‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 300 sur 453 · NIE · texte numérisé non relu

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d'une proposition n(?galivc. Quand deux ou jilusicms prupusillons négalivcs ont le même sujet avec (iilfLM-cnls attributs, ou le même attrihul avec différents sujets, nous réunissons toutes les propositions en une seule, en répétant ni devant cliaiiiic sujet ou devant chaque atiriliui. Au lieu do diic Vuit ne me coni'ient pas, l'intlre ne me convient pas, on dit ni l'un ni l'autre ne me convient. La justice ne fut Jamais ni si éclairée, tii si sec/urable. (Boss., Omis. fun. de Michel Le Tcllier, p. 253.) Ni doit toujours être accompagné de la négative ne, et fait supprimer pas ou point lorsqu'il est répété. Boileau a dit

Mon esprit n'admet point un pompeux barbarisme. Al d'un vers ampoule l'orgueilleux solécisme.

S'il eût dit, mon esprit 71'admet ni un pompeux barbarisme, ni, etc., il aurait supprimé po/>j/.

Ni est quelquefois suivi immédiatciiiciil de 7ie, lorsqu'il joint deux propositions négatives; dans ce cas, la proposition liée rejette pus : Jamais pécheur ne demanda vn pardon plus liuinhle, ni ne -sen crut plus indigtie. (Boss., Orais. fun.de Michel Le Tellicr, p. 271 .) A' oyez Accord.

Niable. Adj. des deux genres qui ne se met qu'après son subst. : Une proposition niable, un cas niable.

Niais, Niaise. Adj. : Un oiseau yiiais. — Un garçon niais, une fille niaise. — Une démarche niaise, un raisonnement niais, un style niait.

Trois sceptres à son trône attachés par mon bras. Parleront au lieu d'elle et n« se tairont pas.

(CoBN., Ificom., acl. I, se. i, 105.)

Puisque les sceptres parleront, dit Voltaire, il est clair qu'ils ne se tairont pas. Ces sortes de pléonasmes retombent quelquefois dans ce qu'on appelle le style niais : Htlas! s'il n'était pas mort, il serait encore en vie. {Remarques sur Corneille.) — Cet adjectif peut quelquefois se mettre avant son subst. : Cette niaise réponse fit rire tout le monde.

NiAisEMexT. Adv. Il peut se mettre entre l'auxiliaire et le participe : Il a répondu niaisement, il a niaisement répondu.

Nin. Subst. m. On ne prononce point le d.

Nier. V. a. de la l'^ conj. Ce verbe, suivi d'un autre verbe, demande de et l'infinitif, lors- (jue le verbe régi se rapporte au sujet de la j phrase : // a nié d'avoir dit cela. Dans le cas j contraire, on emploie que avec le subjonctif : Je j ne nie pas que vous ne soyez fondé à faire cette demande, je nie que cela soit, je ne nie pas çue cela ne soit.

On voit que lorsque nier est employé avec la négation, le ne doit cire répété dans lu proposition subordonnée '.Je ne nie pas que je ne l'aie dit, et non pas, je ne nie pas que je l'aie dit. Fous ne sauriez nier qu'un homme n'apprenne bien des choses quand il voyage. (Fénel., XYII' dialoguo ! des morts. Sacrale et Alcibiade.) On ne peut nier ' qvi'je XiC sois très-fondc à m'ériger en Aristar- | que, en juge souverain des ouvrages nouveaux. [ (J.-J. Rouss., le Persi/fleur.) — Selon le JJict. de l'Académie, on peut indifféremment mettre [ ou supprimer la négative : Je tic nie pus qu'il ait , fait cela, qu'il nuit fuit cela. Mais si l'on con- 1 suite les meillfeurs grammairiens et les écrivains I

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