GRO
qu'après son subst.: Couleur grisâtre, étoffe yrpk sdtre.
Grison, Grisonne. Adj. Il ne sc met qu'après son subst. : Poil grison, barbe grisonne.
Grogneur, GnoGNEust. Adj. On peut le mettre avant son subst., en consultant l'oreille et l'analogie : Humeur grogneuse. Cette grogncuse humeur.
Grondant, Grondante. Adj. verbal lire du v gronder.
Ces guerriers inlropides Percent des flots grondants les niont.igncs liquides. (CoBU., Yictoiru du roi sur les Etats <ie Hollande, 282.\
Cet adjectif ne se trouve point dans le Dictionnaire de V Académie . Il ne peut se mettre qu'après son subst.
Gronder. V. a. et n. de la 1" conj. L'Académie dit dans le sens neutre , gronder couire quelqu'un. On dit aussi gronder de quelque chose :
Eh! pourquoi donc jrondcr de tout ceci?
(Volt., Enf. prod., acl. IV, sc. iv, 47.)
Grosdeur, Grondeuse. Adj. On peut le mettre avant son subst. lorsque l'harmonie et l'analogie le permettent : Humeur grondeuse, grondeus» humeur.
Gros, Grosse. Adj. Terme de comparaison. Son corrélatif est petit. Il parait, dans presque tous les cas, s'étendre aux trois dimensions du corps, la longueur, la largeur e! la profondeur, et en marquer une (]uanlilé considérable dans le corps appelé gros, par comparaison à des corps de la même espèce.
J'ai i\\\. presque dans tous les cas, parce (ju'il y en a où il ne désigne qu'une dimension. Ainsi un gros homme est celui dont le corps a plus de diamètre que l'homme n'en a communément, relativement à la hauteur de cet homme. Aloi-s petit n'est pas son corrélatif. Il se dit de la hauteur , et un petit homme est celui qui est au-dessous de la hauteur commune de l'homme. Quand cet adj. est sans modification, il se met toujours avant son subst. : Un gros homme, une grosse femme, un gros arbre, une grosse tête, une grosse jambe. — Un gros mur, un gros bourg, une grosse armée. Quand il est modifié par quelque adverbe de quantité, il se met avant ou après: Un fort gros homme, un homme fort gros; une bien grosse femme, une femme bien grosse. Avec les adverbes Icrinincs en ment, il sc met toujours après : Un homme extrêmement gros, une femme prodigieusement grosse. — Seul, avant le mot femme, il n'a pas le même sens qu'après ce mot. Une gnsse femme est une femme qui a beaucoup d'embonpoint; une femme grosse e.^t une femme enccinlc. Dans ce dernier sens, il prend quelquefois un régime : Elle était grosse de son aîné. — Un homme dit ligurémcnt et familièrement, je suis gros de vous voir, je suis gros de savoir cela. Mais, «luoi qu'en dise Féraud, une femme ne dli'ait ni^e sins grosse de vous voir, ni je suis grosse de savoir cela. — Anciennement, dit Féraud, on disait devant les
noms, gros de Son imagination, toujours
grosse de mMes idées, enfante continuellement do nouvelles images. (Madame Dacier.) Féraud ajoute que cette exiircssion ne plairait pas aujourd'hui. — Cependant on dit familièrement, et même dans le style noble, avoir le cœur gros do