IV. CHANCELIERS DES ÉGLISES
L'existence des chanceliers erelési istique* a dû être aussi ancienne que l'organisation de l'Eglise, puisque ces officiers étaient Irèsrépandus dans la société ci vil*» pour la rédaction des écritures, et que l'Eglise a rarement rejeté les institutions civiles qui s'accordent avec ses dogmes et ses principes.
Aussi rovons-nous dans les actes du sixième concile général, tenu au vit siècle, deux diacres chanceliers engagés dm s I*» monothéisme; el il y est parlé d'un chancelier prolonotaire de Jérusalem.
La Novellc d'Héraclius, faile au commencement du même siècle, est le plus ancien monument où il soit parlé de chanceliers ecclésiastiques. C'étaient ordinairement des diacres : ils remplissaient alors les fonctions d'huissiers dans le sanctuaire de l'église. Les chanceliers étaient en même temps protonotaires dans presque lonlcs les églises d'Orient. En Occident, confondus d'abord avec les notaires, ils s'en distinguèrent ensuite au point de devenir leurs chefs el de leur diclcr les actes qu'ils leur faisaient écrire. Lorsque les notaires dressaient des actes hors la présence des chanceliers, ils prenaient la formule ad vicem N. canceîlarii recognovi.
Quaqt aux chanceliers, lorsqu'ils contresignaient les pièces, ils se qualifiaient tantôt notaires, tantôt chanceliers, rarement tabellions. ^
Les monastères, rf-omme les églises séculières, eurent leurs chanceliers ou notaires dès le viir siècle. Ils étaient chargés d'écrire les acles. Leurs subalternes contresignaient quelquefois pour eux. Ces chanceliers prenaient le nom de copistes, atnanuenses , de scolastiques ou d'écolàtrcs; mais bien plus souvent celui de lecteurs. Quoique nombreux au vin* siècle, ils le devinrent bien davantage lorsque Charlemagne , par son premier capilulaire de l'an 80), eut ordonné aux évéques et aux comtes d'avoir chacun leur notaire. Dans les lemps postérieurs, l'abbé d'un monastère eut son chancelier, et le clnpitrc des moines le sien.
La distinction des chanceliers el des notaires des évéques élait déjà bien établie au x* siècle. On vit aussi les chapitres avoir leurs chanceliers lorsqu'ils eurent des droits distincts de ceux des évéques.
Philippe IV, les observations failcs à l'article ûusec»
CHANCELIERS DR3 PATES CELIëRS .
VICS-HUS-
Bien que la chancellerie papale ail existé ilès les premiers siècles de l'Kglise. elle n'avait pas alors à sa tôle de chef qui prit le li- Ire de chancelier. On le désigna successivement sous les noms de nolairc régionnaire, de bibliothécaire, de primicier, de secondicier, de sacellaire, etc. C'est dans une bulle du pape Formose, de l'an 896. donnée en faveur du monastère de fîigny, qu'on trouve, peut-être pour la première fois, le litre do chancelier : Datum per manum Stephani cancellarii sanctœ tedis apostolicœ. On voit des chanceliers ajouter a leur nom sacri palatii
que, posent les princij.es suivants au suiel «les vicc-chancdeis : I.e titre de vice-chancelier, dans hs d ites «les huiles avant le xv siècle, serait suspect; il faut observer tout,fois que ceux qui signaient ad vic^n entte /- (fini étaient d.s personnes différentes des vice-chanceliers, et plus anciens que le xi* siècle.
Une bulle datée par un vice-chancelier différent de ceux connus, surtout aux xn« et xiii* siècles, ne fournit aucun prétexte de suspicion.
Si, depuis environ 1200, le titre de malin ne précédait pas celui de vice-chancelier
foi I i* Sllti ïcc Inrk I,. . .
- « ..uui*uc;fi vaiain J . °,,,,SSl°n» dans les pancartes, les ren-
Lateranensit. Il est très-ordinaire, au xi* siè- a ,. *usPecles. Un siècle plus tôt, la seule de, de trouver le litre de chancelier dans la (lUJ,hle ,de maître, employée dans les fordate des bulles. mules de ces pièces, j jetierait au moins do
Celle charge devint très-imporlante par la dTleur foSVrni',-!?.|l,,.,C 8Cr°U ^ preUfe
Au xii- siècle, saint Bernard la carac- Ï.Vle" P °n2C P,e,n,er»
Enfin, les bulles qui. depuis le commencement du xv siècle, présenteraient le titre do vice-chancelier, seraient suspectes ( } ou. Ae-
CHICUAXCEL1KRS et SoCBCRIPTIoN»).
