‹ Dictionnaire raisonné de droit et de jurisprudence en matière civile ecclésiastique, par l'abbé J.H.R. Prompsault; publié par l'abbé MigneChapitre 510 sur 824 · CAPUCINS · texte numérisé non relu

CAPUCINS

D'anciens Capucins français, sous la direclion de Capucins espagnols et italiens, ont formé quelques élalilissements de leur ordre. I! y en a à Lyon, à Marseille, d ins le diocèsed'Aix, dans celui de Valence el dans celui de Crenolde. Aucun d'eux n'est reconnu par le gonvernemenl. Les religieux y sont entiès-petil nombre. — Ceux du couvent de Marseille furent poirsiiivis en 1830. sons le rèKue d'' (^.harles X., comme coup ibles d'avoir porié publiquement le coslunie d un onlre non auieriséen l'rance. Le Inbimal les renvoya de la plainle, et, sur appel dn procureur du roi, la Cour roy.ile d Aix rendit un arrêt de non- lieu, conformément aux conclusions du procureur sjénéral. \Arr. 20 }iiin 1830.) — Le 31 décembre de li même année, par conséquent dans les premiers uiois du règne de Louis-Piiilippe, le sous-prefet d'Aix écrivii aux Capucins de cette ville que le commandant de la 8° division milliaire avait donne ordre à la gendarmerii' d'arrcler de jour el (le nuit tout individu revêtu du costume de Capucin, el de li> conduire devant le procureur du roi le plus vo;sin, comme mi'iidianl et vagihond, s'il était Français, et jusqu'aux frontières, s'il était étranger. (Litlre du 31 déc 1830.: Le supérieur répoiiilit que, prêtre calho'ique, ses fonctions et son habit ne dépendaient (\ue de son évoque; ()ue, citoyen français, il avaii le droit de vivre libre, de se vélir comme il lui plaisait, il'aller et de venir le jour ou la nuit quand bon lui seniblail; que, domicilié et coiiiribu.ible, il n'etail ni meiidianl ni vagabond, el que, loin d'avoir le droit de l'airêler, l'autorité lui devait au contraiie proleclion et secours; que c'éla l un devoir pour tous de résister à l'oppiessioii illégale, et que si la violence m.itérieile altentail, de quelque manière que ce fûi, à sa liberté, il réclamer, lit hauiement, el avec tonte la publiiité que comportait le gouveriiement coiistilutiuiinel, le secours des lois et des magistrats. Cette afl'aire n'eut pas d'aulres suites.

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