‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 377 sur 453 · RIP · texte numérisé non relu

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On fait rimer ensemble tous les mots dont la dernière syllabe a le son de la voyelle nasale in, de «jnelque manière (lu'clle s'écrive. Ainsi, divin rime avec humain, faim, dessein, et chacun de ces mots rime avec les autres.

Quand les mots sont terminés par un s ou par tin X, la convenance des consonnes ou des voyelles iirècédentes ne s'exige plus avec la même sévérité. Ainsi, combats rime avec trépas, rangs avec tyrans, effets avec satisfaits, héros avcc travaux, etc.

Enlin, hors les circonstances que nous venons d'c\|)li(]uer, on peut faire rimer ensemble toutes les consonnes et les voyelles ipii ont le mémo son, quelipie différentes qu'elles puissent etro par le caractère. Ainsi r'/jc rimera n\cc connaître, race avec terrasse, contraire avec frère, chose avec cause, etc.

Le / mouillé ne peut jamais rimer avec le l simple; travail ne rime jias avec cheval, ni ■merveille avec nouvelle, ni famille avec tranquille.

Les voyelles longues, soit qu'elles se trouvent dans la dernière syllabe des vers masculins, ou dans la pénuilième des vers féminins, riment mal avec les voyelles brèves, comme mdle avec cabale, intérêt avec objet, prêt avec projet, conquête avec coquette, etc. ("ependaut une voyelle longue peut absolument rimer avec une brève ijuand elle a de sa nature un son assez plein, et que, la différence du bref au lonu n'étant pas imp sensible, elle peut être modérée par la |)rononcialion ; ce ipii regarde particulièrement les voyclUs a et (j(/. Ainsi, q\ioi(pi'elles soient brèves dans les mots préface et tout. Despréaux les a fait rimer avec gréice et gorU, où elles sont longues :

Un auteur ."i genoux, dans une humble préface. Au lecteur qu'il ennuie a beau demander grâce. . . (Bon.., Sat. IX, 187.)

Aimcr-vous la muscade? on en a mis partout. Ah! monsieur! ces poulets sont d'un mcrvcilleui goût! ilîoiL., Sat. m, 119.)

Au reste, c'est à l'oreille à juger si les voyelles longues et brèves peuvent ou non former de bonnes rimes. Voyez Quantité.

La rime est vicieuse on prose. Ne dites pas les eaux jaillissantes *i)/(/ plus réjouissantes que les eaux tranquilles et donnantes. Dites, les eaux qui jaillissent sont plus agréables que cellesqui sont tranquilles et dormantes. (Wailly.)

RiNcr.R. V. a. de la !'<" conj. Dans ce verbe, lo c a la prononciation de se; et, pour la lui conserver à tous les temps iH à toutes les personnes, il faut mettre une cédille dessous toutes les fois qu'il est suivi d'un a ou d'un o. Ainsi on écrit nous rinçons, je rinçais, je rinçai, et non pas nous rinçons, etc. — 11 ne se dit que dos verres, tasses, cruches, etc., et de la bouche qu'on lave. (Féraud.)

lliPAiLLE Subst. f. On ne l'emploie qu'avec le verbe faire: Çéi, faisons ripaille. (Voltaire.) C'est-à-dire, faisons grantl'chère. Cette expression est basse et populaire.

Rii'OPKK.. Subsi. f. Je ne sais ce (]ui a pu engager Féraud à motlre ripopé, substantif masculin,! que l'on ne trouve «pie dans les viouv diclion-j naires. Expression populaire qui se dit du mé-| lange que lont les cabaroliors de différents resleS' de vin. On le dit aussi du mélange de différentes

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