CHANOINES. Les chanoines formaient dans I origine le collège des prêtres et des clercs qui assistaient les cvéquts et les aidaient dans leurs fonctions.
Le concile de Venion, au vîii* siècle, réunit ces prêtres s tus une règle commune*
Iflmlic nn'tfi...!.» • :l ...... *
— T. "■--■^ ' ja"» '"-iiimu id carac— «crise en disant qu'il ne pouvait presque se Taire aucune bonne chose sur la terre que cela ne passât par les maius du chancelier de I Eglise romaine.
Sous le pape Jean X (914-928), on trouve une formule de date singulière : c'est l'annonce qu'un acte a été dressé par Jean, cardinal et chancelier : Vice Pétri diuconi.
Trois archevêques de Cologne remplissent, au xi* siècle, les fonctions d'archichan-
celiersdu saint-s ége; cl .pendant ce temns Lia V™1™* ,i,us .un* ^glC commune; le titre de chancelier n'en Tu n Zfnt '* V a"ljaravanl ,ls ""aient, dans plu-
porté par plusieurs card^u V on™" L%?m6**' i'*^.'" ™ î" ™*r**' quelques bulles sans faire mention de ce» I «, , M,r 1 C"ru«H';,»S dressa dans archevêques , dont il S p lue5, 0 ^ mVUU' lvmV» l,' s P™r les chanoi-
d'aillenri après Alexandre II Au x«. siède 5*/ V\ ,erv,re,nl» «1U ,siôcfe su"*«". de moles suppléants des chanceliers s" l"Lnl Ad f i A ,r,Bra,,,?c ngle -,ub,iée au conc,,ft vicem N. cancellarii. "r>^nl . Ad à Aix-la-U.apelle. Depuis ce t. mps les cha-
noines des cathédrales et de» collégiales vécurent en commun et retirés du monde, sans néanmoins faire de vœux, comme en firent, au xi* siècle, les chanoines réguliers de l'ordre de saint Augustin, qui entrèrent alors dans I ancien clergé régulier et devinrent des moines, cl leurs maisons fureul appelée* monastères.
Pendant longtemps l'élection des évéque* leur fut attribuée : ils conser vèrent ce droit, non sans vicissilu les, jusqu'au concordat do François I". Us avaient aussi, dans quelques diocèses, l'administration des revenus pendant la vacance du siège : eetart ce qu'où
le.
collèges de
Le dernier pape dans les bulles duquel on voit souscrire le chancelier est Innocent III. Loyseau rapporte que Bonifacc VIII, a nui celte charge fit omhrage, la supprima el institua un vicc-chtfncelierau lieu de ce dignitaice, quxa. dit un auteur, cnncell.rius cerlaoat de pari cum papa.
Ainsi, pour résumer i'époque où l'on doit trouver la signature des chancelic/?, on doit dire que, quoique le litre de chancelier ne soit pas rare dans les huiles postérieures au l!' tdpPuls le *»'• "'volu, celles au bas
vin a i~ i j » i' '< oonnace
vill a la place des chanceliers, étaient déjà connus auparavant. Le chancelier dont il soit prêtre, sous Urbain
iin« 111 f*B ,Ar,n; - — ««<■«'- ~-- •••".4'»-^.^. » luiiuuiesses étaient nril aÎi»- î ' Ç0'm"t'«'«-<'"l a faire appelées diaconesses dans les premiers siè-
usaat dev ÏZ Z" V"" d*° mtt!>is"r: C, t ^ d(î e,,M ^"e les
Sof5f f P1*ÎS orilsnasrc à paru.- ,Ir* c;ré- clercs, sous une règle religieuse. Mais les
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<« »l uni; u .isseuiiiiee par lu lec-
l. Le plus ancien Vue- l"r^ d un chapitre de l'Evangile ou de la >il parlé est Uotesculicus, rt* c sous l«q«*'llc vivaient les chanoines (1). H. en 1090. Sous Hono- CH ANOINESSES. Les chanoinesse-s étaient ;rs commencent à f;»ir« annelées diaconesses fl.ma i«b n*~~.t
) nom d un viçe-chancelicr. ' saint Augustin ; toute
Lea Bénédicns, dans «eurs règle, de criti- (1) c/o$$air, de du Cangt,