. Quant à ses successeurs, elle y est au.«si très-applicable, parce qu'elle a passé dans le droit canon el que depuis celte époque les papes ne so sont poiul écartés du mémo style.

Une faute grossière contre la bonne latinité peut bien rendre une bulle nulle; mais

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clic ne la convainc pas de faut, pas plus qu'une citation inexacte du texte sacré.

Les bulles qui se trouvent dans les registres du pape dont elles portent le nom, ou dans des Collections authentiques, sont incontestables.

On ne doit pas rejeter la copie authentique d'une bulle Taule de l'original sur lequel un puisse la vérifier.

La Ruisselé des dates d'une copie, mémo authentique, n'emporte pas ce le de l'original, pas plus que la fausseté d'une date dans l'original ne peut l'infirmer.

Une bulle ordinaire de l'espèce des petites bulles, qui réunirait les dates de l'année, de l'iudiclion, de l'incarnation et du pontilleat, serait suspecte depuis Grégoire \ II , Irèssuspeete depuis Urbain II, el fausse depuis Innocent II jusqu'à Grégoire VIII. Au contraire les bulles privilèges des xn* et xtrr siècles seraient suspectes si elles n'offraient point dans cet ordre les dates du lieu, du dalairc. du jour du mois, de l'iudiclion, de l'incarnation et du pontificat.

On ne doit pas conclure qu'une bulle est

IATIQUE CHRETIENNE. IM

fausse ou suspecte pour être signée d'un cardinal qui ne *e trouve point dans les listes imprimées, parco que ces listes ne sont pas toujours exactes.

Des bulles qui feraient accorder par les papes des droits dont on serait sûr qu'ils ne s'attribuaient pas la disposition à 1 époque de la délivrance de ces pièces, seraient pour le moins très-suspectes.

De ce qu'une bulle est contradictoire avec une autre bulle du même pape, il ne s'ensuit pas que l'une des deux soit fausse.

Une bulle qui a perdu son sceau, mais de l'existence duquel d'anciens monuments rendent témoignage, ne doit rien perdre de son authenticité.

Il est encore d'antres règles générales de critique dool on rendra compte à chacun des articles qui les concernent ±Voy. Sceaux, Privilèges, Dates, Arjbe).

IIULLETA. (Yoy. Ckdvlb).

BURLETTK ou Bdllettb. Ce nom a été donné, dans le pays Messin, au sceau public établi pour burleter ou sceller les contrats , en 1380.

CACHETS. L'usage de fermer el de sceller ou cacheter ensuite les lettres remonte au moins an vnr siècle, suivant une lettre du pape Grégoire II à l'empereur Léon Tlsaurien. Il devint plus Iréqueul depuis saint Loois. (Voyez Sceau.)

CALENDES. Les calendes, du grec kaleo, j'appelle, parce qu'on convoquait ce jour-là te peuple pour lui annoncer le nombre des jours du mois, étaient le premier jour du mois chez les Romains. Les calendes se comptaient dans un ordre rétrograde : ainsi par exemple le l'r janvier étant le jour des calendes, dit* calendarum, le 31 décembre était le deuxième jour avant les calendes, secundo calendas, sous-entendu anle; le 30 décembre, le troisième jour des calendes, et ainsi de suite 'en rétrogradant jusqu'au 13* jour où commençaient les ides, que l'on comptait aussi en rétrogradant jusqu'au 5' jour qui était le jour des noues. Ces dates furent très- usitées au moyen àçe. fVoy. aux date* de* jour*.)

CALENDRIER. Distribution du temps accommodée aux usages de la vie, ou table qui contient l'ordre des jours, des semaines, des mois, des fêtes, etc., qui arrivent pendant le cours de l'année. Ce mot vient du latin knlevdce, qui, chez les Romains, était le premier jour du mois comme nous Tatous \u plus haut.

Les principaux calendriers connus chez les chrétiens sont le calendrier romain, réformé par Jules César, et qu'on a appelé alors calendrier de Julien, celui de Grégoire X1U el celui des Juifs.

1. Calendrier romain. Le calendrier romain est attribué à Numas qui ajouta aux dix mois de l'année des premiers Romains

(qui n'était que de 304 jours) le mois de janvier, de 29 jours au commencement, et celui de février, de 28 jours à la fin , en réduisant à 20 jours sept autres mois qui auparavant en avaient 30 ou 31 ; en sorte que l'année, après cette opération, rut 35i jours divisés on 12 mois el deviut uno année lunaire. Pour la faire concorder avec le soleil, on ajoutait, tous les deux ans, un mois nommé mercedonius, qui avait alternativement 22 et 23 jours. Quelques siècle* plus tard, le mois de février, placé d'abord le dernier dans le calendrier, fut mis immédiatement après janvier, et Tannée, qui commençait à l'équinoxe du printemps, commença au solstice d'hiver. Mais le désordre continua à régner dans le comput do calendrier dans ses rapports avec l'état du ciel ; l'ignorance des prêtres sur le véritable cours des astres les empêchait de tomber juste lorsqu'aux calendes de. chaque mois ils annonçaient au peuple combien il y aurait de jours dans le mois, quelle en serait la distribution, les jours des fêles, des marchés, etc.

