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lui-même aux préfets dans une circulaire du
IV mai I8ai.
Le mauvais vouloir ou l'impuissance des départements portèrent le gouvernement à
se fa ie accorder p ir lei Chambres le moyen de régler lui-même et de fournir celte indemnité.
La loi du II mars 1H17 ordonna qu'il serait prélevé sur les centimes additionnels quatorze centimes pour les dépenses départementales lixes, communes et variables; que si\ de ces centimes seraient verses au trésor royal pour être tenus, en totalité, à la disposition du ministre de l'intérieur, et être emplo\és, sur ses ordonnances, au payement des dépenses fixes ou communes déterminées, au nombre desquelles se trouve le supplément aux dépenses du clergé dans les tii;ccses. [Art. 88 et 53.)
Le 23 juillet 1820, le ministre ne l'intérieur rappelait aux évêques que les frais de tournée étaient compris au nombre des dépenses départementales fixes. (Cire.) — Celte dépense était mandatée par les préfets et qu illancée par l'archev éque ou évèque. [Cire, du 25 juill. 1831.)
Les choses restèrent dans cet étal jusqu'en 183V. Alors les frais de visites diocésaines lurent réunis avec le traitement des archevêques et évêques, ainsi qu'on peut le voir dans le budget de cette année, et, à dater du i« janvier 183V, ils ont été ordonnancés par le ministre. Les préfets en furent prévenus dans une circulaire en date du 19 décembre 1833, et l'ont été encore depuis dans deux autres, l'une du 10 février 183V, et 1 autre du 29 novembre 1835.— Cette indemnité avait été fixée à 1000 fr. pour les diocèses qui ne comprennent qu'un seul département, cl à 1500 fr. pour ceux qui en comprennent deux. Le ministre de l'intérieur ordonna aux préfets, en 1831, de la réduire à 750 fr. pour les diocèses composés d'un seul déparlement, et à 1000 fr. pour les autres. (Cire, du 27 mai 1831.) Mais l'année suivante elle fut remise au taux des années précédente».
On est sévère dans l'allocation de celle indemnité. On ne l'ordonnance qu'au moment où l'évéque donne avis qu'il est en cours de visite pastorale, ou qu'il l'a terminée [Cire. du min. de lint., 10 févr. 1834), et, comme les diocèses d'Aix , Marseille, Châlons et Reims, ne forment à eux quatre que trois déparlements, on dé leur alloue ensemble que 'iOOO francs.
L'archevêque de Paris ne reçoit point d'indemnité pour cet objet.
Les indemnités pour frais de tournée ou visite épiscopale sont, avec les indemnités personnelles, volées par les conseils généraux, les seuls fonds qui puissent être remis à l'évéque lui-même, sur sa simple quittance.
{Cire, du min. de l'int., IV mai 1821.)
8° Circulaire de Mgr Vévêque de Saint-Dié.
Une circulaire de Mgr l'évéque de Saint- Dié , aujourd'hui cardinal - are '.cvèque de Bourges . au sujet de sa visite épiscopale
dans les arrondissements de Mirecourl. Neufcbàleau et Kemiremnnt , terminera convenablement cet arlirle.
Monsieur le curé,
C'est avec plaisir que je vois arriver l'époque où je pourrai, en continuant la visite de mon diocèse, achever une làclie qui m'est d'autant plus douce, qu'elle me met à même de connaître personnellement tous les membres d'un clergé auquel je suis tendrement dévoué. Afin que iWa satisfaction soit complète, mon dessein esl de visiter, l'année prochaine, tout ce qui n'a pas été visité cette aiinée. Celle vi&ite s'ouviira le lundi, 7 mai \6ô2. Je verrai mu; essiveutçai les arrondissement ■> de Mirecourt, Neufchàteau et Remixemonl. J';ii choisi celle époque plus encore pour vous que pour moi. Vous aurez eu six mois pour préparer vos enfants, ayant pu, dès ce moment, commencer à les instruire; ils auront profilé des instructions qui, pendant le carême, Sont plus lié quenlea ei ce si ra une excellente préparation, dont le complément n'exigera pi us, de votre part, que très-peu de temps et de soins, les choses requises pour la réception des de ;x sacrements étant les mêmes, à un chapitre près. L'é, uqae (ixée est donc la plus Cônvenâbli, pu.squ'eile a l'avantage d'abréger et de simplitier vos travaux.
Je suivrai, pour chaquecanton, l'itinéraire qui aura été indiqué par M. le curé canlo tal, et dans lequel seront comprises les par isses d'un autre canton ipii pourraient être alors visitées plus commodément. Il désignera également les églises où je devrai coolirmer, à l'effet d'y réunir toutes les paroisses qui pourront s'y rendre sans de trop giaves inconvénients. Ce qui n'empêchera pas les mêmes paroisses d'être visitées à leur tour. Mais, par ce moyen, les confirmations seront plus nombreuses et plus imposantes.
"ion intention est d'aller directement au presbytère, et d'éviter une enlrée solennelle. Ce n'est pas que je doute de l'empressement des fidèles à environner le premier pasteur des témoignages de leur amour et de leur respect. Je regrette beaucoup que celle disposition, que j'avais indiquée d'ime manière positive, n'ait pas été uiii\eisellemeil suivie. Von, voudrez bien, je l'espère, ne pas manquer à un point sur lequel je me suis lorinellemeut expliqué.
l>u presbytère, je me rendrai immédiatement à l'église pour y faire ma prière et pour commencer aussitôt après la visite, si l'heure le permet; autrement Ci' ser;<it le lendemain matin* Comme je désire supprimer, dans nu rec. pliou , toute pompe et tout apparat, je vous en^ige a ne in'adrcsser aucune harangue. Vos sentiments me sont assez connus, je n'ai pas besoin que vous me les exprimiez pour y croire.
Je visiterai, comme j : vous l'ai marqué, l'église dans le plus grand détail; les autels, les reliques, les fonts baptismaux, les cou essionnaux, la chaire, la sacristie, les vases sacrés, les ornements, apiielleronl toute mon attention. Je visiterai le cimetière, s'il est à proximité, et les établissements qui existeraient dans la paroisse, tels que hospices, hôpitaux, maisons de détention; et j'examinerai les registres de la fabrique, ainsi que ceux des baptêmes, mariages et enterrements. J'interrogerai le, entants Sur le catéchisme, et je donnerai la confirmation. Je ne puis lixer d'une manière [lécise l'âge où les enfants doivent v être admis. Mais vous savez, MoHsieur le c .ré, qu'il est nécessaire qu'ils connaissent les vérités de la foi, et qu'ils soient en état de sentir l'excellence de ce sacrement.
Pendant la eoniirmaiion on chantera des psaunii s et des cantiques analogues à ta céieronui . l>ans les localités où n n'y aurait pas des personnes suffisamment formées aa chant des ca.ilio.m- . ôri se I "nera
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