PIE
est conforme ou non aux principes immuables de la morale. Une piirasc est correcte ou incorreito, claire ou obsciiie, éléirantc ou corniiivnic, simple ou figurée, etc. ; une proposition est vraie ou fausse" lionntMe ou (ioshonncte, juste ou injuste, pieuse ou scamlaleiiso, etc., si on IVnvisage par rapport a la niali('ro; et si on l'onvisagc dans le discours, elle est (lirccie ou inliiede, principale ou incidente, etc. — Un excellonl et judicieux écrivain, dit ^'all^eIas, peut inventer de nouvelles façons (le parler, pourvu (pi'il y apiiorle toutes les cii-coiislances requises. — Cela est vrai, mais il faut être fond(; sur un besoin réel ou Irès-apparont; cl, dans ce cas-la même, il faut être circonspcci, et agir avec retenue. Voyez Néoloffie, Proposition.
Padi'rpitr phrases, dilBouhonrs, c'est quitter une expression conrlc et simple (jui se présente d'cllcMiênie pour en [)rendre une plus étendue et moins naliiiello, (jui a je ïie sais quoi de fastueux, l II écrivain cpii aime ce qu'on appelle phrdscr (c'est ce (pi'on appelle aujourd'hui vn phrasier), ne dira pas, si i-ovs saviez i-ous contenir dans de justes homes ;nm'i il dira, sii^aus ariez soin de. retenir les mouvements de votre vsprit dans les homes d'une juste modération.
Rien n'est plus opposé à la pureté de notre style. Voyez Clarté, Covpe.
On emploie quclipiefois le mot de phrase dans un sens jjIus général, pour designer le génie particulier d'une langue dans l'expression des pensées. C'est dans ce sens qu'on dit que la phrase hébraïque a de l'énergie, la phrase grecque de l'harmonie, la phrase latine de la majesté, la phrase française de la clarté et de la naïveté, etc.
Physiologique. Adj. des deux genres qui se met toujours après son subst. : Recherches physiologiques.
PlAlLLEIî, PlAILLF.RIR, PlAILLEOR. DunS CeS trOiS
mots, on mouille les deux l.
Pièce. Subst. f. Terme de littérature. On entend par ce mol, en français, un poëme dramatique tout entier; cl on appelle en général pièces de théâtre, les Iragédics, les comédies, les opéras, les opéras-comiciues, ci même les mélodrames.
On appelle pièces do poésie, certains ouvrages en vers d'une médiocre longueur, telles qu'une ode, une élégie, etc. — Pièces fugitives. Voyez Fugitif.
Pied. Subst. m. I.e d ne se prononce pas. Voyez Parties des animaux. On dit le pied d'une montagne, d'un rocher, d'une muraille, d'un hastion ; les- pieds d'une tahle, d'une armoire, d'une chaise, d'un banc, d'une commode ; le pied d'un chandelier ; les pieds d un chenet, d'unemarmite.Ou i\i)[tc\\e le pied 0[i les pieds du lit , l'endroit du lit où l'on a ordinairement les pieds lorsqu'on est dans le lit, et ijui est opposé au chevel.
En poésie, on appelle pied, ralliance ou l'accord de plusieurs syllabes qui entrent dans la composition des vers, et leur donnent de la cadence. Le nom de pied ne convient ([u'à la poésie des anciens, et à celle de cpiebiues langues modernes. Eu français on mesure les vers par le nombre des syllabes ; ainsi nous appelons vej-s de douze .syllabes, nos grands vers ou vers alexandrins; et nous en avons de dix, de huit, de six, de quatre, de deux syllabes, et d'autres ir- •«guliers, d'un nombre impair de syllabes.
?iERnAiLi,E. Subsl. f. On mouille les deux /.
PiEr.REUx, Pierreuse. Adj. qui ne se met jfu'après son snbst. : Un champ pierreux, un chemin pierreux. — Une poire pierreuse.