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de luxurieux reçards. Ce terui ne s'emploie guère (]ue lians la inonile ^cli^ieuse.
Lyrique. Adj. des deux genres. II ne se inel qu'après son subst. : Poésie lynque, genre lyrique.
Lynqvc se dit iiarliculièrement des anciennes odes 'ou slances qui répondent à nos airs ou chansons. On a appelé les odes poésies lyriques , parce que quand on les chantait, la lyre acc«'mpaguait h voix.
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Lt caractère de !a iioi-pie lyrique est la noblesse et la douceur; la noblesse pour les sujets héroïques, la douceur pour les sujets badins ou calants; car elle embrasse ces deux cenrcs. 'N'oyez Ode.
Les modernes ont une autre espèce de poème lyrique que les anciens n'avaient pas, et qui mérite mieux ce nom, parce (juil est réellement chanté ; c'est le drame appelé Opéra. Voyez Style.
M. Subst. m. On prononce vie. Cesl la treizième lettre de l'alphabet, et la neuvième des consonnes.
T,c son propre de cette lettre est me, comme dans mal, médisant, midi, mnde, muse.
Au commencement des mots, le m conserve toujours le son qui lui est propre; mais à la fin d'une syllabe, il est un signe denasalité, (juand il est suivi de l'une des trois lettres m, h,p ; comme dans eimnener,comhler, comparer, emmaillotter, que l'on prononce comme s'il y avait enmener, conhler, conparer, cnmaillotter. — Il faut en excepter les mots qui commencent par imm, comme immodeste, immédiatement, immense, que Ion prononce, im-viodeste , im- médiate ment, immense, etc. — On prononce aussi le m dans les mots où celte lettre est suivie de n, comme indemniser, amnistie, A gamemnon ; &\ce^\.è damner et ses dérivés, condamner et ses dérivés, et automne.
Le m a aussi l'articulation nasale dans comte, compte, dompter, domptable, prompt.
A la fin des mots, m est le signe de la nasalité de la voyelle précédente, comme dans nom, pronom, faim, parfum, etc. Il faut excepter Tinterjection hem, (juclques mots latins, comme item, et la plupart des noms propres étrangers, où la lettre m conserve sa prononciation naturelle, comme dans Sem, Cham, Amsterdam. Adam se prononce cependant avec le signe de la nasalité.
Lorsipie m est redoublé, on n'en prononce orilinairement qu'un, comme dans commode, commis, commissaire, etc. Il faut excepter yi7«mo7j, Emmanuel, etc., et les mots où le double m est précédé de i, comme dans immanquable, immense, etc.
Dans grammaire, grammairien, on ne prononce qu'un m; mais dans grammatical et grammatiste, on fait sentir les deux 7«.
M est l'expression abrégée du mot majesté ou du mot monsieur, qui s'abrège plus ordinairement ainsi : >P. — Mgr signifie monseigneur, Md marchand, Mde marchande, Mme madame, — Ms. ou Msc. manuscrit, Mss manuscrits. — M est la marque de la monnaie de Toulouse.
M.*.. Voyez Mon.
MACAr.oNiQrE. Adj. des deux genres qui ne se met qu'après son Eubst.
Machinal, Machinale. Adj. Il ne se met qu'après son subst. : Mouvement machinal, action machinale. BulTon a dit mouvements iriachi- «aux.— L'Académie remarque que ce pluriel est peu usité.
MACBi\ALEME?iT. Adv. On peut le mettre entre l'auxiliaire et le participe : Agir machinalement. Il s'est machinalement avancé.
Maohinateur. Subst. m. L'Académie n'indiaue
point comment il faut dire en parlant d'une femme. Il y a bien des femmes qui se mêlent de machinations; il serait dommage qu'on ne pût pas dire machinatrice.
Machine. Subst. f. L'Académie dit que les poètes appellent l'univers lu machine ronde. Féraud observe avec raison que l'Académie n'entend sûrement parler que de la poésie familière.
Madame. Subst. f. Nous ne nous servons point, dit Voltaire , des mots monsieur et madame , dans les comédies tirées du grec. L'usage a permis que nous appelions les Romains et les Grecs seigneur, et les Romaines madame; usage vicieux en soi, mais qui a cessé de l'élre, parce que le temps l'a autorisé. (Remarques sur Bérénice de Racine.) Voyez Monseigneur, Monsieur.
Mademoiselle. Subst. L Voyez Monsieur.
Madré, Madrée. Adj. Il ne se met avant son subst. ni dans le sens propre, ni dans le sens figuré : Porcelaine madrée, bois viadré. — Un homme madré, une femme madrée.
Madrigal. Subst. m. Terme de littérature. On apj)elle ainsi une petite pièce ingénieuse et galante, écrite en vers libres, et qui n'est assujettie ni à la scrupuleuse régularité du sonnet, ni à la subtilité de l'épigramme. mais qui consiste seulement en quelques pensées tendres, exprimées avec délicatesse et précision. L'épigramme peut être polie, douce, mordante, maligne ,clc.; pourvu qu'elle soit vive, c'est assez. Le madrigal, au contraire, a une pointe toujours douce, gracieuse, et qui n'a de piquant que ce qu'il lui en faut pour n'être pas fade.
