ORG
Mù
mie dit avoir l'oreille d'un ministre. Racine a dit dans le même sens (Athalie, act. III se. m, 74) : '
/'approchai par degrés de l'oreille des rois.
Ce récil passe un peu l'ordinaire mesure.
Ordi\aire.ment. Adv. On peut le mettre entre 1 auxiliaire et le participe: Il est ordinairement levé à six heures.
Ordinal. Adj. m. qui ne se met qu'après son subst. : Nombre ordinal.
Les nombres ordinaux se mettent ordinairement entre l'article et le substantif qu'ils modilient : Le premier jour, le trni.Hème mois V / année. Avec certains noms propres, le nombre ordinal se me! après le subst : François premier Henri second. On dit aussi, dans les citations. lirre second, chapitre troisième. — Les nombres ordinaux formant leur adverbe en ajoutant ment a ceux qui Imissent par un e muei, et ement à ceux qui finissent par une consonne : Premier, second, premièrement, secondement ; troisième'
V;atrième,tnnsièmement,quatrièmement.Yoycz
\ ombre. '
Ordom!v.ui;or. Subst. m. On lui donne quelquefois un féminin: Elle a été ^'ordonnatrice de la fête. (Acad. JS35.)
Ordon.>er. V. a. de h 1" conj. Disposer mettre en ordre. Voltaire dit, dans ses Remai^ ques sur Corneille, qu'il est plus énergique qu arranger, disposer. — Dans le sens de commander, prescrire, il régit de avec l'infinitif, lorsqu II a un régime indirect : On a ordonné d votre frère de partir; et que avec le subjonctif quand I n a point de nom en rcgime : Votre père a ordm>,e(]ue vous le fissiez. Cependant Voltaire a dit dans Oreste (act. III, se. iv, 20) :
Il règne, c'est usez; el le ciel nous ordonne
Que, sans peser ses droits, nous respections son trône.
En prose, il faudrait dire nous ordonne de respecter, ou ordonne que nous respections
Ordre. Subst. m. On dit mettre ordre à quelque chose, el donner ordre à quelqu'un de faire quelque chose. Mettre ordre n'a point de pluriel
m^ifn. .rj '"""'■^/''^ "'•'^'■'^ à quelque chose, mais on an donner des ordres
Orddrier, ORDCRiÈnE Adj. Qui se plaît à dire des ordures, des paroles sales et déshonnêtes. Il ne se met qu après son subst. .• // est ordorier.
Oreule. Subst. L On mouille les Z. L'\cadé-
Oremus. Subst. m., tiré du latin. On prononce le 5 final.
Orgamque. Adj. des deux genres. Il ne se met qu'après son subst. : Corps organique.
Orge. Subst. f. On le faisait auirof(Ms masculin. Il a plu à l'Académie de le faire féminin et on l'a fait féminin : De l'orge bien levée, de belles orges. Cependant il est resté masculin dans ces deux phrases : De l'orge mondé, de l'orge perlé L'Académie aurait pu, et peut-être dû, le faire féminin dans ces deux expressions.
Orgeat. Subst. m. On ne prononce pas le ^. Orgue, ou Orgues. Subst. Il est masculin au singulier et féminin au pluriel : Un bon orgue, de belles orgues.
Faut-il dire c'est une des plus belles orgues, on un des plus beaux orgues, ou un des plus belles orgues? Les grammairiens ne sont pas d'accord sur ces locutions. La règle d'accord, dit l'un d'eux , semblerait autoriser c'est un des plus Mies orgues. En suppléant ce qui manque (Jans cette phrase elliptique, nous aurons c'est ur orgue du nombre des plus belles orgues; or, ur correspond à orgue au singulier, qui est ma.sculin, il devrait donc en prendre le senre. .Mais ce serait une bizarrerie trop frappante de présenter dans la même phrase le même substantif sous deux genres différents. Ainsi celle iihrase ne peut être tolérée. Les deux autres, n'étant pas dans l'accord, ne peuvent pas l'être davantage, suivant ce grammairien.
Domcrgue pense que c'est déjà une bizarrerie de donner à un substantif un genre au singulier et un autre genre au pluriel; mais il croit qu'elle serait bien plus frappante, si elle se trouvait dans la même phrase. Il est d'avis qL-3, dans le cas proposé, orgue n'adopte ipi'un senre, et c'est le masculin, soit parce qu'il est' le plus noble, comme le disent les grammairiens, soit parce qu'ayant clé employé le premier, c'est à lui à donner l'ordre. La Grammaire des Gramviaires, embarrassée dans la diversité de ces opinions, pense qu'il faut éviter ces phrases, et prendre un autre tour.
Quant à nous, nous pensons avec Domcrgue, que c'est une irrégularité choquante de faire uiî mot masculin au singulier, et féminin au pluriel; que c'en est une bien plus grande encore de le faire dans la même phrase et masculin et féminin; et qu'il faudrait qn'orgue n'eût qu'un wnre dans ces sortes de phrases. Nous ajoulons~qu'il taudrait partout ne lui en donner (ju'un , mais que dans le choix, on devrait préférer le féminin, à cause de la terminaison féminine du mot. La prétendue noblesse du masculin est ridicule; et, si l'on faisait ce mot féminin, ce eenre serait employé le premier, et réglerait le reste. On doit donc dire, suivant nous, c'est une des plus belles orgues. Nous disons qu'on doit le dire, mais nous ne disons pas que cette locution serait généralement reçue. C'est au lecteur à se décider.
Orgueil. Subst. m. En voyant ce mot ainsi écrit, on pourrait croire qu'il faut prononcer orglieil, car \'ii n'étant là (luc pour donner au g la prononciation forte qu'il n'aurait pas devant \'e, il ne reste que eil à prononcer avec le y. Il fau'