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le g doit toujours se prononcer comme ji; et pour lui conserver celte prononciation lorsqu'il est suivi d'un a ou d'un o, on met un e muet avant cet a ou cet o • Je rangeai, raw/cons, et non J)as je rangai, rangons. L'Académie dit : Se ranger du parti, du côté de quelqu'un. Racine a dit : Ranger tous les cœu7S dupurti des larmes de quelqu'un.
J'irai semer partout ma crainte et ses alarme-. Et ranger tous les cicurs du parti de et» lartnct. {Britan., act. III, se. V, 29.;
Se ranger du parti, du côté de quelqu'un, c'est embrasser le |)arli de quelqu'un ; se jauger a Vuvis, à l'opinion de quelqu'un, c'est déclarer qu'on est de l'avis, de l'opinion de quelqu'un. Racine a dit {Androm., act. IV, se. i, 61) :
Fais-lui Taloir l'hymen où^'e me suit rangée.
Cette expression, qui d'ailleurs pourrait déplaire, est belle' ici, parce qu'elle fait sentir iju'Andromaque n'a consenti que malgré elle a cet hymen. Ranimer. V. a. de la i'^ conj. L'Académie n'a pas dil ranimer les esprits.
Sa vue a ranimé mrs esprits abattus.
(Rac, Àth., act. II, se. V, 5t.}
Rapace. Adj. des deux genres. On peut le mettre avant son subst., en consultant l'oreille et l'analogie : Un animal rapace ; u?i homme rapace. "Voyez Adjectif.
Rapide. Adj. des deux genres. On peut assez souvent le meure avant son swhsi. : Mouvement rapide, ce rapide mouvement; une expédition rapide, cette rapide expédition ; des progrès rapides, de rapides progrès. Voyez Adjectif.
Rapidement. Adv. On peut le mettre entre l'auxiliaire cl le participe : Le temps s'est écoulé rapidement, ou le temps s'est rapidement écoulé.
RAPiÉCEr., IlAPn';cETrn,r«APETASSE!î. Verbes actifs de la 1'" conj. On cmjiloic souvent indifféremment ces trois mots, (]ui cependant présentent des différences assez sensibles. Rapiécer, c'est mettre des pièces ou remettre une pièce ; rapiéceter, c'est remettre de nouvelles pièces, ou mettre beaucoup de petites pièces; rapetasser, c'est raccommoder grossièrement de vieilles bardes, y mettre des pièces. On rapièce un bas, du linge, un rideau, auquel on met proprement une pièce. On rapiécète le linge, les vêlements, les meubles que l'on rapièce souvent, et où l'on ne voit que pièces et petites pièces. On rapetasse les vieilles hardes qui ne sont plus que des lambeaux cousus ensemble, ou appliqués les uns sur les autres.
Rappeler. V. a. de la d"conj. On double la lettre / dans les temps de ce verbe où cette lettre est suivie d'un e muet :7e rappelle, je rappellerai, il rappellera, il rappellerait. On ne met qu'un/ lorsque celle leitre est suivie de toute autre lettre qu'un c muet : Je rappelais, j'ai rappelé, ils rappelèrent.
Je me rappelle dr cela, je m'en rappelle, sont des locutions vicieuses; car elles signifient l'une et l'autre, je rappelle à moi de cela. Or, à moi et de cela sont deux régimes indirects, et c'est un principe consacré par l'usage, que l'on ne doit pas donner à un verbeaclifdcux régimes soiiibiMbles. Pour s'exprimer correclemenl, il faut dire, je me rappelle cela, je me le rappelle. Alors le verbe rappeler i^irouvc accompagne du régime direct
UAP
tio, et du régime indirect ù /«ot/cequi estcontorme aux règles de la syniaxe.
On dit cependant, rappelé s-lui d'aller à la lumpaqnc, uKiis ici il y a ellipse; c'est comme si l'on disait rappelez-lui une c/iose, savoir, d'aller à la campagne; et d'aller à la campagne ne doit pas être regarde comme un régime direct. On lit dans le Dictionnaire de l'Académie, /<> me rappelle d'avoir n/, d'avoir /a/V; il y a aussi ellipse dans cet exemple; c'est comme s'il y avait Je me rappelle l'acligli d'avoir vu, d'avoir fait. Il s'est rappelé de vous aroir vu. (J,-J. Rousseau, Héluïse.) Nous ne nous rappelons pas d'en avoir été privés. (Condillac.)
Rapport. Subst. m. On dit qu'une c/iose a rapport à une autre chose, ou qu'elle a rapport avec une autre chose. Une chose a rapport à une autre chose (juand l'une conduit a l'autre, ou parce qu'elle en dépend, ou parce qu'elle en vient, ou parce qu'elle en fait souvenir, ou par quelque autre raison. Les sujets ont rapport aux princes, les effets au.T causes, les copies aux originaux. — Une chose a rapport avec une autre chose quand elle y est proportionnée, conforme, semblable. Une copie, en termes de peintuie, a rapport avec l'original, si elle lui ressemble, qu'elle en représente tous les traits; mais bien qu'elle soit imparfaite, elle ne laisse pas d'avoir rapport à l'original. (Beauzée.)
Par rapport à est une expression qui tientlieu de préposition, et qui signifie en considération de, en vue de. J'ai fait cela par rapport à vous. Elle ne signifie pas pour ce qui est de, quant à ce qui regarde, à moins que ce ne soit dans des expressions populaires que le bon usage réprouve. On ne dit pas plus, par rapport aux héritiers, 3e vous dirai que, que l'on ne dit je n'ai pas fait cela par rapport que,
Rapport, terme de grammaire. Les mots ont rapport entre eux lorsqu'ils sont liés par les règles de la construction, lorsqu'ils dépendent les uns des autres, lorsqu'ils sont subordonnés les uns aux auircs. Il y a dans toute phrase un mot principal auquel tous les autres ont rapport. Dans le mensonge est une chose honteuse, tous les mots de la phrase ont rapport au premier mot, c'est-àdire lui sont subordonnes ; c'est le mensonge qui est, c'est le mensonge qui est une chose, c'est le mensonge qui (!St une chose honteuse ; et outre ce rapport général, chaque mot a un rapport particulier à un autre mot de la phrase. Est a un rapport particulier à mensonge, une à chose, honteuse a une chose.
Um rapport peut être régulier ou vicieux. Il est réguiiL-r lorsqu'il est conforme aux vues de renonciation et aux règles de la syntaxe. Il est vicieux lorsqu'd s'écarte de ces vues et de ces régies. Un rapport est vicieux lorsqu'un mot se rapporte à un autre mot auquel il ne devrait pas se rapporter. De quoiles juge.t ri étant pas d'avis, un dépêr-ha à l'empereur pour savoir le sien. D'avis étant indéfini, le sien ne devrait pas s'y rapporter. S'il y avait les juges dirent leur avis, et on dépêcha à l'empereur pour savoir le sien, cela serait régulier, et le sien se rapporterait bien à leur avis, qui est une expression définie, déterminée. — Il faut dire la même cliose des deux exemples suivants : // n'est pas d'humeur à /"aù-e plaisir, et la mienne est bienfaisante. Que j'ai de joie de vous revoir! la vôtre n'en approche point. Si l'on avait dit, son humeur n'est pas de faire plaisir; que ma joie est grande de vous revoir ! on aurait pu ajouter régulièrement, la mienne