TRESORIERE «ES PAUVRES
Dans la paroisse de Saint-Barthélémy, à Paris, les dames et demoiselles adjointes ;«u bureau de charité et formant auprès de lui nue association charitable, devaient, tous les trois ans, élire parmi elles une trésorière. (Art. k.) — Les fonctions de cette trésorière dnraieul trois ans. Elle pouvait être constamment réélue. Jb.) — Le trésorier des pauvre* était tenu de lui remettre, au fur et à mesure qu'ii les recevait, les arrérages des renies destinées au soulagement des pauvres honteux et malades, et les quittances qu'il relirait d'elle ou du curé lui étaient allouées dans la dépense de son compte (Art. 13.) — La trésorière rendait chaque année son compte, tant en recette qu'en dépense, sur les registres qu'elle avait tenus. [Art. 19.)
Le règlement de la fabrique de Nogentsur-Marnc portait que la irésorière tiendrait un petit registre sur lequel devaient èlre inscrites les délibérations des assemblées particulières daus lesquelles il était renuu compte de l'état des pauvres, des secours dont ils avaient besoin, et de ceux qui leur avaient été accordés. [Art. iS et i-9.) — Dans l'inter- > aile d'une de ces assemblées à l'autre, elle ordonnait, de l'avis du curé, du ju^e ou du procureur Oscal, ou du moins de l'un d'enlre eux, des pauvres auxquels la charité devait être donnée ou retirée, de la qualité et quan-
tité de charité qu'il convenait de donner à chacun, soit en boni h n, pain, vin, lait, linge, bois et me.dicamen.ls, à la charge d'en rendre compte à l'assemblée suivante. [Art. 49.) — Lors de chaque assemblée particulière, il devait être remis par le procureur de la charité ou trésorier entre les mains de la trésorière une so unie de d niers telle qu'el;e avait été réglée par l'assemblée, paur èlre employée par elle aux besoins urgents qui pourraient survenir. E le en rendait compte en détail dans l'assemblée sui.anie. (Art. 53.) — Faule par !a trésorière de rendre ses comptes, elle pouvait être desli- I ée et remplacée. (Ilèyl. de la fabrique de Saint-Bitrth.. a. 19.)
Ces disposions sont de nature à pouvoir encore servir de règle dans les paroisses où il y a des dames charitables qui se chargent de distribuer les aumônes.
Le curé et le labricien qui remplit les fonctions de trésorier des pauvres auraient naturellement la surveillance de la gestion de la trésorière, qui du reste rendrait ses comptes au bureau de charité. (Voy. Hevemjs des