‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 20 sur 453 · AMA · texte numérisé non relu

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subst. ; mais en vers et dans h pro.'^c poélicpie, il peut le précéder. Gresset u dit [Edouard III. ael. II, se. vi, 48) :

El fausse trop soUTenI, ccUe alticre >a;Ksie

iS'anciiiI i|u'uii crime tieureui pour luoiitrcr ubuMUt.

Voltaire a dit dans Alzire (acl. I, se. vi, 3) :

Allons, ne souiïrons pu que ccUc humeur sidéra...

I.cs grammairiens ne sont pas entièrement d'accord sur la prononciation de ce mot. les uns veulent tju'oM iirommee le r linal; el les autres qu'on ne le fasse |ioint cnlendre. Les premiers citent ces vers de Boileau (,-/. P. 111, J33) :

La colère est supcritc et tciiI des mois aUifr$. L'abatloinenl s'explique en des termes inuins llers.

Les autres citent ceux-ci du inèmc auteur (Lutr., l, 223) :

r.e peirnqnier s»perl)e est l'clTroi du qu.irlier, Kt SUD cuura^-e csl peint sur son visage altîer.

■\'ollaire et La Harpe l'ont fait rimer avec métier :

Tai^ei-voas, lui répond nn pliilosophe altier. Et ne TOUS vantez point de voire ubsrur imlier.

{Let Deux SucUt, 38.)

Vous suivci d'Appîus les principes altierê. Et TOUS dédaignet trop nii peuple de guerriers.

[Coriolan, act. I, se. m, 7i.)

L'usage a décide la question, cl le r ne se fait point sentir dans ce mol, à moins (pi'il ne soil suivi d'un mol (jui coi.iinence par une voyelle ou un h niuot. — « Nous|ien>ons même qu'il doit rarement se faire sentir devant une voyi'llc.et «pi'il no se prononce i)as, jiar exemple, dans une phrase ComillC celle-ci : Un caractère altier c.tt un défaut. >■> (Leuiairc, Grainmuire des Grammaires, p. (»'(.)

Amabilité. Subst. f. qui n'a point de pluriel.

AxuNT. Subst. m. A.M\^T^:. Suhst. I'. Ce n'esl pas lo Dictiiinnaire de l' Académie tpii nous apprendra la sii-niijicaiion du mot autant, tl'esl, dit ce Dictionnaire, celui ou celle «pii a de l'amour I)our une personne de l'autre sexe. D'après cette delimtiou, un caporal qui, en voyant [i:is>cr une belle reine, conceviuil de l'amour pour elle, pourrait être apiielè l'amant de celle reine; et une femme d'un certain rang, ipii aurait dans le cœur une faiblesse secrète jiour un lionmii- d'une condition b)rt inlèiienre. sans bii parler, serait son amante. Reculions celle deliniliou. Amant se dit d'un I une qui, ayaiU de l'aiiionr pmr une personne du sexe, ou désirant senlemenl île s'en faire ainuT, a déclare ses seul unents, n'a pas ete rebulc, est aune, ou lâche de se l'aire aimer. y/ /«finie ne se du <iuc sous le rap|)<)rt des sentiinenis lemlres et passionnés qui allachejil une feinuie a nn homme.

A>iAS. Subst. in. Au ngiirè, il se dit d un assembhc'e de choses inutiles, supeilbies, ou même nuisililès el dain-'creuses: A"/ <"»///'■■: /'«'v c tre sujet sous un amas de fleurs étronoéres [\ ollaire.) Nos premiers historiens ad ptèrent sans examen cet amas confus de rérit. s et d erreurs, (liarlh., Anachars,s, chap. l.XI V, l. V.p. 211'. ) (-est un amas d'infortunes d^nt il est bien difficile de si tirer.

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