ROM
tagne roide. — Une liomine roide , un esprit roide. — L'Acadcinic écril roide, ei fail la rcmaniiic suivanlc :En lonvcrsaliun cUiueliincfois dans le discours soutenu, on piorvunce rèdc. Videur, rt'd/V; aussi plusieurs ocriveiit-ili raide, raideur, raidir.
RoiDFxn. Sub^L f. On prononce ?-onc/r»r. Quelques-uns, dans la conversation, prononcent rèdeiir. A'oyez Unide.
RoiDiLLON. Subsl. m. On prononce roadillon. Il est peu usité.
RoiDin, mieux Raidir. V. n. de la 2« conj. Voyez R ide.
l(oMAi>, R.OMAIKF,. Adj. En prose, il ne se met guère qu'après son subsl. : L'empire romain, l'église romaine. — lleaulr rnrnaiiie.
EoMAN. Subsl. m. Récit fictif de diverses aventures merveilleuses ou vraisemblables de la vie humaine. Les événements ne doivent être, dans les romans, que l'occasion de développer les passions (lu cœur humain; il faut conserver dans les événements assez de vraisemblance pour que l'illusion ne soit point détruite; mais les romans qui excitent la curiosité seulement par l'invention des faits ne capiivenl dans les nommes que celle imagination qui a fail dire que les yeux sont toujours enfants. Les bons romans ont pour but de révéler ou de retracer une foule de sentiments dont se compose au fond de l'âme le bonbcur.oule malheur de l'existence; ces sentiments qu'on ne dit point, parce qu'ils se trouvent liés avec nos sécrels ou avec nos faiblesses, et parce que les hommes passent leur vie avec les hommes sans se confier jamais mutuellement ce qu'ils éprouvent. — L'histoire ne nous apprend que les grands traits manifestés par la force des circonstances, mais elle ne peut nous faire pénétrer dans les impressions intimes qui, en influant sur la volonté de quelques-uns, ont dis])osé du son de liius. Les découvertes, en ce genre sont iné[)uisibles; il n'y a qu'une chose étonuanle poiir l'es|irit humain, c'est lui-même.
Un style commun, un style ingénieux, sont également cloiancsdu naturel qu'exice le roman. L'iiigénieux ne convient qu'aux affections de parure, à ces affections qu'on éprouve seulement pour les montrer; l'ingénieux enfin est une telle preuve de sang-froid, qu'il exclut la possibilité de toute émotion profonde. Les expressions coir.munes sont aussi loin de la vérité que les expressions recherchées, parce que les expressions communes ne peignent jamais ce qui se passe réellement dans notre cœur. Chaque homme a une manière de sentir particulière qui lui iiuspirerail de l'originalité s'il s'y livrait; le talent ne consiste peut-être (jue dans la mobilité (]\\\ transporte l'àme dans toutes les affections que l'imagination peut se représenter. Le génie ne dira jamais mieux que la nat\ire, mais il dira comme elle dans les situaiior.s même inventées, tandis q;;e l'homme ordinaire ne sera inspiré que par la sienne propre. (Madame de Staél.)
Les lois, dit CondiUac, sont les mêmes pour les ouvrages d'invention, tels que les romans, <]ue pour l'histoire. Car, soit que vous imaginiez les fai's, soit que vous les preniez dans l'histoire, C(>X toujours à l'objet que vous vous proposez à marquer les détails dans lesquels vous devez entrer, à mettre chaque chose à sa place, adonner à chacune l'expression convenable, en un mol à faire un ensemble dont toutes les parties soient bien proportionnées. La seule différence entre celui qui écril l'histoire et celui qui écril des