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/tous pinçons, je pinçais, je pinçai, cl non pas itousjjincons, ClC.
Pincer, toucher. On dit pincer eu parluni «le «lueliiues inslrumcnls de musique a tordes, lorsqu'on en lire le son en les iduchani du bout des doigts, au lieu de les louclicr avec un archet : Pincer la guitare, le luth, lu harpe. On dit toucher GQ parlant des instruments a touches, comme lorguc, le clavecin, le forlc-piano. On a observé que les verbes toucher, battre, employés pour exprimer l'action de jouer des instruments, sont actifs, et que l'instrument en est l'objet ou le régime direct. On a cunclu de là que ce régime ne doit pas cire précédé d'une pré()0- Sition , et que puisqu'on dit toucher quelque chose, battre quelque chose, on doit dire, pour parler correctement, toucher le clavecin, le furltpiano, Vorgve ; pincer la harpe, la guitare, le luth ; battre la caisse, le tambour, les timbale.i. On ne dit plus guère aujourd'hui toucher le clavecin, le forté-piano, l'orgue, mais jouer du clavecin, etc. — « L'Académie, en J83^ dit tou- « cher la lyre (expression (jui nous semble i;eu H juste, puisipiil s'agit d'un instrument à coru des) ; toucher l'orgue, le piano. Mais clic " ajoute qu'on dit aussi, abusivement, toucher « du piano, de l'orgue. Nous croyons même qu'en tt général, l'usage est pour celle dernière tource nure, el qu'on dit plus habituellement : Cette « jeune personne touche du piano. C'est qu'alors « le mot /o!/c/je?' est devenu neutre el synonyme « àc jouer. Mais (juand il s'agit d'un l'ait par- « ticulier, le régime direct nous parait devoir « être employé de préférence : Elle va loucher le « piano. Qui donc louche l'orgue à la paroisse ? « Quant au mot pincer, l'Académie , dans ce « cas, le regarde comme ordinairement neutre; m elle dit : Pincer de la harpe, de la guitare. » (A. I.emaire , Grammaire des Grammaires, f i-IS'i.)
Pincettes. Subsi. f. plur. 11 n'a i)oint de singulier. L'Académie dit qu'on dit quelquefois au singulier, do7inez-moi la pincette. Mais TETix cni parlent ainsi parlent mal. On dit , cl l'on ûoil dire, domiez-moi les pincettes. On ne dit pas plus donnez-moi la pincette , pour dire donne z-m.oi les pincettes, (pi'on ne dit donnezmoi le ciseau, pour dire donnez-inoi les ciseaux; ou donnez-moi la force, ^OMV donnezmoi les forces.
PiNDiRiQUE. Adj. des deux genres, (]ui ne se met qu'après son subst. .• Ode pindurique, .style pindurique.
PipfT,. V. a. de la 1" conj. Pascal a employé ce mol dans un sens figuré : Le présent ne nous satisfaisant jamais, Vespérance nous jiipe, et nous viène jusqu'à lu mort.
PiPEUR. Subst. m. Qui trompe au jeu. L'Académie ne dit |)as comment il faudrait dire en parlant d'une femme, elon ne le truuve nulle par'.. Pourquoi ne dirait-on paspipevse?
PiQDANT, Piquante. Adj. Au prupre, il ne se met qu'après son subst. : Une branche piquante, dv vin piquant , -une sauce piquante. — Au figuré, on peut le mettre avant, en consullanl l'oreille et l'analogie : Une réponse piquante, eette piqua7ite réponse; une hyperbole piquante, une piquante hyperbole ; une repartie piquante, une piquante, repartie. Voyez Adjectif.
PiQUK-MQi E. Sub;-t. m. On doit dire au pluriel Ûcs pique-jiique sans s. La pluralité tombe .sur le mot, repas qui est sous-entcndu. — L'Acadcluic écrit des pique-niques.