RO.M
romans, c'est que le premier peint les caractèrcB d'après les faits, el que le second imagine les faits d'après les caractères supposés." Voyez
Narralioii.
RovANci:. Subsl. f. A'ieille historiette amoureuse et souvent iragicpic, écrite en vers simples, faciles et naturels. La na'ivctc ett le caractère principal de la romance. Ce poëmc séchante.
RoMANESQCK. Adj. dcsdcux genres. L'Acadéonie le définit, qui tient du roman, qui est merveilleux comme les aventures de roman ou exalté comme les personnages de roman. Il me semble que ce mot ne s'entend guère (]ue des vieux el ridicules romans qui fiisaienl les délices de nos bons a'ieux , et surtout des romans de chevalerie. ■N'oilà pourquoi il se prend toujours en mauvaise part. Areutnre romanesque, style romanesque, sentiments romanesques. — On peut quelquefois le mettre avant son subsl., en consultant l'oreille el l'analogie : Ces romane.'sqves aventures, ces romanesques sentiments, ces roiaanesqves descriptions. — Les bons romans modernes, qui sont des peintures vraies de la vie humaine, ne contiennent pas ordinairement des avenluKS romanesques, si ce n'est qu'on entende simplement pur ce terme des aventures imaginées ; et ils ne sont pas écrits en style romanesque.
RoMANTiQTE. Adj. dcs dcux gcurcs. Il se dit ordinairement des lieux, des paysages qui rappellent à l'imagination les descriptions des poëmes et des romans. Il se prend toujours en bonne pari. On peut le mettre avant son subsi., lorsque l'analogie el l'harmonie le permettent : Situation romantique, aspect romantique. — Ces romantiques contrées inspirent une douce mélancolie. Les rives du lac de Bieniie sont phis sauvages et plus romantiques que celles du lac de Genève, parce que les rochers et les bois y bordent Veau de plus près : mais elles n'en sont pas vioins riantes, [i.-i. Rouss.. Rêveries, \' promenade, t. xvii, p. 88) — En JS35, l'Académie explique ainsi l'acception nouvelle de ce mol. Romantique se dit encore de certains écrivains qui affectent de s'affranchir des règles de composition el de style établies par les auteurs classiques. — 11 se dit également des ouvrages de ces écrivains. — 11 s'emploie substantivement au masculin et se ilil du genre romantique : Le roinantique est un gvnre nouveau.
Rompre. V. a. de la 4" conj. Les poêles font souvent usage de ce mot, surtout au figuré :
Enfin (le votre Dieu l'implacable vengeance Entre nos deux maisons rompit toute alliance.
(Rac, Ath., act. II, se. VII, IIL)
Tu frémiras d'horreur si je romps l« silence.
(Rac, fhèi., ad. I, se. m, 86.)
Ram'prc des mccliants les Irames crimineUet.
(lUc, £s(/i., act. Y, se. i, 97 )
Bénis le coup affreux qui rompt mon hvmcnée.
(YoLT., AU., act. T, se. iv, l4.)
Cornerlle dit rompre des coups, rompre da^ spectacles [Nico/ncde, act. I, se. i, 25) :
El rompu par sa mort les spsctacics pompeux.
Rompre des spectacles, dit A'oltaire, n'est pas français, païenne singularité commune a toutes les langues. On interrompt des spectacles, quoiau'on ne les rompe pas. On corrompt le goût, ou