COM
nyme île savant, et la scienre fut nppeleo rlergie : Li clerc savent moult par force dt elergie que autre gens ne sauraient mie (1 ).
Le nom de clerrs fut donné par extension aux écrivains des actes, aux notaires des seigneurs, aux greffiers des juges, etc. Aussi voit-on bien souvent au bas des chartes : Un tel clericus scripsit. Les clercs du palais des rois de la première race en devinrent ensuit** les nol.iires;ct eufin les seciélains du roi, qui signaient au dos des lettres patentes, leur succédèrent. Le chapelain du roi s'appelait, dans l'origine, le chef suprême, des rleres.
COEPJSCOPUS. CHORÉVÈQTJE. Le nom deehoreveque a éfé donné à des vicaires de* évé.iues qui en remplissaient quelques fonctions, d iits certaines parties des diocèses et sous leur jurïd ction ; comme l'ordination d s clercs mineurs par exemple. Il en est fa:t mention dans le concile d'Ancyre en 314. Au ix' siècle on les appelait indifféremment c»ppiscopi , ckorepiscopi. Mais comme il» u-urpaient des prérogatives des vrais évéques, on prit l'avis du pape Léon sur celle, matière; et, en 800, il lut rendu un capitulai™ par lequel on défendit d'établir a l'avenir des chorétéque» :(Juinon episcopi, sedvicarit, episcoporum sunt, dit le capitulaire. Cependant on en voil encore dajis le cours du i\* siècle, et la sentence ne fut exécutée définitivement qu'à la fin de ce siècle. Après celio époque ils devinrent rares, quoiqu'on eu trouve encore quelques-uns jusqu'à la fin du xi* siècle. Depuis lors il n'eu est plu* fait mention dans l'Eglise. Les archiprêtres, les doyens ruraux et enfin les vicaires généraux les ont remplacés.
COMES STABULI. (Foy. Connétable.)
COMMITTIMUS. Le droit de commitlinus (mot latin qui signifie nous commettons, et qui est tiré de la formule des lettres royaux) était un privilège accordé par le souverain de plaider en première instance aux requête» du palais ou de l'hôtel de Paris, en matières pures, personnelles, possessuircs ou mixtes, et d'y faire renvoyer ou évoquer les affaires commencées devant d'autres juges. Il y avait deux sortes de committimus: celui du grand sceau, qui s'exécutait par tout le royaume, et celui du petit sceau, qui ne s'exécutait quo dans le ressort du parlement, d'où les lettre* de committimus étaient émanées. Les princes, les seigneurs el d'autres olficiers de la couronne jouissaient t/<r piano , d'après les ordonnances, du droit t\c commit ti)iiutt. En ouln» les rois avaient concédé, à différentes époques, les mêmes droits à des évéques et à des établissements religieux. L'usage d'évoquer les affaires aux requêtes du palais remonte au moins au xir siècle : on cite ou effet une charte de Henri l,r. de l'an 1113, donnée en faveurde l'abnaycde S linl-Evroult, el qui porte : Kl ne quis ad placitum monachos... nisiincurii rtgali provocal et,gennmli autltoritate prohibuit. Ce n'est donc pas seulement au xiv* siècle qu'on peut trouver des
(l) Glossuire de du Cange.
philcd'Anlioche , 5515 ans ; Eusèbe de Césaréc,5193 ans; l'historien Josôphe,HG3 ans.
2«,3 DICTIONNAIRE DE MI LOM vTlQl'E CHHETI. N.NK. ri
aclrs de celle espèce; cl des clauses de com- avec les chanceliers; c'est peut être pnree mittimus, insérées dans les chartes antérieu- qu'ils expédiaient les diplômes royaux après, ne peuvent jeter aucun doute sur leur pelés prœcepta. B.aucoup de diplômes en authenticité. [Voy. Garde, Gardienne.) forme judiciaire.au moins depuis le >nr COMPTES. (Voy. Chambres des comptes.) siècle, sont autant d'arrêts prononcés par Ut COMPUT. On appelle comput eu chrono- comtes du palais, à la téle de leur* a-sci^curs logie la manière de calculer le ternes pour ou échevins ($cabini).
la construction du calendrier, afin de détermi- La transmission héréditaire des comtés
ner les cyeles, les épactes, les lettres domi- ayant été autorisée par Charles le Chaîne,
nicaîcs et les autres parties qui le composent, c'est depuis cette époque surtout qu'on rrn-
Nous examinerons la signification et l'emploi contre le litre de comte, suivi d un. nom de
de chacun do ces termes à leur rang. Il ne Tille ou de pagut qui devint le comté : aupa-
s'agira ici que des temps antérieurs à la ravant ce nom était souvent omis. Tenue du Sauveur du monde. Au x* siècle, les comtes, profitant de l'anar-
Sans parler des ères fabuleuses des Egyp- chie causée en France par rétablissement du
liens et des Indous, que les savants s'effor- régime féodal, se rendirent indépendants :
cent de ramener à un système raisonnable, c'est de là que datent les comtés de Champn-
nous rappellerons que, dans les premiers gne, de Flandre, de Toulouse, etc. Les com-
temps du christianisme, les historiens qui so les s'intitulèrent alors comités pnlatini, com'
sont occupes de régler le comput, ont beau- tes palatins; comtes des Français; comtes du
coup varié là-dessus. L'Eglise d'Anliochc, rot de France, etc.