On regarde le madrigal comme le plus court de tous les petits poèmes. Il peut avoir moii;s de vers que le sonnet et le rondeau ; le m('laiige des rimes et des mesures dépend absolument du goût du poète. Cependant la brièveté extrême du madrigal interdit absolument toute licence, soit pour la rime, soit pour Ir, mesure, soit pour la pureté de l'expression. Boileau en a fait connaître le caractère dans les deux vers suivants (A. P., II, '144) :
Le madrigal, plus simple et plus noble -.u son tbur, Respire la douceur, la tendresse et l'amour.
(Extrait de VEncyotopcdie.)
Mapflé, Mafflée. Adj. qui ne se met qu'après son subst. : Un visagr mafflé. La Fontaine a dit mufflue (liv. IIÎ, fable xvii, 8) :
La voilà pour condition, Grasse, ma/Jlue et rebondie.
Magie. Subst. f. On appelle magie du style, . l'illusion que produit le style par son accord par-
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fait avec les pensées qu'il exprime. Celle expression ne con\ icnl guère aux sujets de i)ur r:iisonnciiieiil, nuiis clic s';ippliiiue pjirliculiért'iuciil aux dcsiriplioiis cl à la peinture des niouvciiieiUs de 1 âuie. C'e.-t surtout dans les beaux morceaux de Racine qu'on est séduit par la magie du siyle, et que le cliarnic qui résulte de l'accord parfait de l'expression avec la vérité des objets fait qu'on s'oublie soi-uiéme, pour s'identilier avec les personnages, el partager tous les mouvements de leur àme.
Magique. Adj. des deux genres. On le met qucl(|Ucfois avant son subst. : Jrt magique, caractcre magique, paroles magiques. — Grcssct a dit l'url des magiques accords.
Magisi EU. Subst. ni. L'c est Ircs-ouvert, et on fait sentir le r.
M.iGisTiiAt, Magistrale. Adj. Il ne se met gucrc (ju'aprcs son subst. : Air magistral, tun magistral , voix magislralc. — Il n'a point de masculin au pluriel.
ÎMagistraleiient. Adv. On ne le met pas entre l'auxiliaire et le participe : Jl a parlé magistralement.
Magisthat. Subst. m. On ne fait pas sentir le /.
Magnamhi;. Adj. des deux genres. 11 se dit de celui qu'élèvent au-dessus des objets et des passions (]ui conduisent les hommes, une passion plus noble, un objet plus grand ; qui sacrilie le moment au temps, son bien-être à l'avantage des autres, la considération, l'estime même, à la gloire ou à la patrie. On mouille le gn. On peut (luclqueiois le mettre avant son subst., en consultant roreillc et l'analogie : Un prince inagnanime, un cœur magnanime , une résolution magnanime, ces mannaninics résolutions. Voyez Adjectif,
^Iag.n\mmi;jie^t. Adv. On mouille le gri. On peut quelquefois le mettre entre l'auxiliaire et le particijje : // s'est comporté magnanimeînent, il s'est magnaiiiniemcnt comporté dans cette occasion.
Magnam-mité. Subst. f. On mouille le gii. Voyez Magnanime.
MAG^AT. Subsl. m. On prononce magvenat, en passant légèrement sur gue.
]MAG^ÉslE. Subst. f. On prononçait autrefois 7naguenêsie; aujourd'hui on mouille Ic/?/;.
Magnétique. Adj. des deux genres. 611 a i)rononcé d'abord magucnclique. Aujourd'hui on mouille assez généralement le^«.
Magnétisme. Subst. m. On a prononcé maguenétisme; aujourd'hui on prononce assez généralement ce mot en mouillant le gn.
Magmficlnce. Subst. f. On mouille le gn. Voyez Magnifique.
Magnifique. Adj. des deux genres. On mouille le^«. Il se dit au jjropre et au ligure des jicrsonnes et des choses , et il désigne tout ce qui donne une idée de grandeur et d'o[)ulciice. Un homme est magnifique, lorscju'il nous offre en lui-même, et dans tout ce (jui rinlércsse, un speclarlo de dépense, de libéralité et de richesse, qui; sa ligure el ses actions ne déparent point. Tne entrée est magnifique, lorstju'on a pourvu à tout ce qui peut lui donner un grand éclat par le choix des chevaux, des voilures, des vélemenls et de tout ce (jui tient au corlégc. Un éloge est magnifique, lorsciu'il nous donne do la ]iersonnc (jui l'a lait, cl de celle a qui il est adressé, une iiùs-haule idée. Le luxe va quelquefois sans la magiii licence, mais la magnilicencc est inséparable du luxe; c'est par celle raison qu'elle éblouit souvent el qu'elle ne louche jamais. Ou dcuI le mettre avant son