BAPTÊME DES CLOCHES
La bénédiction des cloches est plus particulièrement connue sous le nom de baplémii. Cette bénédiction est du nombre de celles qui sont réservées à l'évêque. La congrégalioa des Biles déclara, le 19 avril 1687, que l'évêque ne pouvait pas déléguer à un prêtre qui n'aurait pas le caractère épiscopal , la permission de bénir les cloches, même en omeltant les onctions. Celte décision n'a pas élé admise en Friince. L'usage de déléguer un /prêtre quelconque s'y est maintenu jusqu'à ce jour. Le Rituel de Lyon, publié en 1787, supposait que la bénédiction d<'s cloches était toujours faiie par un prêlre ; celui de Paris, publié en 18i{9 , laisse sup[)oser la même chose, et de fait il est rare eu France qu'un évêqiie \ienne lui-même bénir une cloche de [)aroisse. — Le Rituel de Paris recommande aux curés de faire perdre au pei.ple l'habitude d'appeler baptême la bénédiction des cloches. Nous croyons que ce serait peine inutile. On donne un nom à la cloche. On la fait présenter par deux personnes désignées, l'une comme parrain et l'auire comme niarraine. Comment empêcberqu'une cérénjonie qui lessemble si bien au baptême, par ces deux circonstances, n'en porie le nom?
La désignation du parrain et de la marraine regarde exclusivement la fabrique et le curé. La fabrique, qui fournil ou est censée fournir la cloche, nomme en même temps ceux qui doivent la présenter pour elle. Le curé, qui est chargé de pourvoir à la cérémonie de la bénédiction, conformément aux canons el aux usages pariiculiers du diocèse, agrée les personnes nommées; par la fabrique, si elles sont susceptibles de l'êire, et, dans le cas contraire, en réfère à l'évêque. Voy. Cloches.
Le Journal des Fabriques (ï. VII, p. 252), contondant les convenances avec le droit strict et rigoureux, attribue la nomination du parrain et de la marraine à celui qui fait les irais de la cloche. C'est envisager la question sons un point de vue qui n'est pas le sien. Oui que ce soit qui fasse les frais de la cloche , c'est toujours la fabrique qui la fournit , parce que c'est elle qui doit la fournir.
Formule d'un Procès-verbal ou acte de bénédiction d'une cloche.
Le 4 juillet 18W, nous curé de la paroisse
de Saint-Estève, à , diocèse de , avons
bénit, en vertu d'une délégation spéciale de Mgr l'évêque, en date du 23 juin dernier,
une cloche du poids de destinée à cette
paroisse, et àlaquellea été donné le nom de Sainte-Angèle.
Cette cloche, fondue le , aux frais de
M. Guinard et des paroissiens, nous a été présentée par M. Guinard et par M"' Laurent, épouse de M. le maire, lesquels ont signé avec nous, ainsi que MM. le maire, l'adjoint, les membres de la fabrique et autres personnes notables de la paroisse présentes à la cérémonie.
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