Jules César, chargé, en sa qualité de souverain pontife, de la correction du calendrier , y apporta de grandes réformes el donna son nom au calendrier qui fut appelé Julien. 11 fixa le commencement de Tannée à la nouvelle lune qui suivait le solstice d'hiver, c'est-à-dire au 1" janvier; el il ordonna que Tannée aurait 365 jours, m.-iîs que, pour compenser Terreur de 6 heures, qu'avait de plus l'année solaire, on intercalerait tous tes 4- ans un jour après le 2i février, c'est-à-dire qu'on répéterait le G' jour des calendes de mars : ce qui fit donner à celte V année le nom de bisscstil*.

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II. Cai B«niUEn grégorien, La réforme do calendrier Julien csl duc, comme on le sait, à Grégoire XIII et fut uéeessitée â cause d'une erreur de calcul faîte lors do Vét iblissernenl de ce comput. Au lieu de 365 jours 6 heures qu'on avait attribués au soleil pour faire sa révolution annuelle, il s'en fallait de 11 minutes 12 secondes que le chiffre ne fût vrai, de sorte qoe cet excédant avait produit une erreur d«> dix jours depuis Jules César jusqu'en 1582. Il s'ensuivait que l'équinoxe du printemps, qui avançait d'un jour en 129 année?, était alors au 11 mars au lieu du 21 où elle devait se trouver, suivant une première rectification opérée par le concile de Nicée. Celait un grave inconvénient pour la célébration de la Pâque, qui avait lieu le dimanche après le H' jour de la lune de mars.

Grégoire XIII, ayant réuni une commission des plus savants mathématiciens pour résoudre la difficulté, rendit une bulle, datée du I V lévrier 15S2, p >r laque lle il rétablit les équinoxes dans leur état normal. Il ordonna que, pour telle année 15£2 on retrancherait dix jours nu mois d'octobre et qu'on compterait pour le quinze le cinq cl ainsi de suite. L'année bissextile continua d'avoir lieu tous lesqoatrc ans; mais, pour éviter toute erreur possible, il fut réglé que trois années séculaires qui, d'après le calendrier Julien, devaient être bissextiles seraient communes, cl que dans la k' année séculaire seulement on intercalerait un jour : ainsi les années 1700 el 1800, qui devaient être bissextiles ou do 36G jours, n'ont été qoe de 365; il en sera de mémt en 1900, mais l'année 2000 sera bissextile, comme elle doit l'élre dans le calendrier Julien.

La réforme du calendrier Julien s'appelle nouveau slyle ou calendrier grégorien, du pape qui l'a ordonnée; tous les peuples ne l'ont pas adoptée en même temps; voici d'après l'Art de vérifier les dates l'ordre chronologique dans lequel elle s'est répandue en Europe.

15S2 15 oel.... Rome, une partie de l'Italie, l'Espagne et le Portugal.

40 déc.... La Fraure et te pays Messin.

.... Le Brabaut, la Flandre, l'Artois, le Hainaul el la Hollande.

Le Danemark adopte le calendrier grégnrieu. qu'il modifia en 1690, d'après celui d Erhard Weigel.

Les m ii ion* de Luccrne, de Schwiti,

d'Uri, de Frlbourg, de Soleure.

Le canton d'Underwaldcu.

1584 Les Etais catholiques d'Allemagne,

m La Pologne.

I5S7 La Hongrie.

I6KI 1"man. Strasbourg et l'Alsace.

1700 t" tuais. Les proteslatitt d'Allemagne adopleut le calendrier de Wcigd (l).

(1) Dans ie calendrier de Weigel l'équinoxe du printemps n'est pas invariablement fixé au 21 mars, mais il tarie depuis le 19 jusqu'au R de ce mois. Les proie«uiits peuvent dooe célébrer la Pique avant ou après nous. Telle est la seule différence qui cxlsle entre leur calendrier et i<3 nôtre.

(2) L'adoption du calendrier n'a eu lieu que beaucoup t lui uni encore dans le» cantons un-caibolnpics, mi-j.ro-

1700 lîdéc.... Laprovlure d'I'irethl, l'Ovcr-lswt, la Cueidre, leZulpken, U Frisa cl Gri>uiujrue.

i TOI II janv.. Les cantons de Zurich, d« Berne, de

BJ'e el de Scb .llauseu (2).

