OBL
ment le fait, ou il a nûment conté le fait.
Numéraire. Adj. des deux genres <]uine se met qu'a[)rés son subst. : f'^aleur numéraire.
NuMÉRjiL, Ni'MÉRALE. Adj. qui Hc sc met qu'après son subst. : Adjectif numéral, lettre numérale. 11 fait au pluriel masculin, numéraux : Des adjectifs nutnéraux.
NuMÉRiQDE. Adj. des deux genres qui ne se met qu'après son subst. : Opération numérique, rapport numérique.
Numéro. Subst. m. Il ne prend point de s au pluriel. — En 4835, l'Académie met un s au pluriel, et c'est aujourd'hui l'usage général.
NcPTiAt, Nuptiale. Adj. 11 ne se met qu'après son subst. : Jiobe nuptiale, bénédiction nuptiale, habits nuptiaux, lit nuptial, couche nuptiale.
Ndtritif, Nutritive. Adj. qui no se met qu'après son subst. : Remède nutritif, faculté nutritive.
0. Subst. m. C'est la quinzième lettre ae l'alphabet et la quatrième des voyelles. Notre prononciation distingue un o long et un o bref. Nous prononçons différemment 7/n /lô/e, cl une hotte ; une côte, et une cotte. — Nous représentons souvent le son de Vo par la diphthongue oculaire au, comme dans aune, baudrier, cause, dauphin, fausseté, gaule, haut, jaune, laurier, naufrage, pauvre, ruuque, fauteur, taupe, vautour. D'autres fois nous représentons o par eau, comme dans eau, tombeau, cerveau, cadeau, chameau, fourneau, troupeau, fuseau, gâteau, veau.
La lettre o est quelquefois pseudonyme, en ce qu'elle est le signe d'un autre son que de celui pour Icciuel elle est instituée; ce qui arrive partout où clic est prépositive, dans unediphlhongue réelle et auriculaire. Elle représente alors le son ou, comme dans6ow, foin, que l'on prononce en effet, boua, fouen.
Elle est quelquefois auxiliaire, comme quand on l'associe avec la voyelle u pour représenter le son oji, qui n'a pas de caractère propre en français, comme dans bouton, ouvrage, foudre, goutte, houblon, jour, louange, moutarde, nous, poule, souper, tour, vous.
Dans tous les cas où Yo, joint à Yi, forme 'la diphthongue apparente oi, et sc prononce é ou è, ou a substitué l'a à Vo, et cet usage est devenu si général, que l'Académie a cru devoir l'adopter et (juc nous l'avons adopté nous-môme, malgré notre répugnance. Ainsi nous écrivons comme les autres, Anglais, Français, Bourbonnais, je lisais, je lirais, monnaie, connaître, paraître; il lisait, etc. Voyez Oi.
La Ici Ire o est muette, 1» dans les trois mots paoîi, faon, Laon (ville), que l'on prononce pan, fan, Lan ; et dans les dérivés, comme paon/ieaw (|)etit paon), qui diffère ainsi de panneau (terme de menuiserie); Laonnais, qui est delà ville ou du pays de Laon ; 2» dans les sept mots, œuf, bœuf, mœuf, chœur, cœur, mœurs cl sœur, (jue l'on prononce euf beuf, meuf, keur,keur, meurs, et seur ; Z" dans les trois mots œil, œillet et œillade, soit que l'on prononce par è, comme a la fin de soleil, ou par eu, comme à la fin de cercueil. On écrit aujourd'hui économe, économie, écuménique, sans o à la première syllabe* le mot (Hdipe est étranger dans notre langue.
0 est l'expression abrégée du mot Ouest. — Dans le commerce, C. O. est l'abréviation de compte ouvert. Dans les anciens livres de commerce, ONC. ou ON. signifie once.
Obéissance. Subst, f. 11 ne se met point au pluriel. On ne dit plus comme autrefois, présenter ses obéissances à quelqu'un, assurer quelqu'un de ses obéissances.
Obéissant, Obéissante. Adj. verbal tiré du v. obéir. Il se met ordinairement après son subst., si ce n'est dans les formules de politesse : Fotre obéissant serviteur, votre très-obéissant serviteur. Un enfant obéissant, des sujets obéissants.
Obliger. V. a. de la l^^ conj. Dans ce verbe, le g doit toujours se prononcer comme un /; et, pour lui conserver celte prononciation lorsqu'il est suivi d'un a ou d'un o, on met un e muet devant cet a ou col o. J'uhllgeai, j'obligeais ; el non pas j'obligui, j'obligais. Féraud prétend qu'obliger rca\l indifléremment à ou de, et que l'oreille seule" doit décider du choix. Cette opinion est une erreur. A et de sont des prépositions dont la signilicalion est si dilTérente, que ce n'est pas l'oreille, mais bien la différence des idées, ou celle des points de vue sous lesquels on considère une idée, qui peut autoriser à ppéférer l'une à l'autre. Lorsqu'une ciusc exlcricurc, agissant immédiatement sur nous, y produit une obligation, eZ/e îwus obligea: La religion nous oblige à restituer ce que nnus avo7is dérobé; lu loi 710US oblige à payer notre part des contributions publiques ;l'hnnncur nous oblige a réparer le tort que 7ious avons fait aux autres. Les devoirs que l'on nous impose nous obligent souvent à faire des choses que nous ne voudrions pas faire.
Mais lorsque l'obligation est considérée comme existant déjà en nous, et que c'est de nous-mêmes, comme d'un principe, que nous tirons la nécessité de faire, 7101/5 souimes obligés de : Je me trouvai mal, et je fus obligé de m'arrcter. L'obligation, la nécessité de m'arréter est venue d'une cause intérieure, du mal (jue j'éprouvais. Dieu nous a caché le movient de notre mort, pour nnus obliger A'avoir ntlention à tous les moments de notre vie. (La Rochefoucauld.) Ici, Dieu ne nous oblige pas immédiatement; il faic