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Le soldat à son gré «ur ce fancste mur, CombatUnl de plus près, porte un tiépis plus sûr. (Volt., Henr., VI, 245.1
Et moi, jusqu'en son camp j'ai porte le carnage.
(Volt., Mahom,, tel. I, ac. i, 41.)
Ah! j'ai porté la mort dans le sein d'Orosmane.
(Volt., Zaïre, ad. IV, se. i, 1*.)
On porte jusqu'aux cieui leur justice suprême.
(Volt., OEd., act. I, se. m, 27.)
Vous toutes qui porte» le sacré nom de mère.
(Delil., Énéid., VII, 549.)
On dit porter enxde. Selon Bouhours, celte façon de parler diffère A'ciivier, en ce qvie ce dernier ne se dit que des choses, et ijuc porter envie ne se dii que des personnes. On envie le \niihcur de quelqu'un. Cl on porte envie à quelqu'un. Cependant l'Académie dit tout le monde V envie.
Pomi-.-AiGuiLLE. Subst. m. Tnslrumenl dont les i:hlrurgicns se servent pour donner plus de longueur aux aiguilles, et pour les tenir d'une manière plus stable. On dit nu pluriel, des porteaiguille sans .s, parce que la pluralité tombe sur le mol sous-entendu instrument , et non sur porte, qui est un verbe, ni sur aiguille, qui n'est pas la chose dont on veut exprimer la quotité.
On peut appliquer cette observation kportearquch\i.'!e, * porte-ussiette, *porle-aune, portebuguetU', * porte-balance, porte-Dieu, porte-drapeau, porte-enseigne ;porte-('pée, porte-étendard, porte-Mousqueton, porte-pierre, porte-tapisserie, porte-vent , porte-verge , etc. — L'Académie ne doimc point le signe du pluriel à ceux de ces mots qucllcadmet, ni aux aulresdu môme genre ; mais elle écrit au singulier comme au pluriel, porte-clefs, porte-montres (armoire d'horloger), porte-mouchettes ; de plus elle admet comme substantifs pluriels des porte-barres, des porteétriers, des porte-étrivières ; enfin elle écrit en un mol simple porteballe, portechape , portechoux, portecollet, porteciayon, portefeuille, portemanteau. Ces derniers noms suivent par conséquent la règle de furuiation du i>luriel à laquelle sont soumis les substantifs simples.
Por.TRAir.E. V. a. de la 4° conj. Voltaire dit dans ses Remarques sur l'épîtrc dédicatoire de Médce, que c'est un mot nécessaire que nous avons abandonné.
Portrait. Subst. m. Terme de littérature. Peinture ou description, en prose ou en vers, des qualités bonnes ou mauvaises d'une personne. Portraits, ou caractères, en littérature, se prennent souvent l'un pour l'autre. Voyez Narration.
PoRTRAiTcr.E. Subst. f. C'csl, dit Voltaire, un mot suranné, et c'est dommage; il est nécessaire. Portraiture signifie l'art de faire ressembler; on emploie aujourd'hui portrait pour exprimer l'art et la chose. (Remarques sur l'épître dédicatoire de Médée.)
Poser. V. a. de la 1'' conj. L'Académie dit poicr les armes, pour mettrebas les armes, faire la paix. Racine a dit poser le fer {Athalie, act. IV, se. m, 67) :
Oui, nous jurons ici
Ue ne poser le fer entre nos mains remis.