1731 Usepl... L'Angleterre.

171*3 1*' mars. La Suedu.

Les Russes et les Grecs sont tes seuls qui aient conservé l'ancien slyle; et comme leur année 1800 a été bissextile, tandis que dans le reste de l'Europe clic a été commune, ils sont maintenanl en retard de douze jours sur les autres peuples; aussi sont-ils obliges d'avoir deux compulsdans leurs ri lali;ms avec les étrangers; celui du calendrier Julien pour eux, et celui du Grégorien pour ceux avec lesquels ils sont en rapport.

La réforme du calendrier a détruit la concordance des années du cycle solaire avec, les letlrcs dominicales et les concurrents ; elle a de plus entraîné la modification du terme pascal et des épartes; enfin elle a ôté au cycle pascal loule son ulili.é (3 .

III. Nous allons donner, d'après M. do Wrailly,unc/;/fHf//7fr/;f/yjf7ui7 qui présenteraune certaine tililiie. llcsl divi>épai m >is : i liaque mois renferme six colonnes : la premièro présente le nombre des jours qoi se sont écoulés depuis le commencement de l'année. On verra que celle indication est dm née seulement pour les années communes, cl que par conséquent dans les années bissextiles les nombres do celte première colonuc doivent être augmentes d'un, depuis Lï 1" mars jusqu'au 31 décembre, en sorte que, le 29 février élanl le soixanlièmo jour de l'année, le 1" mars devient le soixante el unième au lieu du soixantième, et ainsi de suite.

La deuxième colonne renferme les jours du mois, selon le calendrier romain : il suffira de l'examiner pour se rendre compte do l'ordre rétrograde qu'on suivait dans le calcul des calendes, des nones et des ides.

En regard du 23 février on remarque le chiffre romain V el le chiffre arabe G : le chiffre V sert dans les années communes , el désigne le 5 des calendes de mars ; dans les années bissextiles- au contraire il faut so servir du chiffre 6. Eu eflvt c'est la répétition du 6 des calendes de mars (bis textus) qui a fait donner à ces années le nom de bissextiles : c'est par la même raison que dans la quatrième colonne on voil la lettre dominicale du 24 février répétée au 25.

La troisième et la quatrième colonne du calendrier, qui ren ferment, l'une les jours du mois selon notre calendrier, l'autre les lettres dominicales, ne peuvent donner lieu à aucune difficulté. On remarquera seulement que pour appliquer ce calendrier à umx

testants.

(3) La seule observation qu'il y ait a dire relativement a la vérificaiion des iilr< s, c'est que si l'un rencontrait eo> France des pièces datées du 15 au 24 décembre t?#2 , elles seraient ^raudemuiil suspectes ; car ces dix jour» furent supprimés |*ar l'édit de llcari III pour se cuufurmef à la réforme du calendrier.

,55 DICTIONNAIRE DE DIPLOMATIQUE ClIKETIENNt-

«innée quelconque de l'ère chrétienne, il suffit de connaître la lettre dominicale de cette année; c'est ce que l'on trouve dans le tableau de» lettres dominicales, pour les années à 1377.

En traitant du cycle de dix-neuf ans, nous avons eu occasion d'expliquer l'usage de la cinquième colonne où se trouve indiqué le nombre d'or. Il nous reste à parler des exactes du calendrier grégorien, qui sont marquées dans la sixième colonne. Les épac* 1rs du nouveau ftyle serrent à fixer les nouvelles lunes du calendrier grégorien , de même qu'on déterminait à l'aide du nombre d'«>r les nouvelles luues du calendrier Julien. On remarquera d'abord qu'il y a au moins une épacle correspondant à chaque jour de l'année, si l'on excepte toutefois le -29 février, qui augmente d'un jour, comme dans l'ancien slyle, le mois lunaire dans lequel il se trouve compris. Voici maintenant la manière d'employer les épactes du nouveau sly!e. L'année 1785, par exemple, a pour épacle 18 : pour vérifier les nouvelles runes de celle année, il suffit de rechercher à quels jeurs des différents mois correspond l éparle 18: on voit alors que cette épacle eonrorde avec le 13 janvier, le 11 lévrier, le 13 mars, lu 11 avril, le 11 mai, le 9 juin, le 9 juillet, le 7 août, le C septembre, le 5 octobre, le 4 novembre cl le 3 décembre. C'est par conséquent à ces différents jour» que sont arrivées les nouvelles lunes, non pas selon la précision de» calculs astronomique», mais d'après le comput ecclésiastique : or la nouvelle lune arrive réellement un, deux ou même trois jours plus tôt qne l'épacte ne l'indique; mais les dates indiquées par l'épacte servent dans le» acte» malgré celle inexactitude. On se rappelle que le» lunes appartiennent au mois dans lequel elles finissent; la lune de janvier en 1785 est donc celle qui a Gni le 12 de ce moi», cl qui avait commencé le lfe décembre précédent, jour auquel répond l'épacte 7, qui esl celte de l'année 1784- Cela constaté, si l'on calcule le nombre des jours~qui composent chaque mois lunaire en 1786, on trouve que les mois de trente jours ou mois pleins sont janvier, mars, mai, juillet, septembre et novembre, et que les mois de vingt-neuf jours ou mois caves sont février, avril, juin, août, octobre et décembre. La lune de décembre, qui finit le 2 décembre 1785, est suivie d'une autre lune qui appartient au même mois, parce que, tout en commençant le 3 décembre, elle doit finir le 31; en effet, l'année 1785 est la dernière du cycle de dixi.euf ans, et la dernière année du cycle doit se terminer par une lune de vingt-neuf jours.

