SOI
Le socle est un corps carré plus large que haut, et (]iii sert de base à toutes les décorations d'archilcciure; il se dit aussi d'un petit piédestal sur lequel on |)ose des vases, des statues, etc.
ïïntin on appelle socque une chaussure de cuir qui s'adapte à la chaussure ordinaire, et qui sert a mieux garantir les pieds deThumidilé. (le mot se dit aussi de la chaussure dont les acteurs de l'antiquité se servaient dans les pièces comi^iues, a la différence du cothurne , ciiaussure haute dont ils se servaient dans la tragédie. Par suite, ce mot s'emploie (piclquefois au figuré pour opposer la comédie à la tragédie.
Sociable. Adj. Il ne se met qu'après son subst. : Un hoiinne sucialle , une femme sociable. — L'homme suciable et Vhomine sauvage.
Social, Sociale. Adj. des deux genres. 11 ne se met <|u'aprés son subst. : Les vertus sociales , les qualités sociales, les rapports sociaux.
Socle. Subst. m. Voyez Soc.
SocQLE. Subst. m. Voyez Soc.
Soi. Pronom singulier de la troisième personne cl des deux genres. Il se dit des personnes et des choses.
Soi est destiné particulièrement à servir de complément à des prépositions : Prendre garde à soi, être content de soi, n'aimer personne que soi, ne vivre que pour soi, etc.
Quand soi se dit des personnes, il se construit ordinairement avec des noms (jui n'offrent iju'une idée indéterminée: Chacun pense à soi. Quand on est content de soi. Aucun n'est prophète chez soi.
Si l'on veut appliquer l'idée exprimée par soi à une personne déterminée, il faut se servir, au lieu de soi, de lui ou elle, suivant le genre : Mon frère ne pense qu'à lui, ma sœur est contente d'elle.
Racine a péché contre cette règle dans les deux vers suivants :
Mais il se craint, dit-ii, eoi-m^me plts que loul. {Androm., aci. V, se. Il, 59.)
Charmant, jeune, Iniinanl tous les cœurs après soi. [Phii., act. II, se. v, 59.j
Cependant, lorsqu'il s'agit dans la phrase d'une qualité qui peut être appliquée ou eu général à une certaine classe d'hommes, ou en particulier a un individu de celte classe, on euq)loie soi ou lui, même avec un nom déterminé, selon <^iie l'on a dessein de faire l'une ou l'autre aiiplicalion. Quand on dit, jiar exemple : Un homme juste lire S071 bonheur de soi, on entend par la, tire son bonheur de cette justice qui lui est commune avec tous les gens qui sont justes comme lui; mais tpiand on dit : Un homme juste lire son bonheur de lui, on veut dire qu'il tire son bonheur des actions particulières de justice qu'il exerce. En parlant d'une femme, on dirait d'elle, au lieu de lui.
Quand soi se dit des choses, il a toujours rapport a leur nature. Dans le cas contraire, on peut substituer elle à soi, mais rarement lui. On dit, la vertu est aimable en soi, c'est-à-dire la vertu est aimable par sa nature, de sa nature; mais on dit aussi, la vertu a dans elle tout ce qui peut la rendre aimable, c'esl-à-dirc,on trouve dans la vertu, dans l'exercice de la vertu, tout ce qui peut la rendre aimable. Mais, comme dit le père Bouluiurs, on ne dirait pas, Ze vice a dans lui '■out ce qui peut le rendre odieux; il faudrait