‹ Dictionnaire raisonné de droit et de jurisprudence en matière civile ecclésiastique (volume 2)Chapitre 659 sur 878 · Dit maire · texte numérisé non relu

Dit maire

Maire vient de wojor, le plus grand, le plus élevé. — C'est le nom que l'autorité civile donne, dans chaque commune, au citoyen qu'elle a choisi ou que ses concitoyens euxmêmes ont choisi pour administrer la commune sous la surveillance et la direction du gouvernement.

Le maire est le premier des officiers municipjux. Il occupe le quatrième rang dans l'ordre aJmiiiistralif, si nous mettons le chef de l'Etat au premier, le ministre au second, cl le préfet au troisième. Entre lui et le préfet se Irouve le sous-préfet , dans l'administration déparlemcînlale.

Les maires ont été établis par le décret du H décembre 1789. iArt.k.) — « Le maire, dit M. Puibusquc dans son Dictionnaire municipal, est charge de faire cx^icuter les lois, d'administrer les revenus de la commune, d'en surveiller les intérêts; le ministère du prêtreserattache exclusivement à lareligion. Dans l'église, et en tout ce qui fait partie du culte, le maire n'est qu'un simple fidèle; hors de l'église et du ministère religieux, le curé n'est qu'un simple administré. Celte distinction doit être scrupuleusement respectée. L'autorité ecclésiastique et l'autorité civile se louchent de si près dans leuifs fonctions de chaque jour, que le moyen le plus sûr d'éviter toute collision est de bien fixer les limites que l'une ne peut dépasser sans «empiéter sur l'autre. » (Art. Eeclésiastique.)

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