REL
Recrettablk. Adj. des deux gemes qui ne se Uiel ijir;i|)res son subsl. : Un homme regrettable, utte situation regrettable.
Regrktter. V. a. de la l^e conj. On dit je regrette de, cl je regrette que. Lc premier s'eiupluie (juand le siijcl de la pruposiiiun princijwle csl le inéine que celui de la pro|)osiiiuii subordonnée : Je regrette de ne plus la voir. Je esl le sujel de regretter el de vuir. C'est comme s'il y avait que je ne la rois plus. On emploie que lors<jue le sujet du second vcrL>e n'est pas le même que celui du premier : Je regrette qu'il soit parti si tôt.
Bêgl'lier, Régclièee. Adj. Il ne se met guère qu'aprùs son subst. : Mouvement rt'gttlier. tin homme rigulier, une femme régulière. — Des traits réguliers, une conduite régulière.
On appell'», en termes de grammaire, tours réguliers, phrases régulières, les tours, les phrases qui sont confornies ;iux [trocédés autorises par la langue. On appelle verbes réguliers les verbes qui, dans la furmalion de leurs temps, suivent les règles générales des conjugaisons, par opposition aux verbes irréguliers, qui ne suivent pas ces règles, ^'oycz Conjugaison.
RiîGULiLuKjiKNT. Adv. On peut (iueUiuefois le mettre entre l'auxiliaire et le [larlicipe : // a toujours vécu régulièrement, ou il a toujours régulièrement vécu.
RtJAw.LiR, Rejaillissement. Dans ces deux mots on mouille les deux l.
Rejki AELE. Adj. des deux genres. Il ne se met (ju après son subsl. : Pmposiiionrejelable, excuse rejetuble, pièce rejetable.
Rejeter. V. a. de la \'^ conj. On double le t
dans les temps qui finissent p;ir un e muet; dans
les autres, on ne met qu'un / ; Je rejette, tu
■''cjetles, il rejette; nous rejetons, vous rejetez,
s re jettent.
REJOUISSANT, Réjouissante. Adj. On peut le mettre avant son subst. , lorsque l'analogie et l'harmonie le permeltent : Un spectacle réjouissant, ce r'jnuissant spectacle. Un homme réjouissant. Voyez Adjectif.
Relâche. Ce substantif est féminin en termes de marine; dans tous les auiressens il est masculin.
Relacheuent. Subst. m. : Le relâchement des lois de la pudeur et de la modestie. (Montcs(iuieu. Lettres persanes). L'Académie n'indique point celte acception.
Relaps, Relapse. Adj. On prononce le p et le *. 11 ne se met (ju'aprés son subst. : Il est relaps, elle csl relapse.
*Rélatedr. Subst. m. Qui fait, qui a fait des récits, des narrations. L'usage n'a point adopté ce mot, queFcnclon a employé assez heureusement 'lans la phrase suivante : Vos historiens vous sont inconnus ; on ?i'cn a que des morceaux extraits et rapportés par des rélateurs peu critiques.
Relatif, Relative. Adj. qui ne se met qu'apicsson subst. : Qualités relatives. Il régit <|uel- (juefois la préposition « ; Cet article est relatif au premier.
Jiclatif esl aussi un mot de grammaire. On appelle ?eia/z/' tout mot qui exprime une relation à un terme conséquent dont il fait abstraction. En sorte que si l'on emploie un mot de cette espèce :ans y joindre l'expression d'un terme conséquent déterminé, c'est pour présenter à
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l'esprit l'idée générale de la relation, indépen^ damment de toute application a quoique terme conséquent que ce puisse être. Si le mol relatif ne i»eut ou ne doit être envisagé «ju'avec application a un terme conséiiueiit (lelerminc, aloi-s ce mol seul ne jiréscntc qu'un sens suspendu el incomplet, lequel ne satisfait l'cspril que quand on y a ajouté le complémenl. Il y a des mots de plusieurs espèces qui sont relaïifs en ce sen.s, savoir, des noms, des adjectifs, des verbes, des adverbes et des prépositions.
Tous les ra|)porls imaginables supposent deux termes, el ces deux termes peuvent être vus sous deux combinaisons. 11 peut arriver que le rapport du premier terme au second i^ soit pas ie même que celui du second au premier, quoiqu'il le dciermine; cl il peut arriver que le rapport des deux termes soit le même sous les deux combinaisons.
On appelle noms réciproquement relatifs ceux qui expriment un ra|)porl qui csl toujours le même sous chacune des deux combinaisons des termes, comme frère, collègue, cousin, etc., car si Pierre est frère, ou collègue, ou cousin de Paul, il est vrai aussi que Paul est ré. iproquement frère, ou collègue, ou cousin de Pierre.
On appelle simplement relatifs les noms qui expriment un rapport qui n'est tel que sous une idée des deux combinaisons; de sorte que le rapport qui se trouve sous l'autre combinaison est différent, et s'exprime par un autre nom. On dit en ce casque ces deux noms sont corrélatifs l'un de l'autre. Par exemple, si Pierre est le père, ou Voncle, ou le roi, ou le maître, etc., de Paul, cela n'est pas réciproque; mais Paul esl, par corrélation, le fis, ou le neveu, ou le sujet, ou Vesclave de Pierre. Ainsi, père el fils, oncle et 7ieveu, roi et sujet, maître e\. esclave, sont corrélatifs entre eux, cl chacun d'eux est simplement relatif.
Il en esl des adjectifs relatifs comme des noms; les uns le sonl simplement, les autres réciproquement. Utile, inutile, avantageux, nuisible, sont simplement relaïifs, parce qu'ils désignent un rapport qui n'est tel que ?ous l'une des deux combinaisons; la diète esl utile à^la santé, la santé n'est pas utile à la diète. Egal, inégal, semblable, dissemblable, sont réciproquement relatifs, parce qu'ils désignent un rap|)ort qui esl toujours le même sous les deux combinaisons. Si Rome esl semblable à Mantoue, Mantoue est semblable à Rome.
Il y a des verbes qui expriment Texislence d'un sujet sous un attribut qui a rapport à quelque objet exlcrieur. Tels sont les verbes qui ont UD complément direct nécessaire ou un régime simple, c'est-à-dire les verbes actils, comme j'aime, j'envoie; tels sonl aussi les verbes passifs, je suis aimé ; l'action des uns et la passion des autres esl relative a un objet diffèrent du sujel; ce sonl donc des verbes relatifs.
Quant aux verbes neutres, ils ne peuvent jamais être relatifs, parce que, exprimant un état du sujet, il n'y a rien à chercher pour cela hors du sujel.
Il y a aussi des adverbes relatifs, puisqu'on en trouve ipielques-uns qui, étant seuls, n'ont qu'un sens suspendu, et qui exigent nécessairement l'addilion d'un complément pour la plénitude du sens. Tels sont conformément, relativement, indépendamment. Le sens de ces mots est suspendu si l'on n'y ajoute pas un complément, comme conformément à la nature, relativement