DOM
DoLEKT, Doi.r.NTF,. Adj. Il se dit des personnes et des choses «jui y ont rapport : Un homme dolent, une famille dolente, vn visage dolent, ■unton dolent. En prose, il se met après son subst. ; les poêles le font quelquefois précéder :
Que ma fille Va ranimer ta dolente famille!
(VotT., Enf. prod., ad. I, se. I, 3.)
Domanial, Domaniale. Adj. qui ne se met qu'après son subst. On dit domaniaux au pluriel masculin : Les biens domaniaux.
DoMESTiQUK. Adj. des deux genres. 11 se met toujours après son subst. : Affaires domestiques. Soins domestiques. Animal domestique.
DoiiESTiQLEMEM. Adv. Il sc met après le verbe ; R vit domesiiqucment avec nous. Ce mot est peu usité.
Domicile. Subst. m. Le dimiicile, dit Beauzée, ajoute à l'idée d'habitation celle d'un rapport à la société civile et au gouvernement; do là vient que ce terme n'est guère usité que dans le style de pratique.
Do»iiN.4NT , Dominante. Adj. verbal tiré du verbe dominer. Il ne se dit point des personnes, et se met toujours après son subst. : Goût dominant, passion dom.inante. — Idée dominante. Féraud critique avec raison le mot dominant dans cette phrase de Bossuet : Ces institutions étaient propres, de leur nature, à former un peuple invincible et dominant; il fallait dire dominateur.
Dominateur. Subst. m. Il l'ait au féminin tfominalrice : Elle voyait, pour ainsi dire, les ondes se courber sous elle, et soumettre toutes leurs vagues à la dominatrice des mers. ( Bossuet, Oraison fun. de la reine d'Anglet., p. 39.)
Du cfïur humain, sombres dominati ioes, C'est vous, surtout, fougueuses passions, Dont les folles émotions Des plus chers entretiens nous gâtent les délices.
(Dblil., Convers., II, 761.)
Il s'emploie adjectivement : Un peuple doniinalem' peut s'affranchir de tout impôt, parce qu'il règne sur des natioiis sujettes. (Montesquieu, Esprit des Lois, liv. Xllî, chap. xii.)
Un jour doit s'élever des cendres de Pergamc Un peuple de sa ville orgueilleux destructeur Et du nonde conquis vaste dominateur.
(DEtiL., Énéid., I, 34.)
On peut dire aussi nation dominatrice.
Dommage. Subst. m. C'est dommage, suivi (|c que, exige le subjonctif : C'est dommage quil ait clé gâté ; c'est dommage qu'il nuit pas réussi. — Dans les phrases proverbiales, restes du vieux langage, ou pas était haititiiellement retranché, on le retranche encore aiijourd'iiui : C'est dommage qu'il ne fosse cela, c'est dommage quil ne se joue à moi. Voyez Détriment.
Dom.mageable. Adj. des deux genres. L'Académie ne le met que suivi de la préposition à ; et, par conséquent, il doit toujours suivre son subst. : Une entreprise dommageable au public. Celte démarche lui a été dommageable.
DoMPT.vBLE. Adj. des 'ieux genres. On ne fait plus sentir le j) dans la ^/rononciation, et on prononce le m comme jn n. Il se met aprcs son subst. : Animal domptable, cheval domptable. VOY. Dompter.
Dompter. Y. a. de la 1" conj. On ne fait point