‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 363 sur 453 · REL · texte numérisé non relu

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à mas vues, indépendamment des circonstances.

Enfin toutes les prcposilioiis sont essentiellement relatives, puisqu'elles ont toujours rapport a un complément sans lequel leur sens reste suspendu : Sur la table, à Paris, etc.

Les ffraniinairiens distinguent encore dans les mots le sens absolu et le sons relatif. Cette distinction no peut tomber que sur quelques-uns des mots dont on vient de parler, parce qu'ils sont quehiuefois employés sans complément, et que, par conséquent, le sens en est envisagé indépendanmient de toute application à quelque terme conséquent (lue ce puisse cire. Ce sens n'est i)as rcelleuient absolu, car un mol essentiellement relatif ne peut cesser de l'être; mais il parait absolu, parce iju'il y a une abstraction actuelle du terme conséquent. Que je dise, par exemple : .■limes Dieu par-dessus toutes choses, et votre prochain comme vous-même, le verbe aimez, essentiellement relatif, parce qu'on no peut aimer sans aimer un olvict déterminé, est employé ici dans le sens relat f, puisque le sens en est eomi>Iélé par l'expressinri de l'objet qui est le terme conséi|uent du rapport renfermé dans le sens de ce verbe. Mais si je dis aimez, et faites après cela ce que rous voudrez, le verbe aimez est ici d;ins un sens absolu, parce qu'on fait abstraction do tout terme consé(|uent, de tout objet delermiiié autiucl l'amour puisse se rapporter. — 11 en est de même de toutes les autres sortes de mots relatifs, comme noms, adverbes, prépositiiius : Je suis père, et je reconnais à ce titre toute l'étendue de l'amour que je dois à mon père ; le premier père est dans un sens absolu ; le second a un sens relatif : car vwn père, cViSl le père de moi. ^'oyez Absolu.

On dislingue aussi des propositions absolues et des propositions relatives. Lorsqu'une proposition est tel'o que l'esprit n'a besoin que des mots qui y sont énoncés pour en entendre le sens, ncius disons que c'est une proposition absolue ou complète. Quand le sens d'une proposition met l'esprit dans la situation d'exiger ou de saipposer le sens d'une autre proposition, nous disons que ces propositions sont relatives.

Le principal usage que font les grammairiei>s du terme relatif G-^i pour désigner indÀ'iduollemenl radjeclirconjonclif <?mj, que, lequel; c'est, disent-ils, un pronom relatif. Mais ce mot est réellement un adjectif. Voyez Adjectifs conjonctifs. [Extrait en partie de Beauzée.)

Relation. Subst. f. En termes de grammaire, on entend i«ir relation, la correspondance que les mois ont les uns avec les autres, dans l'ordre de la syntaxe. Les relaiions irrégulières et mal appliquées sont des fautes que l'on doit éviter avec soin, parce qu'elles rendent le sens obscur, et souvent même équivoque, comme dans cet exemple : On la reçut avec froideur, qui était d'autant plus étoniianle, clc. Ici le mol f raideur étant cmi)loyé d'une manière indéfinie, l'adjectif conjoMctif qui ne peut pas avoir avec ce mot une relation juste et régulière. Voyez Relatif, JRapport.

Rel.^tivement. Adv. Cet adverbe ayant un complément nécessaire, relativement à.... , ne peut se mettre entre l'auxiliaire et le participe, parce que. ne pouvant y être mis qu'avec son complément, il les éloignerait trop l'un de l'autre. Il serait ridicule de dire, cela a été relativement a ce qui précède dit.

RELAYEr,. V.a. de la ''" conj. Il se conjugue comme payer.

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