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Remplir cl Emplir se j)rcnnenl souvent mal à propos l'un pour l'autre. Voici , je pense, les nuances qui les distinguent. EmpHr c'est combler e\aciement la <'apaiilé d'nno chose, de manière ((u'il n'y reste point de vide; et il se dit des vasos, des vaisseaux <icslinés à contenir ce dont on les emplit : On emplit un muid de vin, d'eau, de cidre, dit vinaigre, etc. ; on emplit un Stic d'orbe, d'avoine, etc. ; un nifjf're de hardes, une armoire de linge iiu de livres, etc. S'il s'agit seulement d'achever de mettre dans des vases, dans des vaisseaux, ce qu'il faut pour ((u'ils scient pleins, on dit reniplir : Ce tonneau n'est pas plein, il faut le remplir.
lîempiir, dans un aulrc sens, se dit des lieux, des endroits où l'on met une grande (piantité de choses, soit que ces lieux soient destinés à les recevoir, soit qu'ils ne le soient pas; et, pour cela, il n'est pas nécessaire que la capacité de ces lieux, de cescndroitssoit exactement pleine, mais il suflit qu'il y ait une grande quantité des choses dont on les remplit : On remplit une cave de vin, un grenier de grains, une rue de gravois, une basse-cour de fumier, nnpays de mendiants.
Au figuré, on dit toujours remplir : Remplir la terre du bruit de son nom ; remplir une ville d'épouvante ; remplir son devoir, ses obligations, sa promesse; remplir sa tète de chimères, etc.
Remuant, Remuante. Adj. verbal tiré du v. remuer. Il ne se met qu'après son subst. : Un enfant remuant, un esprit remuant.
RÉMUNÉRATEUR. Subst. m. L'Académlc ne dit pas rémunératrice en parlant d'une femme ; nous pensons que rien n'empêcherait de le dire, si l'occasion s'en présentait.
Renaissant, Renaissante. Adj. verbal tiré du V. renaître. En vers, on peut le mettre avant son subst. : La nature renaissante, les plaisirs renaissants. L'aurore renaissante, la renaissante aurore.
Renaître. V. n. et irrégulier de la 4« conj. Il se conjugue comme naître. Voyez ce mot. Ce verbe régit quelquefois la préposition de : Renaâtre de ses cendres.
Revois ton cher Zaniore échappé du trépas. Qui du sein du tombeau renaft pour te défendre. (Volt., AU., act. II, se. ly, 2.)
Ce verbe ne se dit au propre que du phéniv, oiseau fabuleux que les anciens font renaître de sa cendre; de Prométhée , qui, suivant la faille, avait un foie renaissant, pour servir de pàUire perpétuelle au vautour qui le déchirait; des tètes de l'hydre qui renaissaient a mesure qu'on les coupait (Voyez Hydrt:); et enfin des fleurs, des plantes, etc. On dit /.'herbe renaît, les fleurs renaissent.
Rencontre. Subst. f. On dit venir à la rencontre de quelqu'un, pour dire venir au-devant de queliju'un. Celte expression est familière, et on a eu raison de la relever dans ce vers de Racine {Mithridate, act. II, se. i, 13) :
Croyez-moi, montrez-vous, venez à sa rencontre.
On dit aller à la rencontre de quelqu'un, et aller au-devant de quelqu'un; mais ces deux locutions ne signifient pas exactement la môme chose. On va à la rencontre de quelqu'un, uniquement dans l'intention de le joindre plus tôt, ou pour lui épargner une partie du chemin; on I va au-devant dcquel qu'un, pour l'honorer par