Comme les épactes do nouveau style indiquent te quantième de la lune au 31 décembre , et qu'à cette date la dernière lune de 1785 avait vingt-neuf jour», l'épacte de 1786 devrait être 29; mais l'épacte 29 répond au 2 janvier, et cependant la première lune de 1786 doit commencer le 1" de ce mois. De là vient que l'épacte répondant au 1" jan-

vier est représentée par le signe conventionnel ' qui, loul en indiquent habituellement l'épacte' 30 , correspond au besoin à une épacle 29, différente de celle qui est exprimée en chiffres vis-à-vis du 2 janvier, du 1" février, etc.

Les doubles épactes 25 elSV, marquées en chiffres arabes en regard du 5 février, du 5 avril, du 3 juin, du 1" août, du 29 septembre et du 27 novembre, sont ainsi disposées pour que la série de» trente épacle» corresponde alternativement à trente jours et à vingt-neuf : ainsi de l'épacte 30, placée en regard du 1" janvier, à l'épacte 1, placée en regard du 30 du même mois, il y a trente jours. Au contraire de l'épacte 30, placée en regard du 31 janvier, à l'épacte 1, placée eu reg.trd du 28 lévrier, il n'y a que 29 jours. La même disposition se reproduit ainsi jusqu'à la fin de l'année, à cause do la double épacie. qui revient de deux mois en deux mois : on n donc assuré cinsi la succession alternative des mois pleins et des mois caves.

On douve aussi en regard du k février, du 4 a\ ril, du 2 juin, du 31 juillet, du 28 septembre et du 26 novembre, deux épactes qui sont indiquées de la manière suivante : 26 ou XXV. Cette double indication tient à c*> que, dans le calendrier grégorien, chaque année du cycle de dix-neuf ans ne corres-

fiond pas toujours, comme dans l'ancien caendrier, à la même épacle. L'épacte 26 correspondra jusqu'en 1899 à la dix-septième année du cycle de dix-neuf ans. A partir de 1900 , elle sera remplacée par l'épacte X XV.

Celte substitution a pour bol de mieux accorder l'année lunaire avec l'année solaire. Il faut savoir toutefois que jusqu'en 1899 il y a une épacle 25 qui correspond à la sixième année du cycle de dix-neuf ans : c'est l'épacte marquée en chiffres arabes sur la même ligne que l'épacte 24, cl en regard do 5 février, du 5 avril, du 3 juin, du 1** août, du 29 septembre et du 27 novembre. Il en résulte que jusqu'en 1899, dans les année» qui ont 25 d 'épacle , on trouve 6 nouvelles lunes qui commencent le 5 février, le 5 avril, le 3 juin, le 1" août, le 29 septembre et le 27 novembre, cl qu'à partir de 1900 ces nouvelle» lunes commenceront la veille de cev. différents jours. Mai» le commencement des autre» lune» reste fixé à ta même date, avant et après 1900, parce qu'il y a une épacle 25 le 6 janvier, le 6 mars, le k mai, le 2 juillet, le 30 août, le 28 octobre et le 26 décembre. On a donc marqué en chiffre» arabe» les épactes qui servent le plus ordinairement, et en chiffres romains celles qui doivent les remplacer momentanément. C'est par la même raison qu'on a marqué au 31 décembre les épactes 20 el XIX. En effr t l'épacte XIX du 31 décembre a servi jusqu'en 1699 pour la dix-neuvième année du cvcle de dix-neuf ans. A partir de 1700 elle u esl plus en usage, et suivant l'Art de vérifier les dates* on ne commencera à l'employer qo'à partir de 8500.

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