‹ Dictionnaire raisonné de droit et de jurisprudence en matière civile ecclésiastique, par l'abbé J.H.R. Prompsault; publié par l'abbé MigneChapitre 9 sur 824 · ABDICATION · texte numérisé non relu

ABDICATION

L'abdication est une renonciation volontaire au titre que l'on a ou à l'emploi que l'on occujje.

Un décret du 23 brumaire an II (13 nov. 1793) autorisa toutes les autorités constituées à recevoir des ecclésiastiques et ministres de tout culte la déclaration qu'ils abdiquaient leur qualité, voulant que les listes certifiées de ces déclarations fussent envoyées tous les quinze jours au comité d'instruction publii|ue.

Un autre décret du même jour porte que les èvêques, curés et vicaires, qui ont abdiqué ou qui abdiqueront leur état ou fonction de prèirise, recevront de la république par forme de secours annuels, savoir : ceux qui sont acliielletnent d'un âge au-dessous de cinquante ans, la somme de 800 francs, ceux de cinquante ans accomplis jusqu'à soixantedix accomplis, celle de 1000 francs, et ceux de ce dernier âge, la somme de 1200 francs.

La Convention nationale, qui portait ces décrets, ne doutait nullement que les apostasies ne lui arrivassent en masse. Elle devait s'y attendre, car les prêtres qui exerçaient alors public] uenient les fonctions du saint ministère avaient presque tous donné lieu de croire qu'ils n'étaient pas éloignés d'abjurer leur foi ; cependant elle fut déçue dans ses espérances. A peine se rencontrat-il quelques misérables qui vinrent déposer entre les mains des officiers civils leurs lettres de jjrêtrise ou l'acle d'abdication qu'on leur demandait. 11 fut évident alors (|u'ou oublie la foi beaucoup plus facilement qu'on ne la perd.

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