suivant Hésychius,comptail6000ans depuis la La charge de comte du palais fut suppri-
créalion du monde jusqu'à Jésus-Christ ; saint mée sous Hugues Capct, comme dangereuse
Clément d'Alexandrie, 5'.>24ans; saint Théo- pour l'autorité royale, et remplacée par quatre ouïes nouveaux : ceux de chancelier, de boutciller , do connétable et de grand
Ces calculs n'ont été suivis dans aucun pays, paneticr.
Daus le m* siècle, Jules l'Africain com- COMITISSA. On ne rencontre pas avant
posa en 221 un comput nouveau, dans le vtu* siècle le litre de comilissa daus les
lequel on comptait 5500 ans depuis la créa- charte*.
lion. Ce calcul fut adopté parles Alexandrins. CONCURRENTS. On appelle concurrents,
Au v siècle, tes Eglises d'Occident prirent en chronologie, deux jours ou le jour qu'il
le calcul d'Eusèbe, qui, comme nous l'aTons faut ajouter aux cinquante-deux semaines
tu, ne comptait que 5199 ans avant Jésus- pour compléter l'année bissextile ou l'année
Christ. Rome l'adopta ; Bèdo est le premier commune. Ces jours concourent avec les
qui ail osé le rejeter rrour introduire celui années du cycle solaire (Voy. ce mot) et s'a-
du lexle hébreu et de la Vulgatc. joutent ensemble jusqu'à sept : alors ils
Au xi* siècle, on recommença à étudier le forment une semaine; puis on recommence à
comput ecclésiastique avec une ardeur qui les compter depuis un jusqu'à sept, produisit, dans les chartes, celle multitude Les années bissextiles du cvcle sont : les
de dates qui y sont répandues, telles que 1", 5', 9*, 13', 17*, 21* et 2$'. On compte
l'année de Jésus-Christ, h s épactes, les con- deux jours concurrents à chacune, sauf à la
currents, les réguliers, l'indiction, etc., que première, dunl un jour est reporté au cycle
les écrivains et les notaires se plaisaient à y précédent, dont il complète la dernière sc-
mer.re, pour faire étalage de leur érudition uiaine (2).
plutôt que pour assurer la vérité de la dale II y a beaucoup de chartes datées d î res
de IV.cle. (Voy. Calendrier, Dates, etc.) concurrents qu'on a appelés aussi epactœ
COMTE. Le litre de comte remonte aux solis ou epactœ majores, pour les distinguer
prcnùcrs empereurs romains , qui nommé- des épactes de la lune appelées simplement
Tent leurs conseillers comités. Dès le temps épactes.
d'Auguste, on voit des sénateurs choisis pour L'usage des concurrents a cessé depuis la
former son conseil avec le litre de comités réforme du calendrier en 1582. On se sert,
Âugusti. Celto dénomination devint une di- depuis cette époque, des lettres dominicales
gniié au m* siècle. Constantin l'illustra au pour marquer le dimanche cl les autres
poinl d'en élever les titulaires au-dessus des jours de la semaine. Les concurrents ont
ducs. Dans le îv siècle, ils commencèrent à avec les lettres dominicales des rapports
remplir des fonctions militaires, et, au siècle étroits: le concurrent 1 répond à la lettre
suivant, les gouverneurs des provinces pre- dominicale F, 2 à E. 3 à D, k à C, 5 à B, G à
naienl le litre de ducs, et ceux des Tilles ou A, 7 à G ; et dans les années bissextiles, de
d'un seul diocèse, le litre de comtes. même qu'on so sert des deux lettres domitii-
Sous les rois de la première et de la deuxiè- cales, de même on compte deux concurren ts. me race, les comtes remplissaient les fonc- Il faut remarquer qu il arrive souvent que
lions de gouverneurs cl de juges des débats des chartes datées d'années bissextiles font
Sut s'élevaient entre leurs sujets du comté, usage du 2* concurrent dans le mois de jan-
>n appelait ceux qui accompagnaient les Tier, (andis que ce ne doit être qu'à partir
rois comités palatii, et au \x* siècle comités du 25 février qu'on emploie la lettre domini-
sucripolalii (1). Le titre do précepteur, prœ- cale à laquelle il correspond ; dans ce os,
eeptor, Içjur était commun en môme leurs on doit se rappeler que le concurrent indiqué 11} D. ibbiUou, de Re Diplamutica, 117. (i) Art de vérifier les dties, t 1.